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Lamine Diack bientôt de retour au Sénégal

Lamine Diack quitte la cour de justice de Paris, France le 10 juin 2020.

L'ancien patron de l'athlétisme mondial, Lamine Diack, condamné à Paris dans une affaire de corruption autour du dopage en Russie, va rentrer au Sénégal après avoir versé une caution de 500.000 euros à la justice française, a-t-on appris lundi de sources concordantes.

A 87 ans, Lamine Diack, qui a fait appel de cette condamnation, était retenu en France en raison de sa mise en examen dans une deuxième affaire, portant sur des soupçons d'achat de votes dans l'attribution des Jeux olympiques.

Dans ce second dossier, l'ancien président de la Fédération internationale d'athlétisme (IAAF, 1999-2015) s'était vu confisquer son passeport dans la cadre d'un contrôle judiciaire imposé par les juges d'instruction.

Mais la juge chargée des investigations a récemment levé son interdiction de quitter le territoire, sous réserve que l'ancien champion verse une caution de 500.000 euros correspondant à l'amende encourue, et à condition qu'il continue de répondre aux convocations judiciaires, selon l'ordonnance consultée par l'AFP, confirmant des informations de la presse sénégalaise.

"Il a versé les 500.000 euros la semaine dernière", a indiqué à l'AFP un de ses avocats, Me Simon Ndiaye, précisant que M. Diack avait "encore des formalités administratives à remplir" avant de revenir au Sénégal.

Un club de football réputé, le Jaraaf de Dakar (championnat d'élite), a vendu une partie de son patrimoine foncier pour payer la caution, a affirmé lundi à l'AFP son président Cheikh Seck.

"On a vendu la moitié de Kër Jaraaf (le siège du club, ndlr) qui fait 5.700 mètres carrés. Une partie de l'argent a servi à payer la caution. L'autre partie a servi à régler le passif du club et servira également à financer des investissements" sportifs et immobiliers, a dit M. Seck.

Lamine Diack a été à deux reprises président du Jaraaf, dans les années 1970 et 2000.

Une membre de sa famille a affirmé à l'AFP qu'il devrait rentrer à Dakar "d'ici vendredi".

Le Sénégalais a été condamné le 16 septembre 2020 à Paris à quatre ans de prison, dont deux ferme, et 500.000 euros d'amende pour corruption et abus de confiance, notamment pour avoir caché des cas de dopage en Russie ou retardé des sanctions contre des athlètes russes dopés, en échange de financements et pour favoriser des négociations de sponsoring et de diffusion avec la Russie.

Son procès en appel n'est pas encore fixé.

Il est par ailleurs mis en examen depuis le 27 mars 2019, toujours pour corruption, dans le cadre des attributions des JO-2016 à Rio et 2020 à Tokyo, mais aussi dans les processus d'attribution des Mondiaux d'athlétisme de Pékin en 2015, puis des Mondiaux 2017 et 2019, pour lesquels le Qatar était candidat.

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Tournoi de Rome: Serena Williams rate le mille

Serena Williams quitte le court de Melbourne, Australie, le 18 février 2021.

Un petit tour et puis s'en vont: c'est déjà fini à Rome pour Serena Williams sortie mercredi pour son retour sur le circuit, lors de son 1000e match en simple, mais aussi pour les N.2 mondiaux Naomi Osaka et Daniil Medveded.

A moins de trois semaines de Roland-Garros (30 mai-13 juin), la N.1 mondiale Ashleigh Barty n'a elle pas raté son entrée, lors d'une journée dont l'affiche est attendue en soirée entre Rafael Nadal (tête de série N.2), recordman des victoires à Rome (9) et l'étoile montante italienne Jannik Sinner, 19 ans (18e mondial).

Après près de trois mois sans compétition, depuis sa demi-finale perdue à l'Open d'Australie, Williams rappelait lundi que sa "fraîcheur" était un avantage autant qu'une difficulté au moment de reprendre pied sur l'exigeante terre battue.

Elle n'avait pas tort: toujours très puissante mais en difficulté dans les déplacements, un peu lente, la star de 39 ans a chuté d'entrée, au 2e tour, dominée par l'Argentine Nadia Podoroska (44e) 7-6 (8/6), 7-5.

Surprenante demi-finaliste à Roland-Garros l'an dernier, Podoroska a affiché un joli sang-froid dans le tie-break de la première manche, où Serena Williams a d'abord sauvé trois balles de set, puis dans le second set, quand l'Américaine semblait remise en selle après être revenue à 5-5 après avoir été menée 5-2.

- "Un peu frustrant" -

"Elle a un bon jeu, elle est consistante", a reconnu Serena Williams au sujet de l'Argentine, qui retrouvera en huitièmes la Croate Petra Martic (25e mondiale).

"C'est dur le premier match sur terre battue. (...) Je me suis entraînée pendant des mois mais c'est clairement différent. C'était bien pour moi de jouer une telle joueuse sur terre battue, mais un peu frustrant", a souligné celle qui n'a pas renoncé à l'ambition d'égaler le record de 24 grands chelems de Margaret Court.

