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Les fiches techniques des 12 équipes de la Basketball Africa League

Le président du Rwanda Paul Kagame lors de la cérémonie de dévoilement du logo BAL à la Kigali Arena, à Kigali, Rwanda, le 19 décembre 2019.

VOA Afrique vous présente les 12 équipes qui s'affronteront à partir du 16 mai à Kigali pour la Basketball Africa League (BAL).

Zamalek (Egypte)

Fondé en 1911 et deuxième club le plus titré d’Égypte derrière Al Ittihad (25 titres nationaux remportés), le Zamalek, club basé au Caire, se présente à cette première édition de la Basketball Africa League avec la casquette d’équipe redoutable. Mais s’il domine à l’échelle nationale, sa moisson continentale n’est pas aussi reluisante, seulement 1 titre enlevé en 1992 où le club cairote a décroché la Coupe d’Afrique des clubs champions. Les Égyptiens ont une poisse, 4 finales perdues dans cette compétition dont la dernière en 1998. Pour la BAL, le champion national 2019 voudrait monter sur le graal pour mettre fin à près de 30 ans de disette en compétition continentale. Pour ce faire, le Zamalek devra d’abord se sortir du groupe C. Des espoirs que les Égyptiens font reposer sur les épaules de l’ensemble des joueurs, mais surtout de l’expérimenté Amro Sherif, 30 ans, qui joue en équipe nationale depuis ses 18 ans.

AS Salé (Maroc)

Le Maroc est représenté à cette Basketball Africa League à travers l’Association Sportive Salé, fondée en 1928 et sept fois championne nationale. L'équipe a joué dans la Division Excellence, le championnat d’élite, pendant de nombreuses années, mais n'a remporté son premier titre de champion qu'en 2010. En 2017, Salé monte sur le toit de l’Afrique, sacrée vainqueur de la FIBA Africa Champions Cup, le premier titre international du club. L’année suivante, l'équipe est encore en finale dans cette même compétition, mais cette fois la marche a été trop haute pour elle face au club le plus titré du continent : Primeiro de Agosto d’Angola. Les Marocains ont arraché leur ticket pour la BAL en tant que champions nationaux 2019. Sous les ordres du coach Said El Bouzidi, celui-là même qui leur a offert leur seul titre continental en 2017, l’AS Salé compte sur des joueurs expérimentés de l'équipe nationale marocaine comme Abderrahim Najah, Zakaria El Masbahi et Soufiane Kourdou.

US Monastir (Tunisie)

L'Union sportive de Monastir est un club tunisien fondé en 1959. L’équipe gravit régulièrement les échelons jusqu'au début des années 1990, avec sa montée en division première où elle s'impose parmi l'élite. Le palmarès du club est impressionant.

Il collectionne les places d'honneur : troisième du championnat en 1990-1991, quatrième en 1995-1996, avant de remporter son premier titre en 1997-1998 sous la direction d'Adel Tlatli et Saber Hafsi. Il récidive en 1999-2000 et en 2004-2005. Il est, par ailleurs, finaliste de la coupe de Tunisie consécutivement entre 2014 et 2017, ce qui fait de Monastir l'un des fiefs du basketball national. Pour la BAL, l’US Monastir est conduit par son coach Soufiane Ferjani et son capitaine Rhadouane Slimani.

Rivers Hoopers (Nigéria)

Les Nigerians de Rivers Hoopers sont basés à Port Harcourt. Fondée en 2009 sous le nom de Royal Hoopers, l'équipe joue dans la Premier League nigériane depuis sa création. Les Hoopers ont remporté le championnat national à trois reprises, avec des titres consécutifs en 2011 et 2012. Leur dernier sacre remonte à 2019. Ils sont sous les ordres de l'entraineur Ogoh Odaudu et la responsabilité de leur capitaine Belema Alamina. Les Hoopers ont signé l'ancien arrière de la NBA Ben Uzoh, ainsi que le duo américain Taren Sullivan et Chris Daniels. Ils ont perdu la star nigériane Festus Ezeli en raison d'une blessure. Son remplaçant n'est autre que l'international ougandais Robinson Odoch Opong, très convoité par d'autres équipes de la BAL. Les Hoopers affrontent les Patriots du Rwanda en match d'ouverture de la Basketball Africa league.

