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Le basketball, une discipline en quêtes de moyen et de vocations au Togo


Une phase de jeu à Lomé, Togo, le 28 mai 2021.

Considérée au Togo comme la deuxième discipline la plus pratiquée après le football, le basketball intéresse toujours les jeunes, affirme la Fédération togolaise de basketball. Mais les moyens font défaut pour organiser des compétitions.

"Le basketball attire beaucoup la jeunesse chez nous. On sent la motivation, on sent l’engagement, on sent le dévouement des jeunes", assure Bivaina Goungou, président de la Fédération togolaise de basketball.

Ce dernier reconnait que le manque de moyens limite les actions de la fédération. "Chez nous au Togo, pour l’instant nous n’avons pas encore de salle. Ce qui nous limite un peu dans le choix des compétitions à abriter. Quand on doit organiser une compétition, ce n’est jamais facile mais nous arrivons à organiser quelques unes".

Le sport pourrait susciter plus de vocation, si certaines conditions sont réunies, estime Ginette Bayi Adékambi, ancienne capitaine de l’équipe féminine de basketball du Togo.

"Au fil des années, la discipline suscite de moins en moins de vocation, au vu de la faible importance qui y est accordée et des infrastructures inadéquates. Je dirai également que les championnats scolaires qui ont été suspendus ne favorisent pas cette vocation. Alors que nous, nous sommes arrivés au basket par ce championnat scolaire", a détaillé Ginette Bayi Adékambi.

Eric Johnson, joueur de l’étoile filante de Lomé, le 28 mai 2021. (VOA/Kayi Lawson)
Eric Johnson, joueur de l’étoile filante de Lomé, le 28 mai 2021. (VOA/Kayi Lawson)

Compte tenu de la morosité actuelle du basketball togolais, Eric Johnson, joueur de l’Etoile filante de Lomé, ne mise pas que sur la balle orange.

"Nous avons un problème avec les sports de main. Donc moi j’ai préféré continuer mes études. J’ai essayé d’avoir tous mes diplômes et à côté je joue aussi au basket. Si l’opportunité du Basket se présente, pourquoi pas. Si l’opportunité des diplômes se présente, pourquoi pas. Il faut vraiment avoir d’autres possibilités parce que on n’a pas du tout d’opportunités ici. Si le basket marche bravo, si ça ne marche pas aussi, ce n’est pas la fin du monde", a confié à VOA Afrique, ce joueur qui évolue au poste 3.

Faute d’une réelle académie de basketball dans le pays, des centres encadrent de jeunes et enfants désireux de pratiquer le basketball.

Ginette Bayi Adékambi, ancienne capitaine de l’équipe féminine de basketball du Togo, à Lomé, le 28 mai 2021. (VOA/Kayi Lawson)
Ginette Bayi Adékambi, ancienne capitaine de l’équipe féminine de basketball du Togo, à Lomé, le 28 mai 2021. (VOA/Kayi Lawson)

Ginette Bayi Adékambi entraîne des enfants dès l’âge de 3 ans.

"Le basket, au-delà d’être un simple sport, c’est tout un art, et la perfection vient au fil des années. Et pour détecter ces talents-là, il faudrait commencer tôt, afin de produire de futures légendes. J’ai commencé le basket quand j’étais déjà au lycée. Donc, si j’ai pu après 3 ans intégrer l’équipe nationale, je me dis que si j’avais commencé plus tôt, peut-être que je pourrais embrasser une carrière sportive internationale", explique l’ancienne capitaine.

Mettre en place des pépinières coïncide avec l’ambition de la fédération de porter haut le basketball togolais.

"Notre ambition est de pouvoir amener les équipes au plus haut niveau possible", affirme Bivaina Goungou, avant d’ajouter: "pour qu’à la prochaine édition, on puisse avoir un club togolais à la Basketball Africa League".

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