Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

États-Unis

Le Congrès exigeait l'arrêt de l'engagement militaire au Yémen, Trump met son veto

Donald Trump, président des États-Unis, lors d'un meeting de campagne à Grand Rapids, Michigan, États-Unis, le 28 mars 2019. REUTERS / Joshua Roberts

Comme attendu, Donald Trump a mis mardi son veto à une résolution du Congrès qui l'exhortait à arrêter tout soutien américain à la coalition saoudienne dans la guerre au Yémen, s'opposant pour la deuxième fois en deux mois à une décision du parlement américain.

"Cette résolution est une tentative inutile et dangereuse d'affaiblir mes pouvoirs constitutionnels, mettant en danger des vies de citoyens américains" a déclaré dans un communiqué M. Trump à propos de ce texte adopté par les deux chambres du Congrès au début du mois.

Cette séquence politique avait été perçue comme un camouflet pour le président républicain, compte tenu de sa majorité au Sénat.

Le Congrès avait utilisé une loi votée en 1973 et limitant les pouvoirs militaires du président dans un conflit à l'étranger.

Les Parlementaires avaient appelé à la fin des opérations militaires au Yémen, où depuis 2015, le Pentagone fournit un "soutien non-combattant" à la coalition menée par l'Arabie saoudite, alliée historique des Etats-Unis.

Les rapports entre Ryad et Washington se sont considérablement refroidis après l'assassinat du journaliste saoudien Jamal Khashoggi, en octobre 2018, par un commando venu de Ryad.

La réaction tiède de Donald Trump face au jeune prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane --considéré comme "responsable" du meurtre par le Sénat américain-- avait indigné jusque dans ses rangs.

"Nous fournissons ce soutien pour plusieurs raisons. D'abord, c'est notre devoir de protéger la sécurité des plus de 80.000 Américains qui résident dans certains pays de la coalition qui ont été victimes d'attaques de Houthis depuis le Yémen", explique le président américain dans le communiqué, transmis par la Maison Blanche.

- Soutien contesté -

Le Yémen est déchiré par un conflit dévastateur depuis l'intervention d'une coalition arabe sous commandement saoudien en mars 2015 pour soutenir des forces pro-gouvernementales contre les rebelles Houthis.

Ces derniers sont soutenus par l'Iran, grand rival chiite de l'Arabie saoudite sunnite au Moyen-Orient.

Ce conflit a provoqué la pire catastrophe humanitaire au monde selon l'ONU et a fait plus de 10.000 morts. Des ONG estiment que le bilan des victimes est largement supérieur et l'engagement américain aux côtés de la coalition dirigée par Ryad est régulièrement la cible de critiques.

"Le Congrès ne devrait pas chercher à interdire certaines opérations, comme les ravitaillements en plein vol", argue le président républicain dans son communiqué.

C'est la deuxième fois que Donald Trump se retrouve obligé d'opposer son veto à un texte voté par le Congrès: en mars, ce dernier avait bloqué la procédure d'urgence qu'il avait décrétée pour débloquer des fonds dédiés à la construction du mur qu'il souhaite ériger à la frontière avec le Mexique.

Un blocage parlementaire qu'il avait choisi de contourner en mettant son propre veto.

Depuis les élections parlementaires de mi-mandat de novembre 2018, les républicains ont consolidé leur majorité au Sénat (53 sièges sur 100) mais ont perdu le contrôle de la Chambre des représentants.

Mais le président et sa majorité ont du mal à s'entendre autour de plusieurs sujets extrêmement controversés, comme la guerre au Yémen ou le mur à la frontière avec le Mexique.

Avec AFP

Toutes les actualités

Elizabeth Warren confirme sa place dans le trio de tête de la course démocrate à la Maison Blanche

Vue du plateau du débat des démocrates à Miami.

La sénatrice progressiste Elizabeth Warren a assis mercredi soir sa stature de prétendante sérieuse à la Maison Blanche lors d'un premier débat démocrate marqué par la crise migratoire et la solide performance de plusieurs "petits" candidats.

Dix démocrates étaient pour la première fois réunis sur un plateau de télévision à Miami, grande ville de Floride, un Etat clé dans les élections américaines.

Jeudi soir, avec une affiche nettement relevée, ce sera au tour du second groupe de prétendants à la Maison Blanche d'entrer en scène. Les deux meneurs dans les sondages --l'ancien vice-président centriste Joe Biden et le socialiste Bernie Sanders-- croiseront le fer avec deux étoiles montantes du peloton de tête -- la sénatrice Kamala Harris et le jeune maire Pete Buttigieg-- ainsi que six autres candidats.

