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Le juge anti-corruption du Nigeria accusé de... corruption

Un homme circule en moto près d'un panneau de campagne contre la corruption le long d'une route dans le district de Dangi dans la ville de Kano au nord du Nigeria, le 19 janvier 2016.

Le juge chargé des dossiers de corruption chez des responsables publics du Nigeria a lui-même été accusé de corruption, selon des documents présentés à la justice.

Danladi Umar a été accusé par l'agence nigériane anti-corruption, la Commission des crimes économiques et financiers (EFCC), d'avoir exigé 10 millions de nairas (22.300 euros, 27.800 dollars) d'un suspect "pour un service ultérieur en relation avec un dossier en suspens", selon les documents consultés samedi par l'AFP.

>> Lire aussi : Un ancien proche de Buhari en garde à vue pour corruption au Nigeria

Le juge aurait aussi reçu en 2012, par le biais de son assistant, 1,8 million de nairas du même suspect "en relation avec le cas qu'il traitait", selon la même source.

Le juge Umar, qui préside le Tribunal du code de conduite du pays, une cour spéciale chargée de juger les dossiers de fausses déclarations de patrimoine et de revenus, avait acquitté l'an dernier le président du Sénat, Bukola Saraki, accusé de corruption lorsqu'il était gouverneur de l'Etat du Kwara, de 2003 à 2011.

>> Lire aussi : Corruption au Nigeria: le président du Sénat sera jugé de nouveau

Les soupçons contre le juge Umar ont fait surface lors de cette procédure et se sont intensifiés lors de l'acquittement de M. Saraki en juin 2017. La EFCC a fait appel du jugement et un nouveau procès est prévu pour trois des dix-huit chefs d'accusation initiaux.

Le dossier de M. Saraki, troisième personnage de l'Etat, est l'un des plus en vue de la campagne anti-corruption lancée par le président Muhammadu Buhari arrivé au pouvoir en 2015.

Avec AFP

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Deux élus congolais condamnés à 20 et 10 ans de prison pour meurtres

Un combattant de la Force de résistance patriotique pour la milice d'Ituri (FRPI), le 28 juillet 2006, près de Tchei, dans le sud de l'Ituri.

Un député provincial et un député national ont été condamnés à respectivement 20 et 10 ans de prison dans deux affaires de meurtres cette semaine dans l'est de la République démocratique du Congo, par ailleurs toujours victime de la violence des groupes armés.

Le député provincial de l'Ituri, Didier Boyoko, a été condamné le 16 juillet à 20 ans de prison par un tribunal militaire à Bunia, ont rapporté les médias congolais. Il était poursuivi avec 13 complices pour le meurtre de deux personnes dont un ressortissant chinois.

Le député provincial "figurait parmi les 14 personnes - dont des militaires - poursuivies dans l'attaque contre un convoi d'exploitants d'or chinois, le 17 juin", a rapporté la radio Top Congo.

Son procès avait commencé en public, en plein air, en plein centre de Bunia le 19 juin, avait rapporté l'AFP.

De son côté, le député national Luc Mulimbalimba a été condamné le 18 juillet à dix ans de prison pour le meurtre d'un civil mi-juin par la Haute cour militaire à Bukavu, a rapporté un correspondant de l'AFP présent à l'audience.

L'auteur matériel du crime, un militaire commis à sa garde, a été condamné à perpétuité.

L'impunité des élus et des élites a souvent été dénoncée dans l'est de la République démocratique du Congo, où des dizaines de groupes armés perturbent la vie des civils.

Près de Beni dans la province du Nord-Kivu, trois civils ont été tués jeudi alors qu'ils travaillaient aux champs, ont rapporté vendredi plusieurs sources.

"Ces trois personnes tuées à la machette allaient chercher à manger pour leur famille", a indiqué l'administrateur de territoire de Beni (responsable local), Donat kibwana, à un correspondant de l'AFP.

Les autorités attribuent comme d'habitude ces trois meurtres aux miliciens des Forces démocratiques alliées (ADF).

Historiquement des rebelles musulmans ougandais, les ADF sont les responsables présumés du massacre de centaines de civils dans la région de Beni depuis octobre 2014.

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