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Basketball Africa League: équipes, calendrier des matches et stars

Présentation du logo officielle de Basketball Africa League

La NBA, en partenariat avec la fédération internationale de basketball, FIBA Monde, offre à l’Afrique une compétition professionnelle de basketball : la Basketball Africa League. La toute première édition aura lieu à la Kigali Arena, au Rwanda, du 16 au 30 mai.

Douze équipes provenant de 12 pays différents prennent part à cette première édition de la BAL. Six clubs ont été qualifiés d’office pour la compétition en remportant leurs championnats nationaux respectifs : l’AS Douanes du Sénégal, Rivers Hoopers du Nigeria, Petro Atletico de Luanda, le Zamalek d’Égypte, l’AS Monastir de la Tunisie, l’AS Salé du Maroc, .

Les six autres clubs admis ont dû passer par des tournois qualificatifs pour décrocher leurs billets. Il s’agit de l'Association sportive de la Police de Bamako, FAP de Yaoundé, GNBC de Madagascar, le Groupement Sportif des Pétroliers d'Alger, Ferroviário de Maputo et les Patriots BBC de Kigali.

Trois poules de quatre

Les douze équipes ont été réparties en des poules de quatre. Ainsi, le groupe A comprend la formation du pays hôte (Patriots), l’US Monastir, Rivers Hoopers et GNBC. Les Hoopers affrontent les Patriots en match d'ouverture de cette Basketball Africa league, le dimanche 16 mai. Si les Nigérians ont l’avantage de l’expérience, les Rwandais misent sur la fierté nationale car, même si le tournoi se déroule à huis clos, les hôtes veulent bien marquer le coup à domicile.

Le groupe B renferme l’AS Police, l’AS Salé, FAP et Petro Luanda. Les Angolais font office de favoris dans cette poule, eux dont le pays est redouté sur le continent dans cette discipline, tout comme les Marocains de Salé, tous deux qualifiés d’office en tant que champions de leurs pays respectifs. Mais attention, ayant arraché leurs tickets qualificatifs sur le terrain, les Maliens de l’AS Police et les Camerounais de FAP ne se présentent pas en victimes expiatoires.

Enfin, on retrouve l’AS Douanes, Ferroviaro de Maputo, Zamalek et GSP dans le groupe C. Qualifiés parce que champions de leurs différents pays, le Zamalek et l’AS Douanes ont la casquette de favoris, mais les Algériens de GSP et les Mozambicains de Ferroviario, connus pour leur défense difficilement prenable, ont totalement dominé leurs championnats nationaux ces dernières années et comptent bien laisser leur empreinte sur cette compétition continentale.

26 matches à disputer

Au total, vingt-six matches vont être disputés dans la Kigali Arena. Les équipes de chaque groupe se croiseront entre elles lors de la phase de poules. Les deux premières de chaque groupe et les deux meilleures troisièmes de l’ensemble des poules, se qualifieront pour les quarts de finale. A partir de ce stade, les matches se joueront à élimination directe jusqu'à la finale du 30 mai.

Qui sont les joueurs ?

Sur un effectif de douze, chaque club doit signer huit joueurs africains évoluant localement. Chaque formation peut aussi recruter deux joueurs originaires d'Afrique jouant sur le continent et, si elle le veut, deux joueurs non africains.

Nike et Jordan Brand équiperont les douze équipes, soit six équipes pour chaque marque. D’après ses organisateurs, la BAL n’est pas destinée à fournir des joueurs aux franchises de la NBA. Ils soutiennent qu’il s’agit de mettre en place une véritable compétition professionnelle de basketball sur le continent, de sorte que les jeunes amoureux de la balle au panier puissent s’inspirer des stars africaines et rêver de jouer dans la BAL.

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NBA: Atlanta va en finale à l'Est

Trae Young des Atlanta Hawks célèbre leur victoire face aux Philadelphia 76ers, USA, le 20 juin 2021.

Atlanta a battu Philadelphie et s'est qualifié pour la finale de conférence Est, où il affrontera Milwaukee, Phoenix ayant débuté par une victoire dans celle de l'Ouest contre les Clippers, grâce à Devin Booker, auteur d'un triple-double à 40 points, dimanche en NBA.

Comme Milwaukee la veille à Brooklyn, Atlanta a réussi une grosse performance en remportant le septième match décisif sur le parquet des Sixers (103-96), au terme d'une nouvelle grosse bataille, durant laquelle leur héros n'a pour une fois pas été Trae Young.