Pourfendeuse de Wall Street âgée de 70 ans, c'est armée d'un programme déjà très étoffé qu'Elizabeth Warren a grimpé à la troisième place des sondages pour l'investiture démocrate ces dernières semaines.

Ses propositions détaillées sur un vaste éventail de sujets sont même devenues objet de plaisanterie, sa phrase préférée en meeting --"j'ai un projet pour cela"-- étant devenue un classique de ce début de campagne.

Bénéficiant de ne pas avoir à partager le plateau avec son rival direct Bernie Sanders, elle a dénoncé "une économie qui marche parfaitement pour ceux qui ont de l'argent mais pas pour les autres".

- Image "déchirante" -

Dans cette ville de Miami où sept habitants sur dix sont Hispaniques, la polémique sur la gestion par le président républicain Donald Trump de la crise migratoire à la frontière avec le Mexique a pris une grande importance dans le débat, après les révélations sur les conditions de vie sordides de jeunes migrants dans un centre de rétention et la noyade d'un père et de sa fillette.

Cette image "est déchirante. Elle devrait aussi nous foutre tous en rogne", s'est indigné Julian Castro, qui espère devenir le premier président hispanique des Etats-Unis.

"Si j'étais président aujourd'hui, je signerais un décret pour annuler la politique de tolérance zéro de Trump", a-t-il lancé.

La politique étrangère, l'Iran, le problème endémique de la violence par armes à feu, le changement climatique... les prétendants démocrates à la Maison Blanche ont critiqué Donald Trump et exposé leurs vues souvent proches, certains petits candidats parvenant à imprimer leur marque, comme Julian Castro.

Proche des 0%, le maire de New York Bill de Blasio a ainsi été le premier à interrompre un de ses rivaux et a lancé plusieurs tirades passionnées, en affirmant vouloir replacer "les travailleurs au premier plan".

La sénatrice modérée Amy Klobuchar a, elle, été chaudement applaudie lorsqu'elle a remis en place l'un des ses rivaux qui affirmait être le seul à avoir voté une loi protégeant le droit à l'avortement.

Le sénateur Cory Booker, seul candidat noir sur le plateau, a multiplié les références aux difficultés encore plus criantes rencontrées par les minorités.

Très attendu en début de campagne, l'ex-élu de la Chambre des représentants Beto O'Rourke n'a lui pas fait d'étincelles.

- "Ennuyeux!" -

Alors qu'il vole vers le Japon pour un sommet du G20, Donald Trump a affiché à plusieurs reprises son dédain pour ses rivaux potentiels, ironisant d'un tweet pendant le débat: "Ennuyeux!"

Mais un sondage le donnait la semaine dernière perdant en Floride face à plusieurs démocrates engagés dans la primaire, Joe Biden en tête.

"Les démocrates ont proposé une prise d'assaut de la société, par un gouvernement radical, qui démolirait le rêve américain", a réagi son équipe de campagne en clôture du débat, vantant la bonne santé de l'"économie Trump".

Un temps éclipsée en milieu de débat, Elizabeth Warren a conclu en rappelant son enfance modeste pour exposer sa vision.

"Je suis dans ce combat car je suis convaincue que nous pouvons faire marcher notre gouvernement, notre économie et le pays non seulement pour ceux qui se trouvent au sommet mais pour tous" les Américains.

Mais certains s'inquiètent qu'elle soit trop vulnérable dans un éventuel duel présidentiel avec Donald Trump, qui la surnomme "Pocahontas" pour moquer sa revendication controversée de très lointaines origines amérindiennes.

A huit mois des premiers votes de la primaire démocrate, il est encore trop tôt pour esquisser un réel pronostic, souligne Kyle Kondik, politologue à l'université de Virginie. Et "la première soirée risque d'être oubliée dès que les grands noms arriveront" jeudi soir.

Avec AFP

Clôture de la conférence de Bahrein

Clôture de la conférence de Bahrein
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:37 0:00

Crise migratoire : Washington cherche le soutien du Guatemala

Crise migratoire : Washington cherche le soutien du Guatemala
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:21 0:00

Plan de paix américain : protestations des Palestiniens

Plan de paix américain : protestations des Palestiniens
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:53 0:00

Escalade entre l’Iran et les États-Unis

Escalade entre l’Iran et les États-Unis
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:06 0:00

Voir plus

XS
SM
MD
LG