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États-Unis

Le Sénat américain exige de Trump l'arrêt de tout engagement militaire au Yémen

Les forces yéménites pro-gouvernementales ont tiré une mitrailleuse lourde au sud de l’aéroport d’Hodeida, dans la province d’Hodeida, au Yémen, le 15 juin 2018.

Le Sénat américain, contrôlé par les républicains, a infligé mercredi un nouveau camouflet à Donald Trump en approuvant une résolution l'exhortant à arrêter tout soutien américain à la coalition saoudienne dans la guerre au Yémen, sauf en cas d'autorisation formelle du Congrès.

Ce texte a été adopté par 54 voix pour, contre 46, avec le soutien de sept républicains. Il doit encore être approuvé par la chambre basse, où il devrait être voté puisqu'une résolution similaire a récemment reçu une solide majorité des voix.

Le texte n'ira toutefois pas plus loin car le président républicain Donald Trump mettra son veto, a indiqué la Maison Blanche mercredi, en se déclarant "fermement opposée" à cette résolution "bancale".

Cela représenterait néanmoins une humiliation pour le président américain, forcé de recourir au veto présidentiel alors même que les républicains contrôlent le Sénat (53 sièges sur 100).

Donald Trump est en plus sous la menace d'un autre vote sanction du Sénat, jeudi, lorsque la chambre haute procèdera au vote final sur une résolution démocrate exigeant de mettre fin au financement en urgence du mur qu'il construit à la frontière avec le Mexique. Là aussi, il a promis de faire usage de son veto, ce qui serait une première depuis son arrivée à la Maison Blanche en janvier 2017.

Avec la résolution sur le Yémen, "le Congrès exige au président de retirer les forces armées américaines des hostilités dans, ou affectant, la république du Yémen, à l'exception" des opérations visant Al-Qaïda et associés, sous 30 jours après l'adoption du texte.

Le texte prévoit que le président puisse demander un report de cette date, que le Congrès devrait approuver.

C'est maintenant au tour de la Chambre des représentants, à majorité démocrate, d'approuver définitivement la résolution. Elle avait adopté un texte similaire le 13 février, par 248 voix favorables contre 177.

- "Crise humanitaire" -

Le rare soutien de sénateurs des deux partis à un même texte s'explique en grande partie par la profonde colère provoquée au Congrès par l'assassinat du journaliste saoudien Jamal Khashoggi en octobre 2018, par un commando venu de Ryad.

La réaction tiède de Donald Trump face au jeune prince héritier Mohammed ben Salmane a notamment poussé des parlementaires des deux bords à s'unir.

Portée par le sénateur indépendant Bernie Sanders, cette résolution avait déjà été approuvée au Sénat en décembre 2018. Mais le nouveau Congrès a pris ses fonctions en janvier, ce qui a mené à l'annulation des mesures qui n'avaient pas encore été adoptées définitivement.

Bernie Sanders, candidat à l'élection présidentielle, a salué un vote "historique" mercredi soir.

Nous "ne nous laisserons pas guider par un régime meurtrier", a-t-il déclaré en conférence de presse.

"La participation américaine à la guerre menée par l'Arabie saoudite au Yémen n'a pas été autorisée par le Congrès", avait-il souligné avant le vote. "Et elle contribue à la pire crise humanitaire du monde".

Le républicain Mike Lee, qui a co-présenté cette résolution avec M. Sanders, avait appelé les sénateurs à voter pour, en déplorant que "les Saoudiens utilisent probablement" des armes américaines "pour commettre des crimes de guerre".

Le chef des républicains au Sénat, Mitch McConnell avait tenté, en vain, de rallier ses troupes contre une résolution qu'il juge "contreproductive".

Avec AFP

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L'équipe de football américain des Redskins abandonne son nom, jugé raciste

Le logo des Redskins, accusé d'être raciste depuis de nombreuses années, à Landover, Maryland, le 3 juillet 2020.

Après avoir longtemps résisté, l'équipe de football américain de Washington a annoncé lundi l'abandon de son nom des Redskins, cédant à la pression d'une partie de l'opinion et de ses sponsors qui critiquaient sa connotation raciste envers les Amérindiens.

"Le 3 juillet, nous avons annoncé le début d'un examen approfondi du nom de l'équipe", dont la traduction française est "Peaux Rouges", peut-on lire dans un communiqué. "Aujourd'hui, nous annonçons que nous allons abandonner le nom et le logo des Redskins après cet examen."

