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Le PDCI veut une Commission électorale dominée par la société civile en Côte d'Ivoire

Henri Konan Bédié, lors d'une réunion du bureau politique sur la proposition de la coalition RHDP Rasse

Le PDCI, l'un des trois grands partis de Côte d'Ivoire, a appelé à Abidjan, à une "réforme en profondeur" de la Commission électorale indépendante (CEI), qui devrait déboucher sur une institution "crédible dominée par la société civile".

La CEI "n'est plus indépendante, elle est inféodée au régime. Aujourd'hui, la CEI n'est pas crédible, elle doit être réformée", a déclaré, le secrétaire exécutif chargée de la communication du PDCI, Jean-Louis Billon, lors d'une conférence de presse.

Le Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI), le parti de l'ancien président Henri Konan Bédié, s'est prononcé pour "une CEI autonome, véritablement indépendante et totalement dissociée de l'emprise des partis politiques, avec une forte représentation de la société civile".

"Le président de la CEI ne doit pas faire de politique, personne ne doit avoir d'autorité sur lui", a martelé M. Billon, ancien ministre.

La coalition au pouvoir (Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix - RHDP) a largement remporté les récentes municipales et régionales couplées, disposant de 92 municipalités, contre 56 aux indépendants et 50 au PDCI, ancien allié du RHDP passé dans l'opposition.

Ces scrutins, qui ont dégénéré en violences faisant cinq morts, ont également été entachés par de nombreuses accusations de fraudes.

"Ces élections ont démontré que les réformes s'avèrent plus qu'importantes. Si nous voulons que l'élection présidentielle de 2020 soit crédible et nullement entachée d'irrégularités, il faut revoir la CEI et dire non à une réforme cosmétique, comme certains s'apprêtent à la proposer," a poursuivi M. Billon.

Le PDCI a aussi appelé à un nouveau découpage électoral, avant la présidentielle de 2020.

"Il est nécessaire que soit revu et redéfini le redécoupage des circonscriptions électorales. Car dans le nord du pays (fief électoral du parti au pouvoir), on enregistre 69 mairies pour une population de 469.000 habitants, contre 28 mairies pour une population de deux millions d'habitants dans le Sud, proche de l'opposition".

Principalement composée du PDCI et du parti du président Alassane Ouattara, le Rassemblement des républicains (RDR), la coalition au pouvoir, le RHDP a explosé en août.

Le PDCI a refusé de s'y maintenir, estimant que le parti de Ouattara tentait de l'absorber pour pouvoir présenter son candidat à la présidentielle.

Le PDCI, qui a soutenu Ouattara en 2010 et 2015, aurait voulu que le RDR lui rende la pareille en 2020 en soutenant un candidat PDCI.

Avec AFP

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"Sublime Côte d'Ivoire"

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18 millions d'euros de la France pour l'académie antiterroriste en Côte d’Ivoire

Le président ivoirien Alassane Ouattara, à gauche, salut le commandant en chef de la gendarmerie nationale ivoirienne, Nicolas Kouadio Kouakou, accompagné du directeur général de la police ivoirienne, Youssouf Kouyate, à droite, à Abidjan, le 4 janvier201

La France contribuera à la construction de l'Académie internationale contre le terrorisme, en Côte d'Ivoire, à hauteur de 18 millions d'euros, a déclaré lundi le ministre français de l'Intérieur Christophe Castaner en visite à Abidjan.

Depuis l'annonce du projet, né lors du sommet UE-Afrique de 2017, le flou était entretenu autour de la part de financement assumée par la France.

Le montant de la participation de la Côte d'Ivoire n'a pas été confirmé, mais le ministre ivoirien de la Défense Hamed Bakayoko, chiffrait en octobre à environ 20 millions d'euros le coût total de l'Académie qui doit être située dans la station balnéaire de Jacqueville, à une cinquantaine de km d'Abidjan.

"Ce projet d'académie est un projet majeur (...) parce que la formation est essentielle pour lutter contre le fléau du terrorisme : formation au renseignement, formation pour les forces d'intervention, d'interpellation, de sanction", a souligné M. Castaner.

Le chantier, qui devrait durer 12 mois, a pris du retard, mais "la première pierre devrait être posée" au dernier trimestre 2019, a indiqué Christophe Castaner.

L'académie comprendra une école à vocation régionale, un centre d'entraînement pour les unités d'intervention avec notamment un champ de tir ainsi qu'un centre de prospective et d'analyse de la menace terroriste qui s'étend à différents pays d'Afrique de l'Ouest.