FAP (Cameroun)
Créé en 1972 à Yaoundé, Forces Armées et Police Basketball, connue sous le nom de FAP Yaoundé, est l'équipe de basket des forces armées et de la police camerounaises. En novembre 2019, après avoir battu Abidjan Basketball Club en demi-finale du tournoi qualificatif, dans la Division Ouest, FAP représente le Cameroun à cette première édition de la nouvelle Basketball Africa League (BAL). Les Camerounais ont réussi leur premier tour des éliminatoires, mais ont mieux fait au second. Sur le plan national, en 2020, FAP a remporté son premier titre dans la compétition camerounaise, Elite Messieurs pendant laquelle le club est resté invaincu tout au long du tournoi. Pour la BAL, FAP peut compter sur son entraîneur Lazare Adingono, l’Américano-camerounais qui est un ancien joueur de Basketball.

Patriots (Rwanda)

Aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre des années. Cet adage s’applique bien au club rwandais des Patriots BBC fondé en 2014 par un groupe de dirigeants d'entreprises. Deux ans plus tard, les Patriots ont remporté leur premier championnat national. En 2019, ils décrochent leur quatrième titre de champion dans la Kigali Arena, à guichets fermés. Un début de vie tonitruant dans le basketball national que les Pariots voudront confirmer à l’échelle continentale à la faveur de cette Basketball Africa League dont ils abritent la première édition. Bien évidemment, Covid-19 oblige, les Rwandais ne pourront pas bénéficier du soutien direct de leurs supporters dans les gradins, mais ils conservent l’avantage de jouer dans une enceinte qu’ils connaissent. Ces nouveaux venus dans le basketball africain se donnent les moyens de leurs ambitions en engageant l'Américain Alan Major comme nouvel entraîneur-chef en avril dernier. Saura-t-il mettre sur pieds des éléments compétitifs à la hauteur des ambitions du club pour cette BAL ? Une chose est sûre, l’apprentissage au niveau continental ne s’annonce pas facile.

AS Police (Mali)

Arborant fièrement les couleurs bleue, jaune et blanche, l’AS Police, une équipe de Basketball de la capitale malienne, Bamako, s’est hissée au sommet du podium national en 2019, remportant le championnat du Mali avec un score parfait de 9 victoires, zéro défaite. Un titre qui lui a permis de disputer les qualifications pour la BAL. Au premier tour, l'équipe a terminé première du groupe A. C’est finalement en décembre que l’AS police a arraché son ticket, le dernier disponible pour la saison inaugurale de la Basketball Africa League, après s’être imposée de justesse à Yaoundé face à Abidjan Basketball Club. Une chance qui emmène les Maliens à Kigali, mais sur laquelle ils ne sauront exclusivement reposer leurs espoirs de sortir de la phase de poule. Si l’AS Police a surclassé le championnat malien ces dernières années, alignant deux titres 2019 et 2020, l’entraineur Moussa Sogoré et le capitaine Samaké Badra savent qu’ils jouent gros, eux qui viennent d’un pays réputé de basketball.

GSP (Algérie)

Le Groupement Sportif des Pétroliers d’Algérie est un club centenaire. Créé en 1921, le GSP n’a formé son équipe de basketball qu’en 2008. Basé à Alger, le GSP faisait à l’origine partie du Mouloudia Club. Riche d’une grande expérience dans le domaine sportif, l’équipe surnommée « Le Doyen » a su s’imposer année après année pour remporter tous les championnats de Basketball algériens depuis 2010. Un palmarès retentissant puisque la formation est la plus titrée du pays dans la discipline. Les Algériens peuvent compter sur leur coach Mohamed Krideche avec qui ils dominent le championnat national, mais aussi et surtout sur Mohamed Sedik TOUATI, 34 ans, avec sa moyenne de 15 points et 9 rebonds par match cette saison. Il a été le principal artisan de leur qualification lors du match décisif, à Yaoundé, face à l’AS police du Mali. Mohamed Sedik TOUATI avait alors réalisé un double-double avec 17 points et 17 rebonds.

GNBC (Madagascar)

Créé en 2012, donc après à peine 9 ans d’existence, Gendarmérie Nationale Basket Club fait figure d’outsider à la Basketball Africa League. Le club a pourtant montré qu’il mérite bien d’être là en arrachant sa qualification dans la Kigali Arena en même temps que le pays hôte, le Rwanda, lors des éliminatoires de la Division Est. Une qualification décrochée devant les redoutés Mozambicains de Ferroviario de Maputo. Pour se faire, GNBC a dû combler un écart de 21 points pour battre le Champion du Mozambique, 94-90. Constant Fabrice Mandimbison, qui a été très régulier dans les éliminatoires, est à surveiller de près. Il a enregistré un double double impressionnant avec 22 points et 10 rebonds pour mener le club malgache à cette qualification. De quoi donner des ailes à cette formation qui, malgré son jeune âge, a été championne de Madagascar entre 2016-2019, Vice-championne de l’océan Indien en 2016 et qualifiée pour le championnat d’Afrique des clubs en 2019.

