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Le ministre de l'Environnement de Trump critiqué pour ses dépenses

Scott Pruitt, à la tête de l'Administration pour la protection de l'environnement à Capitol Hill, Washington D.C., le 30 janvier 2018.

Le président américain Donald Trump a apporté un soutien ambigu mardi à son ministre de l'Environnement, Scott Pruitt, dont les déplacements aux frais du contribuable et un bail de location très avantageux à Washington sont examinés à la loupe au Congrès, un élu de la majorité appelant même à sa démission.

"J'espère qu'il sera très bien", a rapidement déclaré le dirigeant à la Maison Blanche, interrogé par des journalistes, sans confirmer s'il soutenait toujours son ministre.

Scott Pruitt est depuis plusieurs mois accusé d'avoir eu recours de façon excessive à des avions de la flotte gouvernementale ou à des billets de première classe sur des lignes régulières.

Un déplacement en Italie pour une réunion de ministres du G7 et une visite privée du Vatican a ainsi coûté 120.000 dollars l'été dernier pour Scott Pruitt, des conseillers de l'EPA et ses gardes du corps, selon CBS.

L'EPA martèle que toutes les dépenses ont respecté les règles de validation interne.

Mais ces révélations s'ajoutent à d'autres concernant d'autres ministres du gouvernement Trump, et les démocrates d'une commission de contrôle du Congrès ont dénoncé les "dépenses extravagantes de transport aérien" de l'administration Trump, exigeant la tenue d'auditions.

La commission de la Chambre, contrôlée par les républicains, a ouvert une enquête en septembre dernier sur l'ensemble des pratiques de voyages de l'administration.

Scott Pruitt est également dans le collimateur des démocrates et d'associations après la révélation qu'il ne payait que 50 dollars par nuit pour louer un appartement de trois chambres près du Capitole, partiellement détenu par une lobbyiste de Washington. Le mari de la lobbyiste est par ailleurs le président d'un grand cabinet de lobbying, dont un client a obtenu l'an dernier le feu vert de l'EPA pour un oléoduc.

>> Lire aussi : La Maison Blanche approuve un rapport évoquant des causes humaines au réchauffement

Le cabinet, Williams & Jensen, a indiqué au New York Times qu'il n'était pas intervenu dans ce dossier, et l'EPA a de son côté nié tout lien.

Deux élus démocrates ont écrit à l'inspecteur général de l'EPA pour lui demander d'ouvrir une enquête, car non seulement le tarif de 50 dollars par nuit était en-dessous des prix du marché, mais Scott Pruitt ne payait que pour les nuits qu'il passait effectivement dans l'appartement.

"Les clauses (du bail) étaient tellement en faveur de Pruitt qu'un tel bail n'existe même pas sur le marché pour les citoyens ordinaires", ont écrit les représentants Ted Lieu et Don Beyer.

Et un représentant républicain, Carlos Curbelo, a même appelé mardi à la démission de l'administrateur de l'EPA, qui a rang de ministre dans le gouvernement américain.

"En dehors de nos différends politiques, les scandales de corruption de Scott Pruitt sont une honte pour l'administration, et son comportement représente un profond manque de respect pour les contribuables américains. Il est temps qu'il démissionne ou que le président l'évince", a tweeté l'élu de la majorité.

Avec AFP

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Le chef du Pentagone disculpé de toute faute dans ses liens avec Boeing

Le ministre de la Défense par intérim, Patrick Shanahan, au centre, accompagné du Chef d'état- major, le général Joseph Dunford, à gauche, et du secrétaire en charg de l'armée de l'Air (Air Force), Heather Wilson, devant le Comité des services armés du Sénat.

Le ministre américain de la Défense par intérim Patrick Shanahan a été disculpé jeudi de toute violation des règles d'éthiques du Pentagone à l'issue d'une enquête interne sur ses liens avec son ancien employeur Boeing, chez qui il a passé 30 ans.

M. Shanahan "a pleinement respecté ses engagements et ses obligations éthiques en ce qui concerne Boeing et ses concurrents", a indiqué dans un communiqué l'Inspecteur général du ministère de la Défense, un organisme indépendant chargé des enquêtes internes sur cette administration tentaculaire.

Cette annonce ouvre la voie à une éventuelle nomination par le président Donald Trump de M. Shanahan au poste de ministre de la Défense, qui devra être confirmée par le Sénat.

Dans une plainte déposée en mars, l'organisation Citoyens pour la responsabilité et l'éthique à Washington (CREW) avait demandé à l'Inspecteur général d'ouvrir une enquête à la suite d'informations rapportées par le site d'informations Politico sur des propos que M. Shanahan aurait tenus en privé en faveur de Boeing et au détriment de son concurrent Lockheed Martin.

"Par sa conduite et ses commentaires, le ministre par intérim pourrait avoir violé les règles d'éthique du Pentagone", indiquait le groupe.

A son arrivée en juin 2017 en tant que numéro deux du ministre de la Défense Jim Mattis, M. Shanahan avait signé un accord avec le Pentagone par lequel il s'engageait à ne participer à aucune discussion concernant Boeing.

Outre M. Shanahan lui-même, l'inspecteur général a précisé avoir entendu 33 témoins, consulté 5.600 pages de documents publics et 1.700 pages de documents classés secret-défense.

"Nous n'avons confirmé aucune des allégations", précise le rapport. "Nous avons déterminé que M. Shanahan n'a pas fait les commentaires qui lui étaient attribués, n'a pas fait la promotion de Boeing, et n'a pas dénigré ses concurrents".

"Le bureau de l'inspecteur général a pris ces accusations au sérieux", a souligné l'inspecteur général Glenn Fine. "Les témoignages démontrent que M. Shanahan a pleinement respecté ses obligations et ses engagements éthiques à l'égard de Boeing et ses concurrents."

M. Shanahan a été propulsé à la tête du Pentagone lorsque M. Mattis a démissionné avec fracas en décembre pour protester contre le retrait de Syrie décidé unilatéralement par le président Donald Trump.

M. Trump n'a toujours pas nommé de candidat pour succéder à Jim Mattis.

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