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Félix Tshisekedi appelle à l'union contre Kabila

Félix Tshisekedi, leader de la plus importante plateforme politique de l'opposition congolaise à Kinshasa, 24 avril 2017.

Le leader de la plus importante plateforme politique de l'opposition congolaise a appelé mardi à Kinshasa à l'"unité" des forces anti-Kabila afin de pousser l'actuel président à abandonner le pouvoir d'ici à la fin 2017, rejetant l'idée de toute négociation avec le pouvoir.

Je lance un "appel pressent à la nécessaire unité de toutes les forces anti-Kabila pour accélérer le processus de l'alternance démocratique et libérer le pays d'ici au 31 décembre 2017" , a déclaré Félix Tshisekedi, président du Rassemblement de l'opposition, lors d'une conférence de presse.

Cette "union" est la condition pour s'assurer "de barrer la route à l'imposture" a-t-il ajouté, 48 heures après son retour à Kinshasa dans un climat de tension alors que les autorités interdisaient un meeting de son regroupement.

M. Tshisekedi a accusé le régime du président Joseph Kabila d'avoir fait de la RDC "non seulement une vaste prison à ciel ouvert mais aussi un mouroir et un tombeau aux profondeurs abyssales".

"L'heure est plus que grave. Notre patience a atteint ses limites, nous n'allons plus accepter aucune autre négociation" avec le régime, a-t-il insisté : "Kabila doit partir".

Félix Tshisekedi est le fils de l'opposant historique Étienne Tshisekedi, mort à 84 ans le 1er février à Bruxelles, et qui a été l'un des principaux opposants au président Joseph Kabila. La dépouille d'Étienne Tshisekedi se trouve toujours à Bruxelles, dans l'attente de son retour à Kinshasa.

Le Rassemblement est une plateforme politique constituée en juin 2016 autour d'Étienne Tshisekedi et de son parti l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS, parti historique d'opposition en RDC).

La RDC est plongée dans une crise politique liée au maintien au pouvoir du président Kabila dont le deuxième mandat a pris fin le 20 décembre 2016. La Constitution lui interdit de se représenter.

Des élections doivent avoir lieu d'ici à fin 2017, aux termes d'un accord pouvoir-opposition. Le Rassemblement conteste l'application de ce compromis.

Le recensement des électeurs dans les deux provinces troublées du Kasaï, dernière étape avant la publication d'un calendrier électoral en RDC, n'a pas commencé lundi, contrairement aux annonces des autorités, selon plusieurs sources consultées par l'AFP.

Le recensement a été retardé au Kasaï en raison des violences dans cette région depuis la mort d'un chef coutumier en août 2016.

Avec AFP

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33 morts dans des inondations et glissements de terrain en Afrique du Sud

Le port de Durban, en Afrique du Sud, le 25 mars 2013.

Au moins 33 personnes ont été tuées mardi par des pluies torrentielles qui ont provoqué des inondations et des glissements de terrain à Durban et dans sa province, sur la côte est de l'Afrique du Sud, ont annoncé les autorités.

"Les fortes pluies ont fait 33 morts", a déclaré Mme Nomusa Dube-Ncube, ministre de la province du KwaZulu-Natal, dont Durban est la principale métropole.

Dix enfants sont portés disparus à Durban et 42 personnes ont été blessés, a-t-elle ajouté. Parmi les morts figure un bébé de six mois et un enfant d'une dizaine d'années.

Au moins 145 personnes ont été déplacées par les inondations, selon le gouvernement.

En plus de maisons écroulées et de routes inondées, des conduites d'évacuation d'eau sont bouchées et des pylones électriques sont tombés.

Des renforts militaires ont été envoyés en soutien aux services de secours dans certaines zones particulièrement touchées par les pluies.

Les précipitations ont touché durant le week-end et la nuit de lundi à mardi tout le sud et l'est de l'Afrique du Sud.

Les services météorologiques sud-africains ont averti de la poursuite jusqu'à mercredi de cette épisode de précipitations, pouvant notamment affecter les axes routiers et les ponts situés dans les zones les plus basses du pays.

Pénurie de gaz au Tchad : appel à manifester en dépit d'une interdiction

Bonbonnes de gaz butane vide à N’Djamena, le 4 avril 2019. (VOA/André Kodmadjingar)

Le Collectif tchadien contre la vie chère a appelé mardi les Tchadiens à "manifester pacifiquement" jeudi pour protester contre la pénurie de gaz qui affecte le pays depuis plus de deux mois, en dépit d'une interdiction du gouvernement.

"Nous appelons les Tchadiens, jeunes, femmes, enfants touchés par cette situation à sortir massivement avec leurs bonbonnes de gaz et marmites vides" jeudi dans les rues, a déclaré le porte-parole du collectif, Dyngamnayal Nely Versinis, selon un communiqué.

Lundi, le gouvernement tchadien avait pris un arrêté pour interdire la marche lancée par ce collectif de la société civile. Mi-mars, une première marche avait déjà été interdite.

"Le gouvernement dans sa logique de restreindre la liberté d'expression, a pris un arrêté pour interdire ladite manifestation sans qu'aucune raison valable ne soit avancée", a indiqué le collectif qui a décidé "de maintenir la marche" jeudi "sur toute l'étendue du territoire".

Depuis fin janvier, la raffinerie de Djarmaya, seule source d'approvisionnement en gaz du pays, tourne au ralenti.

En cause, la révision des machines de la centrale, qui détient le monopole du gaz dans le pays, et qui n'aurait pas été anticipée.

Pour parer à la situation, le gouvernement avait autorisé l'importation de gaz du Nigeria ou du Cameroun, mais les besoins en énergie de la population ne sont toujours pas satisfaits.

"Aujourd'hui, il s'agit plus d'un bras de fer entre le gouvernement et la société chinoise actionnaire de la raffinerie pour la renégociation de contrats qui est en cause", a indiqué à l'AFP une source proche du ministère tchadien de l'Economie.

Au Tchad, les manifestations de la société civile sont souvent interdites par le gouvernement qui invoque des "raisons de sécurité".

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