Ferroviaro Maputo (Mozambique)

Ferroviário de Maputo est une institution sportive publique ayant 96 ans d'existence. Fondé en 1924, le club basé à Maputo, au Mozambique, ne mettra sa section basketball en place qu’en 1960 et a dû attendre 45 ans avant d’atteindre le sommet national de la balle au panier. C’est en 2005 que les Locomotives, surnom de cette formation, ont remporté leur premier championnat national. Ils ne lâchent plus rien, ou presque, depuis lors. S’en suivra une domination totale du basket national avec 9 titres de champions du Mozambique dont 4 consécutifs entre 2005 et 2009.

Le club est porté par son coach Milagre Macome et son ailier fort, l’espagnol Alvaro Calvo, élu MVP en 2018 et 2019. Les Mozambicains ont sécurisé leur place à la BAL en battant les City Oilers de l’Ouganda 74 à 57 avec 20 points d’Alvaro Calvo. Ils sont réputés pour leur solide défense.

AS Douanes (Sénégal)

Créée en 1980 à Dakar au Sénégal, l'Association Sportive des Douanes, AS Douanes, remporte sa première grande compétition sénégalaise huit ans plus tard. Les « Gabelous », comme on les surnomme, comptent neuf titres de champions du Sénégal, dont quatre consécutifs de 2016 à 2019. Leur entraîneur Mamadou Gueye est nommé « Meilleur entraîneur » chaque année depuis 2016. L'équipe a une longue histoire de joueurs sélectionnés pour représenter l'équipe nationale du Sénégal dans des compétitions internationales. La nouvelle recrue américaine, l'ailier Chris Cockley, a rejoint ses coéquipiers début mai et sera aux côtés de l’ailier fort Pape Diop, un autre joueur à suivre de près. En plus de Chris, les Gabelous ont engagé deux autres joueurs, l’Égyptien Hassan Attia et l’international sénégalais Pape Modou Mbaye. L’objectif de l’AS Douanes à cette BAL : figurer dans le top 8 après 17 ans d’absence de la scène continentale.

Petro Luanda (Angola)

Le club angolais de basketball Petro Luanda fait partie des plus anciens clubs de basket du continent. Fondé en 1980, il a depuis lors raflé de nombreux trophées nationaux et internationaux avec notamment une douzaine de fois la Coupe d’Angola entre 1990 et 2014. Le club fait partie des poids lourds du continent en matière de basketball, ayant remporté deux fois le titre de champion d'Afrique FIBA. Son nouveau coach, le brésilien José Neto, compte sur une équipe relativement jeune, mais expérimentée avec une taille moyenne des joueurs estimée à 1.94m et une moyenne d’âge de 27 ans. Parmi les joueurs à surveiller, le jeune ailier de 22 ans Melvyn Da Silva, transfuge en 2020 du club français Vichy Clermont, le meneur de jeu américain Antwan Scott ou encore le l’ailier fort Aboubakar Gakou.

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NBA: Atlanta va en finale à l'Est

Trae Young des Atlanta Hawks célèbre leur victoire face aux Philadelphia 76ers, USA, le 20 juin 2021.

Atlanta a battu Philadelphie et s'est qualifié pour la finale de conférence Est, où il affrontera Milwaukee, Phoenix ayant débuté par une victoire dans celle de l'Ouest contre les Clippers, grâce à Devin Booker, auteur d'un triple-double à 40 points, dimanche en NBA.

Comme Milwaukee la veille à Brooklyn, Atlanta a réussi une grosse performance en remportant le septième match décisif sur le parquet des Sixers (103-96), au terme d'une nouvelle grosse bataille, durant laquelle leur héros n'a pour une fois pas été Trae Young.

La jeune star a bien pesé dans le match (21 pts, 10 passes), comme sur ce shoot à longue distance qui a donné six unités d'avance à son équipe (93-87) à 2 minutes 30 secondes du terme. Mais son adresse a été globalement en berne (5/23), car la défense de Philly, notamment celle de Ben Simmons (5 pts, 13 passes, 8 rbds), s'est évertuée à l'empêcher d'être efficace.

