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Le domicile est "l'endroit le plus dangereux" pour les femmes, selon l'ONU

Richard Msowoya, président de l'Assemblée nationale malawite, participe à une marche de protestation contre les violences domestiques, Lilongwe, Malawi, le 14 septembre 2017. (L Masina/VOA)

Plus de la moitié des femmes assassinées dans le monde en 2017 ont été tuées par leur compagnon ou des membres de leur famille, ce qui fait du domicile "l'endroit le plus dangereux pour une femme", selon une étude de l'ONU publiée dimanche.

Dans cette étude diffusée à l'occasion de la journée internationale pour l'élimination de la violence contre les femmes, le Bureau des Nations unies sur la Drogue et la Criminalité a calculé que sur un total de 87.000 homicides de femmes dans le monde en 2017, environ 50.000 (58%) ont été commis par leur compagnon ou des membres de leur famille.

Environ 30.000 (34%) ont été commis par le partenaire de la victime.

"Cela représente environ six femmes tuées toutes les heures par quelqu'un qu'elles connaissent", a observé le Bureau des Nations unies sur la Drogue et la Criminalité, basé à Vienne.

La grande majorité (environ 80%) des victimes d'homicides dans le monde sont des hommes, mais "les femmes continuent à payer le prix le plus élevé en termes d'inégalité hommes-femmes, de discrimination et de stéréotypes négatifs", a déclaré le chef du Bureau de l'ONU, Iouri Fedotov.

"Elles sont aussi celles qui ont le plus de probabilité d'être tuées par leur compagnon ou des membres de leur famille (...) ce qui fait du domicile l'endroit le plus dangereux pour une femme", a-t-il souligné. "Le fait que les femmes continuent à être victimes de ce type de violences davantage que les hommes dénote un déséquilibre dans les rapports de pouvoir entre hommes et femmes dans la sphère domestique".

Selon les calculs du Bureau de l'ONU, le taux global de femmes victimes d'homicide s'élève à 1,3 victime pour 100.000 femmes.

En outre, l'Afrique et les Amériques sont les régions du monde où les femmes ont le plus de risques d'être tuées par leur compagnon ou un membre de leur famille.

En Afrique, le taux s'élève à 3,2 victimes pour 100.000 femmes, dans les Amériques 1,6, en Océanie 1,3 et en Asie 0,9.

Le taux le plus bas est observé en Europe, où il s'élève à 0,7.

Selon le Bureau de l'ONU, "aucun progrès tangible" pour combattre ce fléau n'a été fait ces dernières années "en dépit de législations et de programmes développés pour éradiquer les violences contre les femmes".

Les conclusions du rapport "soulignent le besoin d'une prévention de la criminalité et d'une justice pénale efficaces pour affronter les violences contre les femmes". Le rapport appelle aussi à une meilleure coordination entre la police et la justice pour que les auteurs de violences soient tenus responsables de leurs actes.

Le rapport préconise enfin l'importance d'impliquer les hommes dans les solutions, notamment à travers l'éducation dès le plus jeune âge.

Avec AFP

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Les députés argentins reprennent le débat sur la légalisation de l'IVG

Manifestation en faveur de la dépénalisation de l'avortement devant le Congrès où les législateurs débattent de la question à Buenos Aires, en Argentine, le 8 août 2018. (Photo AP/Natacha Pisarenko)

La Chambre des députés argentins a rouvert mardi le débat sur la légalisation de l'avortement, promesse du président Alberto Fernandez sur un sujet qui divise le pays.

C'est la seconde fois que les députés sont appelés à s'exprimer sur le droit à l'interruption volontaire de grossesse. En 2018 lors d'un vote historique, ils avaient approuvé la légalisation de l'IVG mais le Sénat l'avait rejetée quelques semaines plus tard.

"En 2018 nous n'avions pas le soutien de l'exécutif. A la Chambre des députés, il n'y aura pas de problèmes. Nous verrons au Sénat mais je suis très optimiste", a déclaré Nelly Minjersky, une fondatrice de la Campagne pour un avortement légal, sûr et gratuit, alliance de groupes féministes qui a présenté huit projets de loi en 15 ans.

C'est la neuvième fois qu'un projet de loi sur l'IVG est déposé devant la Parlement, mais c'est la première fois que l'initiative provient de l’exécutif.

Le projet de loi autoriserait l'avortement "jusqu'à la 14e semaine de grossesse". Il prévoit une "objection de conscience" pour des professionnels de santé refusant de le pratiquer, mais les oblige à "orienter la patiente vers des soins" appropriés.

Un "Plan des mille jours" entend également "renforcer l'accès aux soins pendant la grossesse et lors des premières années de vie d'un enfant" pour les familles financièrement vulnérables.

En Argentine, l'avortement n'est légal qu'en cas de viol ou de danger pour la vie de la mère, selon une loi en vigueur depuis les années 1920.

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