La jeune star a bien pesé dans le match (21 pts, 10 passes), comme sur ce shoot à longue distance qui a donné six unités d'avance à son équipe (93-87) à 2 minutes 30 secondes du terme. Mais son adresse a été globalement en berne (5/23), car la défense de Philly, notamment celle de Ben Simmons (5 pts, 13 passes, 8 rbds), s'est évertuée à l'empêcher d'être efficace.

Il a donc été plus que secondé par Kevin Huerter, "facteur X" d'un soir (10/18) avec ses 27 points qui ont fait très mal aux 76ers. Ses trois lancers francs à 54 secondes de la fin, ont été importants pour tenir la victoire.

Danilo Gallinari a aussi mis des shoots importants en sortie de banc (17 pts), tandis que Jason Collins (14 pts, 16 rbds) a livré une féroce lutte à l'intérieur avec Joel Embiid qui s'est démené en vain pour inverser la situation, en marquant 11 de ses 31 points (11 rbds) dans l'ultime quart-temps.

Car c'est bien Atlanta qui a su mieux maîtriser l'évènement, pour renouer avec une finale de conférence six ans après la précédente. Une qualification qui porte aussi le sceau de Nate McMillan, entraîneur par intérim, nommé après le limogeage de Lloyd Pierce quand les Hawks volaient au ras des pâquerettes en mars.

. Booker au zénith

Portés par Devin Booker, d'un sang-froid remarquable pour un néophyte à ce stade, les Suns sont venus à bout des Clippers (120-114). L'arrière, qui l'an passé avait étincelé dans la bulle d'Orlando lors d'une fin de saison régulière finie avec huit victoires consécutives sans défaite - certes insuffisantes pour aller en play-offs -, vit ses premières joutes à 24 ans.

Et pour l'heure rien ne l'impressionne ni ne l'empêche d'étinceler, que ce soient les Lakers de LeBron James, écartés au premier tour (4-2), les Nuggets du MVP Nikola Jokic, balayés au suivant, et ces Clippers pourtant menaçants.

En l'absence de Chris Paul, tenu de s'isoler selon le protocole Covid-19 de la ligue, sans que l'on sache s'il a contracté le virus ou s'il est cas contact, Booker a fait plus que scorer. Il a été un vrai chef d'orchestre en attaque, distillant 11 passes dont certaines spectaculaires comme ce alley-oop (aérien) volleyé pour le dunk rageur de Mikal Bridges (14 pts), pour prendre définitivement le large à 113-104 dans le money-time.

Booker a aussi pris 13 rebonds, constituant le premier triple-double de sa carrière, en ne perdant que deux ballons, le tout dans un match de finale de conférence. Impressionnant.

A ses côtés, DeAndre Ayton (20 pts) a dominé à l'intérieur face à des Clippers qui avaient décidé de jouer "petit" et n'ont pas suffisamment bien défendu, en témoignent les 55% de réussite aux tirs de Phoenix.

Privés eux aussi de leur star Kawhi Leonard, blessé au genou droit sans qu'on ne sache à quel point c'est grave, les Californiens ont fait plus que jeu égal pendant les trois quarts du match, puisqu'ils ont mené (84-78) dans le sillage de Paul George, à la hauteur des attentes.

Avec 34 points (5 passes) inscrits, il a répondu présent offensivement, même si son 4e quart-temps fut limité à 3 unités. Reggie Jackson (24 pts) a aussi pesé, plutôt en première période.

Le match N.2 aura lieu mardi, toujours à Phoenix.

La Cour suprême américaine ouvre la voie à une rémunération des sportifs universitaires

Ja Morant de Memphis lors d'un match contre la Nouvelle Orleans, USA le 3 août 2020.

La Cour suprême des Etats-Unis a ouvert la voie lundi à une rétribution des athlètes universitaires, aujourd'hui privés de tout salaire malgré les énormes bénéfices qu'ils génèrent.

Les neuf sages étaient appelés à se prononcer sur une question très limitée: l'attribution à ces sportifs d'avantages de nature éducative (ordinateurs, équipements scientifiques, instruments de musique...).

Ils ont jugé à l'unanimité que les limites fixées en la matière par l'Association nationale des athlètes universitaires, la NCAA, qui supervise le sport universitaire, violaient les lois antitrust.

Si la portée immédiate de cette décision est étroite, elle pourrait être suivie d'autres recours, puisque la Cour suprême a reconnu que la NCAA n'échappait pas au droit de la concurrence "même si elle a des objectifs sociaux", comme la préservation du sportamateur.