Il a donc été plus que secondé par Kevin Huerter, "facteur X" d'un soir (10/18) avec ses 27 points qui ont fait très mal aux 76ers. Ses trois lancers francs à 54 secondes de la fin, ont été importants pour tenir la victoire.

Danilo Gallinari a aussi mis des shoots importants en sortie de banc (17 pts), tandis que Jason Collins (14 pts, 16 rbds) a livré une féroce lutte à l'intérieur avec Joel Embiid qui s'est démené en vain pour inverser la situation, en marquant 11 de ses 31 points (11 rbds) dans l'ultime quart-temps.

Car c'est bien Atlanta qui a su mieux maîtriser l'évènement, pour renouer avec une finale de conférence six ans après la précédente. Une qualification qui porte aussi le sceau de Nate McMillan, entraîneur par intérim, nommé après le limogeage de Lloyd Pierce quand les Hawks volaient au ras des pâquerettes en mars.

. Booker au zénith

Portés par Devin Booker, d'un sang-froid remarquable pour un néophyte à ce stade, les Suns sont venus à bout des Clippers (120-114). L'arrière, qui l'an passé avait étincelé dans la bulle d'Orlando lors d'une fin de saison régulière finie avec huit victoires consécutives sans défaite - certes insuffisantes pour aller en play-offs -, vit ses premières joutes à 24 ans.

Et pour l'heure rien ne l'impressionne ni ne l'empêche d'étinceler, que ce soient les Lakers de LeBron James, écartés au premier tour (4-2), les Nuggets du MVP Nikola Jokic, balayés au suivant, et ces Clippers pourtant menaçants.

En l'absence de Chris Paul, tenu de s'isoler selon le protocole Covid-19 de la ligue, sans que l'on sache s'il a contracté le virus ou s'il est cas contact, Booker a fait plus que scorer. Il a été un vrai chef d'orchestre en attaque, distillant 11 passes dont certaines spectaculaires comme ce alley-oop (aérien) volleyé pour le dunk rageur de Mikal Bridges (14 pts), pour prendre définitivement le large à 113-104 dans le money-time.

Booker a aussi pris 13 rebonds, constituant le premier triple-double de sa carrière, en ne perdant que deux ballons, le tout dans un match de finale de conférence. Impressionnant.

A ses côtés, DeAndre Ayton (20 pts) a dominé à l'intérieur face à des Clippers qui avaient décidé de jouer "petit" et n'ont pas suffisamment bien défendu, en témoignent les 55% de réussite aux tirs de Phoenix.

Privés eux aussi de leur star Kawhi Leonard, blessé au genou droit sans qu'on ne sache à quel point c'est grave, les Californiens ont fait plus que jeu égal pendant les trois quarts du match, puisqu'ils ont mené (84-78) dans le sillage de Paul George, à la hauteur des attentes.

Avec 34 points (5 passes) inscrits, il a répondu présent offensivement, même si son 4e quart-temps fut limité à 3 unités. Reggie Jackson (24 pts) a aussi pesé, plutôt en première période.

Le match N.2 aura lieu mardi, toujours à Phoenix.

La Cour suprême américaine ouvre la voie à une rémunération des sportifs universitaires

Ja Morant de Memphis lors d'un match contre la Nouvelle Orleans, USA le 3 août 2020.

La Cour suprême des Etats-Unis a ouvert la voie lundi à une rétribution des athlètes universitaires, aujourd'hui privés de tout salaire malgré les énormes bénéfices qu'ils génèrent.

Les neuf sages étaient appelés à se prononcer sur une question très limitée: l'attribution à ces sportifs d'avantages de nature éducative (ordinateurs, équipements scientifiques, instruments de musique...).

Ils ont jugé à l'unanimité que les limites fixées en la matière par l'Association nationale des athlètes universitaires, la NCAA, qui supervise le sport universitaire, violaient les lois antitrust.

Si la portée immédiate de cette décision est étroite, elle pourrait être suivie d'autres recours, puisque la Cour suprême a reconnu que la NCAA n'échappait pas au droit de la concurrence "même si elle a des objectifs sociaux", comme la préservation du sportamateur.

Le juge Brett Kavanaugh, dans un texte distinct, a soutenu cet arrêt, "une correction importante et attendue de longue date", tout en insistant: "d'autres règles de la NCAA posent aussi d'importantes questions au regard du droit de la concurrence".