La Côte d'Ivoire a été elle-même la cible d'une attaque djihadiste en mars 2016 où 15 personnes ont été tuées dans la station balnéaire de Grand-Bassam, proche d'Abidjan.

Après deux jours à Abidjan où il a notamment travaillé sur l'immigration et la lutte anti-terroriste, Christophe Castaner devait rejoindre Dakar lundi en fin d'après-midi.

Un migrant ivoirien tué par deux militaires maltais, Premier ministre

Des personnes d’un groupe de 58 migrants à la base maritime de Hay Wharf à Floriana, à Malte, le 30 septembre 2018.

Un migrant ivoirien a été "tué de sang froid" par deux soldats maltais, a affirmé samedi le Premier ministre maltais Joseph Muscat, en faisant état de l'arrestation de ces deux suspects.

"J'aimerais remercier la police de Malte d'avoir résolu cet important cas du meurtre de sang froid d'un migrant ivoirien", a-t-il écrit sur son compte Tweeter, tout en postant des photographies du jeune homme, et de la partie ensanglantée de la route où il a été assassiné début avril.

"Les deux personnes arrêtées ne sont pas représentatives de l'éthique des forces armées maltaises, qui font un travail très important pour notre société", ajoute-t-il.

Le chef du gouvernement maltais précise qu'une enquête interne est en cours pour déterminer s'il s'agit "d'individus voyous isolés ou s'ils font partie de quelque chose de plus large".

"Les mots de haine et de division n'ont pas de place dans notre société", a-t-il insisté, en dénonçant tous ceux qui "répandent un message de haine".

Selon le journal Times of Malta, les responsables présumés du meurtre, intervenu le 6 avril, ont été arrêtés vendredi et samedi. Des sources proches de l'enquête, citées par le quotidien, affirment que l'un des présumés meurtriers a admis cibler des migrants "parce qu'ils sont noirs".

Lassana Cissé, qui travaillait dans une usine, a été tuée sur une route par des tireurs passant en voiture. Deux autres migrants, un Guinéen de 27 ans et un Gambien de 28 ans, ont été blessés dans cette attaque, selon le journal.

Des sources estiment que les deux militaires arrêtés pourraient avoir été impliqués dans une autre attaque sur une route visant aussi des migrants, au cours de laquelle un adolescent avait été blessé.

Salon du livre d’Abidjan : Tadjo veut inciter à lire en Afrique francophone

12e Forum à Abidjan, le 4 avril 2019. (VOA/Georges Ibrahim Tounkara)

L'écrivaine ivoirienne à succès Véronique Tadjo, invitée d'honneur du 11e salon du livre d'Abidjan (15-19 mai), veut inciter à lire en Afrique francophone, région où le taux d'alphabétisation reste faible.

"Je suis persuadée qu'une fois qu'on apprend à lire, cela donne envie d'aller vers les livres, qui sont un accès au savoir et un droit au savoir", explique l'auteure qui a signé de nombreuses oeuvres pour la jeunesse inspirés de l'imaginaire de contes africains.

En Côte d'Ivoire, le taux d'alphabétisation des adultes de plus de 15 ans était de 44% en 2017. Le pays fait partie des vingt pays dont le taux est le plus bas, aux côtés du Sénégal (43%), du Burkina Faso (35%), du Bénin (33%) et du Niger (15%) selon les données de l'Unesco pour l'année 2017.

"La littérature générale n'a pas encore percé en Côte d'Ivoire, mais le recul de l'analphabétisme représente un potentiel énorme", assure Véronique Tadjo.

Auteure d'une dizaine de romans traduits dans plusieurs langues dont "Loin de mon père" et "L'ombre d'Imana", Véronique Tadjo plaide aussi pour la création de bibliothèques, peu nombreuses dans les capitales et souvent inexistantes dans les villes de moindre importance ou villages.

"Nous n'avons pas encore développé toutes les bibliothèques nationales, y compris les bibliothèques de proximité", dit-elle.

Elle souligne aussi que "la chaîne du livre n'a pas encore atteint sa vitesse de croisière. Mais il y a un potentiel, auquel je crois".

"Il faut mettre en valeur le travail des éditeurs africains, qui doivent faire face à de nombreux défis", a défendu l'écrivaine franco-ivoirienne.

Le secteur de l'édition en Afrique francophone fait face à des difficultés comme le problème de distribution dans le pays et entre les pays, la concurrence européenne ou encore le piratage.

"Publier sur le sol africain est une proposition de plus en plus attrayante", a conclu la romancière.

Conflit communautaire entre Baoulé et Dioula

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