Le juge Brett Kavanaugh, dans un texte distinct, a soutenu cet arrêt, "une correction importante et attendue de longue date", tout en insistant: "d'autres règles de la NCAA posent aussi d'importantes questions au regard du droit de la concurrence".

L'économie du sport universitaire américain dépasse la plupart des ligues professionnelles du monde par son poids financier, tirée par des contrats de diffusion télévisée gigantesques.

Dans leur décision, les juges rappellent qu'en 2016, les premières divisions de football américain et de basket universitaires ont généré 13,5 milliards de dollars de revenus.

Pour leurs exploits, les sportifs bénéficient seulement d'une prise en charge du coût de leurs études et parfois d'une prime de performance, plafonnée à 5.980 dollars par an.

"Ceux qui dirigent cette entreprise en tirent un profit bien différent", remarque la Cour. Le président de la NCAA gagne 4 millions de dollars par an, et les entraîneurs de football de première division près de 11 millions, note-t-elle.

Pour corriger ce qu'ils perçoivent comme une injustice, huit Etats ont adopté des lois afin de rémunérer les athlètes universitaires pour l'utilisation de leur nom et de leur image en dehors des terrains.

Avant leur entrée en vigueur, à partir du 1er juillet, la NCAA a prévu de se réunir mardi et mercredi et pourrait aussi annoncer des réformes.

Plusieurs propositions de loi ont également été introduites au Congrès. L'une prévoit que 50% des bénéfices générés par leur discipline soient reversés aux athlètes.

Le sport universitaire américain est très suivi aux Etats-Unis: des dizaines de millions d'anciens étudiants restent fidèles à leur ancienne faculté et soutiennent les équipes sportives de leur "alma mater", l'établissement dans lequel ils ont fait leurs études supérieures.

NBA: le Serbe Nikola Jokic, désigné meilleur joueur de la saison

Nikola Jokic Denver Nuggets center lors d'un match contre Portland, USA, le 3 juin 2021.

Le pivot des Denver Nuggets Nikola Jokic a été désigné meilleur joueur de la saison régulière en NBA, a annoncé mardi la ligue nord-américaine de basket.

Le Serbe de 26 ans a devancé largement au nombre de votes l'intérieur camerounais de Philadelphie Joel Embiid, deuxième, et le meneur de Golden State Stephen Curry, qui briguait une troisième récompense après 2015 et 2016.

Il succède au Grec Giannis Antetokounmpo (Milwaukee) plébiscité ces deux dernières saisons. Ce qui fait de lui le troisième Européen de l'histoire à recevoir le trophée Maurice Podoloff, quatorze ans après l'Allemand Dirk Nowitzki, ex-star de Dallas, et le cinquième international après le Nigérian Hakeem Olajuwon (1994) et le Canadien Steve Nash (2005, 2006).

Le "Joker", qui avait été choisi en 41e position par les Nuggets en 2014, est devenu le MVP drafté le plus bas dans l'histoire de la NBA.

Sa progression au fil des ans a été constante. Durant sa 6e saison régulière (le vote doit ne tenir que compte que des performances établies dans cette période, hors play-offs), il a tourné à 26,4 points, 10,8 rebonds et 8,3 passes décisives de moyenne. Son taux de réussite aux tirs a été excellent (56,6 %, 38,8 % à 3 points).

Comme en attestent ses statistiques, Jokic incarne le joueur polyvalent par excellence, capable de tout faire sur parquet: marquer, passer, créer, prendre des rebonds, bien défendre. Ce profil s'est développé ces dernières années en NBA dans le sillage de LeBron James, en témoigne l'émergence de jeunes stars telles que Joel Embiid ou le jeune prodige slovène Luka Doncic.

Mais le Serbe rappelle furieusement un des précurseurs de ce basket moderne: le légendaire Larry Bird. Même mains d'or, même capacité à briller dans tous les compartiments du jeu, même carcasse faussement pataude, les points communs ne manquent pas, sinon au niveau du palmarès, puisque l'ancienne idole des Celtics a été "MVP" trois années d'affilée (1984, 1985, 1986) et champion NBA en 1981, 1984 et 1986.

Pour l'heure Jokic n'a conduit Denver qu'en finale de conférence Ouest l'an passé dans la bulle d'Orlando. Actuellement en demi-finale de l'actuel exercice, mené 1-0 par Phoenix, il va tenter de faire mieux malgré un effectif amoindri par les blessures.