Le propriétaire de l'équipe, Daniel Snyder, et l'entraîneur Ron Rivera "travaillent en étroite collaboration pour développer un nouveau nom et une nouvelle approche visuelle", poursuit le communiqué. "Nous souhaitons tenir informés nos sponsors, nos fans et la communauté pour les 100 prochaines années."

Des voix s'élevaient depuis longtemps pour demander à cette équipe de la National Football League (NFL) de changer son nom et son logo, un Amérindien de profil flanqué de deux plumes, considérés comme une "insulte raciste" par des activistes.

M. Snyder avait toujours refusé, affirmant que ce surnom utilisé depuis 1933 rendait hommage aux Amérindiens.

Mais la mort de l'Afro-Américain George Floyd fin mai a plongé les Etats-Unis dans un examen de conscience sur leur rapport dans le domaine des relations raciales.

Un vaste mouvement a conduit une partie de la société à reconsidérer certains symboles comme les statues de généraux confédérés, partisans de l'esclavage, ou de Christophe Colomb. Plusieurs de ces monuments ont été déboulonnés ou vandalisés à travers le pays.

Longtemps célébré comme "celui qui a découvert l'Amérique", Christophe Colomb est aujourd'hui vu par certains comme le symbole de la colonisation violente par les Européens de terres ne leur appartenant pas.

Pression financière

Ces dernières semaines, la pression avait encore augmenté autour des Redskins: la société FedEx, qui parraine et donne son nom au stade de l'équipe, a ainsi demandé officiellement à cette dernière de changer son nom.

Et l'équipementier Nike a arrêté de vendre les produits dérivés de l'équipe sur son site internet, suivi par les grandes enseignes Walmart et Target.

La mairesse de Washington, Muriel Bowser, avait indiqué qu'il "était grand temps" de changer ce nom et que ce dernier était l'un des "obstacles" au souhait de l'équipe de revenir jouer dans la capitale, qu'elle avait quittée en 1997 pour évoluer dans le Maryland voisin.

Face à cette pression grandissante, l'équipe avait ouvert la voie à un changement, "au vu des récents évènements à travers le pays". Plusieurs autres équipes de sport professionnel américain ayant des noms et des logos amérindiens font aussi l'objet de critiques.

L'équipe de baseball des Cleveland Indians a ainsi fait disparaître sa mascotte "Chief Wahoo" de ses tenues, et a également annoncé réfléchir à la question de son nom.

Il y a une semaine, Donald Trump avait critiqué cette démarche: "On dirait que les Washington Redskins et les Cleveland Indians, deux franchises sportives légendaires, vont changer leur nom pour être dans le politiquement correct", a-t-il tweeté.

Le coronavirus fait payer un lourd tribut aux États-Unis

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Quelques moments de détente entre John Travolta et son épouse Kelly Preston

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Retour au confinement pour contrer le coronavirus

Des gens assistent à un rassemblement , défiant les mesures de confinement du gouvernement, mis en place pour endiguer la propagation de l'épidémie de coronavirus à Belgrade, en Serbie.

Plusieurs pays ont ordonné des reconfinements dans la crainte d'une deuxième vague de nouveau coronavirus, tandis que l'Amérique latine est devenue la deuxième région du monde la plus touchée par la pandémie en nombre de morts, devant l'Amérique du nord.

En Espagne, le gouvernement régional de Catalogne s'est lancé dans un bras de fer avec la justice pour imposer sa décision de reconfiner chez eux les habitants de la ville de Lérida et de communes environnantes, déjà coupés du reste de la région depuis une semaine.

Alors que le tribunal de cette ville "a décidé de ne pas ratifier les mesures" prises par le gouvernement régional "car elles sont contraires au droit", le président régional indépendantiste catalan, Quim Torra, a affirmé lundi qu'il adopterait un décret-loi pour l'imposer.

Dans les rues de Lérida, les boutiques restaient souvent ouvertes tout comme les terrasses des cafés et les habitants, masqués, continuaient de sortir.

En Allemagne aussi, la "menace" d'une deuxième vague d'infections est "réelle", a mis en garde lundi le ministre de la Santé, Jens Spahn, appelant notamment ses compatriotes en vacances aux Baléares à respecter les gestes barrières.

Au Maroc, la ville de Tanger (nord), peuplée d'environ un million d'habitants, devait être reconfinée à partir de lundi midi après l'apparition de foyers épidémiques.

Les transports publics y seront suspendus, les cafés, centres commerciaux, marchés et espaces publics fermés, et les contrôles renforcés, afin que les habitants ne quittent leur domicile "qu'en cas de nécessité extrême", a précisé le ministère de l'Intérieur.

