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Corruption au Nigeria: le président du Sénat sera jugé de nouveau


Le président du Sénat Bukola Saraki, lors d'un événement à Abuja, le 29 mai 2015.

Le président du Sénat nigérian, troisième personnage de l'Etat, sera de nouveau poursuivi en justice pour corruption, ont décidé mardi les juges de la Cour d'appel d'Abuja.

Bukola Saraki doit être jugé pour de fausses déclarations concernant ses revenus pendant qu'il était gouverneur de l'Etat de Kwara (ouest), de 2003 à 2011.

Saraki, 54 ans, avait été acquitté en juin de 15 accusations sur 18 par le Tribunal du code de conduite du pays, unecour spéciale chargée de juger les dossiers de fausses déclarations de patrimoine et de revenus. Il avait employé une armada de 66 avocats pour se défendre.

Mais l'Agence anti-corruption du pays (Commission des crimes économiques et financiers, EFCC) avait fait appel et la Cour a estimé mardi que le président du Sénat devait répondre des trois dernières accusations sur lesquelles la précédente juridiction ne s'était pas prononcée.

Saraki devra donc "s'expliquer" au sujet des moyens financiers lui ayant permis d'acheter une maison à Lagos et deux autres à Abuja.

Selon la loi nigériane, les hommes politiques de haut rang (notamment les gouverneurs) ont l'obligation de révéler leur patrimoine et leurs biens lorsqu'ils entrent en fonction.

M. Saraki avait été déféré en justice en février 2016, six mois après avoir été élu à la tête du Sénat, la plus haute Chambre parlementaire au Nigeria.

Figure importante du All Progressives Congress (APC, parti au pouvoir), M. Saraki n'était alors pas le candidat favori du président Buhari. Selon M. Saraki, ces poursuites pour corruption étaient politiquement motivées.

Mi-mars, le Sénat a rejeté, pour la seconde fois, le candidat choisi par le président Buhari pour diriger l'EFCC.

Avec AFP

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