Play-offs NBA: Brooklyn écoeure Milwaukee

Kevin Durant (7) des Brooklyn Nets tente un shoot face à Bobby Portis (9) des Milwaukee Bucks, New York, le 7 juin 2021, Credit: Wende

Les Nets ont encore fait parler la poudre face aux impuissants Bucks (125-86), pour se détacher deux victoires à rien en demi-finale de la conférence Est, lundi, tandis que Phoenix a parfaitement entamé sa série à l'Ouest, en s'imposant contre Denver (122-105).

S'ils voulaient envoyer un message à la concurrence dans ces play-offs, les New-Yorkais ne s'y prendraient pas mieux, tant ils sont pour l'instant imprenables.

C'est pied au plancher qu'ils ont démarré la rencontre, infligeant un lourd 36-19 à Milwaukee. Ils ont accentué leur avance à la pause (65-41), scellant d'autant le sort de la rencontre.

Cette première période a été un festival, mêlant efficacité et spectacle, entre les shoots glaciaux de Durant (32 pts, 12/18), les paniers de funambule de Kyrie Irving (22 pts) et les dunks digne d'un All-Star Game de Blake Griffin (7 pts, 8 rbds) dont on ne soulignera jamais assez la résurrection, mue par l'ardent désir d'enfin goûter à un titre à 31 ans.

La qualité du jeu offensif proposé par Steve Nash - qui en fut un des plus beaux ambassadeurs du temps où il était meneur, récompensé de deux trophées de MVP -, sa variété, sa fluidité, son efficacité (21/42 derrière l'arc) sont un modèle du genre. Rarement a-t-on vu aussi fort sur un parquet.

"Le chemin est encore long, mais quand on joue dur tous ensemble, de bonnes choses se produisent", a commenté à raison Durant.

Il faudra à ses Nets d'abord remporter un titre, pour se comparer aux Lakers dans leur période dorée de Magic Johnson et Kareem Abdul-Jabbar ou aux Warriors du "Big3" dont faisait partie "KD" avec Stephen Curry et Klay Thompson. Mais ils en prennent le bon chemin.

On en oublierait presque que cette armada est dépourvue de James Harden! Souffrant de l'ischio-jambier droit, son absence est à durée indéterminée, ce qui n'est pas rassurant, surtout s'agissant d'une rechute d'une déchirure musculaire.

Mais Brooklyn n'en pâtit pas pour l'heure dans une série où la défense supposément armée des Bucks prend l'eau trop facilement.

Peut-être qu'aucune autre équipe de la ligue n'est d'ailleurs en mesure de mettre en échec son armada, l'avenir le dira. En attendant, Giannis Antetokounmpo (18 pts, 11 rbds) et les siens vont devoir sacrément muscler leur jeu et aussi montrer autre chose offensivement (44% aux tirs, 30% derrière l'arc).

. Brûlants Suns

Au 1er tour, les Suns ont fait fort en sortant les Lakers de LeBron James, certes amoindris sans Anthony Davis blessé à l'aine. Leur succès autoritaire aux dépens de Denver, au terme d'une démonstration de force collective, prouve qu'ils ne comptent pas s'arrêter en si bon chemin.

Après une première période serrée, Phoenix a fait la différence dans le 3e quart-temps, malgré un 7-0 encaissé d'entrée. Sur quoi, il a passé la vitesse supérieure, infligeant un 25-7 en sept minutes à un adversaire totalement déboussolé, pour mener 88-79 à l'entame des douze dernières minutes.

Après cette séquence irrésistible, la grêle a continué de tomber sur la tête des Nuggets en début de 4e quart-temps, avec dix points en deux minutes réussis par Chris Paul (21 au total, 11 passes), manifestement plus gêné par sa contusion à l'épaule droite.

"On a une vraie équipe, dans laquelle tout le monde prend sa chance, et au final on prend tous un sacré plaisir. C'est ce qu'il y a de mieux dans l'histoire", a-t-il sobrement commenté.

A ses côtés, Devin Booker a été très adroit, sans forcer son jeu (21 pts, 8/12 aux tirs, 8 passes), et Mikal Bridges s'est mué en meilleur marqueur d'un soir (23 pts). A l'intérieur DeAndre Ayton (10 pts, 10 rbds) n'a pas souffert de la comparaison avec Nikola Jokic (22 pts, 9 rbds), poussant le Serbe à une inhabituelle maladresse (9/23).

Les Suns ont ainsi fini à plus de 54% de réussite aux tirs. Il faudra aux Nuggets resserrer leurs rangs mercredi, s'ils veulent faire durer cette série.

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