L'économie du sport universitaire américain dépasse la plupart des ligues professionnelles du monde par son poids financier, tirée par des contrats de diffusion télévisée gigantesques.

Dans leur décision, les juges rappellent qu'en 2016, les premières divisions de football américain et de basket universitaires ont généré 13,5 milliards de dollars de revenus.

Pour leurs exploits, les sportifs bénéficient seulement d'une prise en charge du coût de leurs études et parfois d'une prime de performance, plafonnée à 5.980 dollars par an.

"Ceux qui dirigent cette entreprise en tirent un profit bien différent", remarque la Cour. Le président de la NCAA gagne 4 millions de dollars par an, et les entraîneurs de football de première division près de 11 millions, note-t-elle.

Pour corriger ce qu'ils perçoivent comme une injustice, huit Etats ont adopté des lois afin de rémunérer les athlètes universitaires pour l'utilisation de leur nom et de leur image en dehors des terrains.

Avant leur entrée en vigueur, à partir du 1er juillet, la NCAA a prévu de se réunir mardi et mercredi et pourrait aussi annoncer des réformes.

Plusieurs propositions de loi ont également été introduites au Congrès. L'une prévoit que 50% des bénéfices générés par leur discipline soient reversés aux athlètes.

Le sport universitaire américain est très suivi aux Etats-Unis: des dizaines de millions d'anciens étudiants restent fidèles à leur ancienne faculté et soutiennent les équipes sportives de leur "alma mater", l'établissement dans lequel ils ont fait leurs études supérieures.

NBA: le Serbe Nikola Jokic, désigné meilleur joueur de la saison

Nikola Jokic Denver Nuggets center lors d'un match contre Portland, USA, le 3 juin 2021.

Le pivot des Denver Nuggets Nikola Jokic a été désigné meilleur joueur de la saison régulière en NBA, a annoncé mardi la ligue nord-américaine de basket.

Le Serbe de 26 ans a devancé largement au nombre de votes l'intérieur camerounais de Philadelphie Joel Embiid, deuxième, et le meneur de Golden State Stephen Curry, qui briguait une troisième récompense après 2015 et 2016.

Il succède au Grec Giannis Antetokounmpo (Milwaukee) plébiscité ces deux dernières saisons. Ce qui fait de lui le troisième Européen de l'histoire à recevoir le trophée Maurice Podoloff, quatorze ans après l'Allemand Dirk Nowitzki, ex-star de Dallas, et le cinquième international après le Nigérian Hakeem Olajuwon (1994) et le Canadien Steve Nash (2005, 2006).

Le "Joker", qui avait été choisi en 41e position par les Nuggets en 2014, est devenu le MVP drafté le plus bas dans l'histoire de la NBA.

Sa progression au fil des ans a été constante. Durant sa 6e saison régulière (le vote doit ne tenir que compte que des performances établies dans cette période, hors play-offs), il a tourné à 26,4 points, 10,8 rebonds et 8,3 passes décisives de moyenne. Son taux de réussite aux tirs a été excellent (56,6 %, 38,8 % à 3 points).

Comme en attestent ses statistiques, Jokic incarne le joueur polyvalent par excellence, capable de tout faire sur parquet: marquer, passer, créer, prendre des rebonds, bien défendre. Ce profil s'est développé ces dernières années en NBA dans le sillage de LeBron James, en témoigne l'émergence de jeunes stars telles que Joel Embiid ou le jeune prodige slovène Luka Doncic.

Mais le Serbe rappelle furieusement un des précurseurs de ce basket moderne: le légendaire Larry Bird. Même mains d'or, même capacité à briller dans tous les compartiments du jeu, même carcasse faussement pataude, les points communs ne manquent pas, sinon au niveau du palmarès, puisque l'ancienne idole des Celtics a été "MVP" trois années d'affilée (1984, 1985, 1986) et champion NBA en 1981, 1984 et 1986.

Pour l'heure Jokic n'a conduit Denver qu'en finale de conférence Ouest l'an passé dans la bulle d'Orlando. Actuellement en demi-finale de l'actuel exercice, mené 1-0 par Phoenix, il va tenter de faire mieux malgré un effectif amoindri par les blessures.

