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Un gendarme et une dizaine d’assaillants tués dans une attaque dans le sud-ouest du Cameroun


Des impacts des balles sur une fenêtre à la gendarmerie de Nsanakang, dans la localité de Mamfé, à 321 km de Yaoundé, Cameroun, 8 décembre 2017. (VOA/Jules Emmanuel Jules Ntap)

Selon une source sécuritaire dans le sud-ouest,  s’exprimant sous anonymat, des assaillants  ont tenté, la nuit dernière, de prendre possession d'un poste de gendarmerie à Nsanakang,  dans la localité  de Mamfé.

Mamfé se trouve à 321 km de Yaoundé, soit à 177km de Buea, le chef-lieu de la région du sud-ouest est une ville en zone anglophone, proche du Nigeria voisin.

n fenêtre cassée à la gendarmerie de Nsanakang, dans la localité de Mamfé, à 321 km de Yaoundé, Cameroun, 8 décembre 2017. (VOA/Emmanuel Jules Ntap)
n fenêtre cassée à la gendarmerie de Nsanakang, dans la localité de Mamfé, à 321 km de Yaoundé, Cameroun, 8 décembre 2017. (VOA/Emmanuel Jules Ntap)

Les assaillants sont venus à bord d'une embarcation motorisée.

La riposte des forces de défense camerounaise a été "énergique ", selon la source.

"Une dizaine d'assaillants ont été tués", a déclaré la même source à VOA Afrique.

Mais un élève gendarme camerounais est mort. Cinq soldats camerounais ont été blessés au cours de l’affrontement, dont un officier (sous – lieutenant) précisent d'autres sources.

Les combats ont continué jusqu'à ce matin a confié une source de sécurité.

Depuis le début du mois de novembre, des attaques ciblées contre des gendarmes, militaires et policiers, se multiplient dans le sud-ouest du Cameroun, et notamment dans le département la Manyu, dont les villages sont limitrophes du Nigeria.

Depuis l’étranger , les activistes anglophones, favorables aux affrontements avec l’armée du Cameroun, ont appelé ces derniers jours, les populations de ce département à trouver refuge au Nigeria.

Un émissaire du président de la république fédérale du Nigeria, reçu en audience, à Yaoundé, par Paul Biya, président du Cameroun, a déclaré "que le Nigeria ne soutenait pas les sécessionnistes anglophones".

Les mandats d’arrêt internationaux émis par le gouvernement camerounais, concernent certains activistes anglophones, retranchés au Nigeria, comme a pu le démontrer , un reportage d'une télévision internationale, qui a interviewé Ayuk Tabe, le "président de l'Ambazonia" que les séparatistes veulent instaurer en zone anglophone , Ayuk Tabe, au Nigeria.

Face à la recrudescence "des attaques terroristes" , contre les forces de l’ordre et de sécurité, Joseph Beti Assomo, le ministre délégué à la présidence chargée de la défense, a promis, à l'issue d'une réunion de sécurité à Yaoundé le 1er décembre, une riposte de l’armée camerounaise "sans état d’âme".

Reportage d’Emmanuel Ntap au Cameroun pour VOA Afrique

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