C'est le cas également aux Philippines où environ 250.000 habitants de Manille vont à nouveau être confinés après une flambée des cas.

- Couvre-feu -

En Afrique du sud, le président Cyril Ramaphosa a décidé de réimposer un couvre-feu en raison de la remontée des cas quotidiens de contamination. Les visites familiales seront aussi interdites.

Les restrictions imposées en mars pour tenter d'enrayer l'épidémie dans ce pays, le plus touché en Afrique, avaient été en partie levées en mai. L'Afrique du Sud a enregistré jusqu'à présent 264.184 cas de coronavirus dont 3.971 mortels.

L'inquiétude demeure aussi forte en Australie: après le reconfinement pour six semaines décidé jeudi dernier pour Melbourne, la deuxième ville du pays, les habitants de Sydney ont été priés lundi de limiter lundi les soirées festives après l'apparition d'un nouveau foyer épidémique dans un pub.

Aux Etats-Unis, le pays le plus lourdement touché, la pandémie continue de flamber particulièrement dans de grands Etats du sud, et un responsable du ministère de la Santé à Washington a estimé dimanche qu'un reconfinement dans ces zones n'était pas exclu.

"Tout devrait être envisagé", a déclaré Brett Giroir, secrétaire adjoint à la Santé, interrogé sur la chaîne de télévision ABC.

Les Etats-Unis ont recensé dimanche 59.747 nouvelles contaminations en 24 heures, selon le bilan quotidien de l'université Johns Hopkins. Le nombre de cas confirmés s'établit à 3.301.820 et le nombre de décès à 135.171.

A quatre mois de l'élection présidentielle, un débat y fait rage sur la réouverture des écoles, défendue par le président Donald Trump mais jugée dangereuse par ses adversaires du Parti démocrate.

"J'exhorte toutes les écoles à ouvrir et à proposer à leurs élèves des cours à plein temps", a déclaré dimanche sur CNN la ministre de l'Education Betsy DeVos. "Ils jouent avec la santé de nos enfants", a rétorqué la démocrate Nancy Pelosi, présidente de la Chambre des représentants.

- L'Amérique latine, deuxième région la plus touchée -

L'Amérique latine et les Caraïbes sont devenues lundi la deuxième région la plus touchée au monde par la pandémie, derrière l'Europe, avec plus de 144.000 décès officiellement recensés. Le Brésil est le pays le plus endeuillé de la région et dénombre à lui seul 72.100 décès. Elle dépasse ainsi les bilans des États-Unis et du Canada.

La pandémie a fait plus de 569.135 morts dans le monde depuis que le bureau de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) en Chine a fait état de l'apparition de la maladie fin décembre.

Décès de l'actrice Kelly Preston, épouse de John Travolta

Kelly Preston et son mari John Travolta, 10 novembre 2018. L'actrice américaine est décédée le 12 juillet 2020 à l'âge de 57 ans. (REUTERS/Eric Gaillard)

L'actrice américaine  Kelly Preston, qui a joué dans des films à succès comme "Jerry Maguire" ou  "Twins", est décédée d'un cancer du sein à l'âge de 57 ans.

"C'est le coeur très lourd que je vous informe que ma splendide épouse Kelly a perdu le combat qu'elle menait depuis deux ans contre un cancer du sein", a écrit sur Instagram son mari, l'acteur John Travolta. "Elle s'est courageusement battue avec l'amour et le soutien de nombreuses personnes".

Un représentant de la famille a précisé au magazine américain spécialisé People qu'elle était morte dimanche matin. "Souhaitant mener son combat en privé, elle a suivi des traitements médicaux depuis quelque temps, soutenue par sa famille proche et ses amis", a-t-il déclaré.

Née le 13 octobre 1962 à Hawaï, Kelly Preston a étudié le théâtre à l'Université de Californie du Sud (USC). Elle était devenue célèbre avec son rôle dans la comédie "Twins" en 1988, aux côtés d'Arnold Schwarzenegger et Danny DeVito. Elle a joué dans des dizaines de films et de séries télévisées durant sa carrière.

Dans la comédie romantique "Jerry Maguire" (1996), où jouaient également Tom Cruise et Renee Zellweger, elle incarnait l'ex-fiancée du personnage principal.

Elle avait épousé John Travolta en 1991. Le couple a eu trois enfants, dont l'aîné est mort en 2009 à l'âge de 16 ans, après des antécédents d'attaques cardiaques dus à la maladie de Kawazaki.

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