Play-offs NBA: Brooklyn écoeure Milwaukee

Kevin Durant (7) des Brooklyn Nets tente un shoot face à Bobby Portis (9) des Milwaukee Bucks, New York, le 7 juin 2021, Credit: Wende

Les Nets ont encore fait parler la poudre face aux impuissants Bucks (125-86), pour se détacher deux victoires à rien en demi-finale de la conférence Est, lundi, tandis que Phoenix a parfaitement entamé sa série à l'Ouest, en s'imposant contre Denver (122-105).

S'ils voulaient envoyer un message à la concurrence dans ces play-offs, les New-Yorkais ne s'y prendraient pas mieux, tant ils sont pour l'instant imprenables.

C'est pied au plancher qu'ils ont démarré la rencontre, infligeant un lourd 36-19 à Milwaukee. Ils ont accentué leur avance à la pause (65-41), scellant d'autant le sort de la rencontre.

Cette première période a été un festival, mêlant efficacité et spectacle, entre les shoots glaciaux de Durant (32 pts, 12/18), les paniers de funambule de Kyrie Irving (22 pts) et les dunks digne d'un All-Star Game de Blake Griffin (7 pts, 8 rbds) dont on ne soulignera jamais assez la résurrection, mue par l'ardent désir d'enfin goûter à un titre à 31 ans.

La qualité du jeu offensif proposé par Steve Nash - qui en fut un des plus beaux ambassadeurs du temps où il était meneur, récompensé de deux trophées de MVP -, sa variété, sa fluidité, son efficacité (21/42 derrière l'arc) sont un modèle du genre. Rarement a-t-on vu aussi fort sur un parquet.

"Le chemin est encore long, mais quand on joue dur tous ensemble, de bonnes choses se produisent", a commenté à raison Durant.

Il faudra à ses Nets d'abord remporter un titre, pour se comparer aux Lakers dans leur période dorée de Magic Johnson et Kareem Abdul-Jabbar ou aux Warriors du "Big3" dont faisait partie "KD" avec Stephen Curry et Klay Thompson. Mais ils en prennent le bon chemin.

On en oublierait presque que cette armada est dépourvue de James Harden! Souffrant de l'ischio-jambier droit, son absence est à durée indéterminée, ce qui n'est pas rassurant, surtout s'agissant d'une rechute d'une déchirure musculaire.

Mais Brooklyn n'en pâtit pas pour l'heure dans une série où la défense supposément armée des Bucks prend l'eau trop facilement.

Peut-être qu'aucune autre équipe de la ligue n'est d'ailleurs en mesure de mettre en échec son armada, l'avenir le dira. En attendant, Giannis Antetokounmpo (18 pts, 11 rbds) et les siens vont devoir sacrément muscler leur jeu et aussi montrer autre chose offensivement (44% aux tirs, 30% derrière l'arc).

. Brûlants Suns

Au 1er tour, les Suns ont fait fort en sortant les Lakers de LeBron James, certes amoindris sans Anthony Davis blessé à l'aine. Leur succès autoritaire aux dépens de Denver, au terme d'une démonstration de force collective, prouve qu'ils ne comptent pas s'arrêter en si bon chemin.

Après une première période serrée, Phoenix a fait la différence dans le 3e quart-temps, malgré un 7-0 encaissé d'entrée. Sur quoi, il a passé la vitesse supérieure, infligeant un 25-7 en sept minutes à un adversaire totalement déboussolé, pour mener 88-79 à l'entame des douze dernières minutes.

Après cette séquence irrésistible, la grêle a continué de tomber sur la tête des Nuggets en début de 4e quart-temps, avec dix points en deux minutes réussis par Chris Paul (21 au total, 11 passes), manifestement plus gêné par sa contusion à l'épaule droite.

"On a une vraie équipe, dans laquelle tout le monde prend sa chance, et au final on prend tous un sacré plaisir. C'est ce qu'il y a de mieux dans l'histoire", a-t-il sobrement commenté.

A ses côtés, Devin Booker a été très adroit, sans forcer son jeu (21 pts, 8/12 aux tirs, 8 passes), et Mikal Bridges s'est mué en meilleur marqueur d'un soir (23 pts). A l'intérieur DeAndre Ayton (10 pts, 10 rbds) n'a pas souffert de la comparaison avec Nikola Jokic (22 pts, 9 rbds), poussant le Serbe à une inhabituelle maladresse (9/23).

Les Suns ont ainsi fini à plus de 54% de réussite aux tirs. Il faudra aux Nuggets resserrer leurs rangs mercredi, s'ils veulent faire durer cette série.

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