Le retour des sensations n'est qu'une "question de temps", a-t-elle relativisé, sans pour autant masquer sa déception. Elle n'imaginait sans doute pas comme ça le 1000e match de sa carrière en simple, disputé devant des gradins vides pour cause de pandémie de coronavirus (le public sera admis à partir de jeudi seulement, dans une jauge de 25%), dans une ville qu'elle adore.

Podoroska a elle savouré "une victoire particulière", contre "une grande sportive, qui a fait tant de choses pour notre sport".

Naomi Osaka, qui était la dernière adversaire de Williams en Australie, n'aura pas droit non plus aux applaudissements: encore en quête de repères sur terre battue, la Japonaise a été dominée par l'Américaine Jessica Pegula (31e mondiale) 7-6, 6-2.
- Karatsev en grande forme -
La quadruple lauréate en Grand Chelem a craqué dans le jeu décisif du premier set (7-2) et n'a pas su revenir face à une Américaine en confiance et davantage dans le rythme.

Pegula réalise à 27 ans une très belle saison, en ayant obtenu en Australie le meilleur résultat de sa carrière en Grand Chelem, avec un quart de finale. Elle retrouvera en huitièmes la Russe Ekaterina Alexandrova (33e mondiale).

Chez les hommes, le Russe Daniil Medvedev, qui vient de reprendre la deuxième place au classement ATP à Rafael Nadal, a mordu la poussière face à son compatriote Aslan Karatsev (27e) 6-2, 6-4.

Karatsev, en grande forme, s'est offert en moins d'un mois le N.1 mondial Novak Djokovic (à Belgrade) et le N.2, même s'il est vrai que Medveded est loin d'être un "terrien": il avait perdu dès son deuxième match la semaine dernière à Madrid, pour son retour sur le circuit après avoir été testé positif au Covid-19 mi-avril avant son entrée en lice au Masters 1000 de Monte-Carlo.

L'Autrichien Dominic Thiem, tête de série N.4, a lui souffert mais s'en est sorti en trois sets et plus de 2h30 de jeu face au Hongrois Marton Fucsovics (44e mondial) 3-6, 7-6, 6-0.

Lamine Diack, ex-patron de l'athlétisme mondial, rentre au Sénégal

Lamine Diack, ancien chef de l'Association internationale des fédérations d'athlétisme (aujourd'hui World Athletics), quitte le palais de justice de Paris, le 10 juin 2020.

L'ancien patron de l'athlétisme mondial, Lamine Diack, est rentré lundi soir au Sénégal pour la première fois depuis des années et sa mise en cause dans une vaste affaire de corruption présumée autour du dopage en Russie, a appris mardi l'AFP auprès d'un membre de sa famille.

Lamine Diack, 87 ans, ancien président de la Fédération internationale d'athlétisme (IAAF, 1999-2015), a été accueilli par sa famille à sa descente d'avion en provenance de France, a confié ce proche, s'exprimant sous le couvert de l'anonymat en raison du caractère privé de ce retour.

"Il n'était plus rentré depuis sa mise en examen" en 2015, a-t-il dit.

Lamine Diack a depuis été condamné par la justice française à quatre ans de prison, dont deux ferme, et 500.000 euros d'amende pour corruption et abus de confiance. Il a fait appel de cette condamnation et la date d'un nouveau procès reste à fixer.

"Il va prendre le temps de se reposer, de se recueillir sur la tombe de ses parents. Avant tout, il va falloir qu'il se repose, qu'il voie sa famille, qu'il profite de ses nombreux petits-enfants", a assuré ce proche.

Cependant, à une échéance non-précisée, il devrait répondre à des questions de la presse, a-t-il ajouté. "Il est toujours serein et combatif", a-t-il encore souligné.

Lamine Diack a été condamné le 16 septembre 2020 à Paris, notamment pour avoir caché des cas de dopage en Russie ou retardé des sanctions contre des athlètes russes dopés en échange de financements et pour favoriser des négociations de sponsoring et de diffusion avec la Russie.

Mais c'est sa mise en examen dans une autre affaire, encore non jugée, qui l'empêchait de rentrer au Sénégal. Il s'était vu confisquer son passeport dans le cadre du contrôle judiciaire imposé par les juges.

Lamine Diack a été condamné à Paris à quatre ans de prison
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Dans ce second dossier, M. Diack est mis en examen depuis le 27 mars 2019, toujours pour corruption, dans le cadre des attributions des JO-2016 à Rio et 2020 à Tokyo, mais aussi dans les processus d'attribution des Mondiaux d'athlétisme de Pékin en 2015, puis des Mondiaux 2017 et 2019, pour lesquels le Qatar était candidat.

La juge chargée des investigations a récemment levé son interdiction de quitter le territoire contre le versement d'une caution de 500.000 euros correspondant à l'amende encourue, et à condition qu'il continue de répondre aux convocations judiciaires.

Un club de football sénégalais réputé, le Jaraaf de Dakar (championnat d'élite), a vendu une partie de son patrimoine foncier pour payer la caution, a affirmé à l'AFP son président Cheikh Seck. Lamine Diack a été à deux reprises président du Jaraaf, dans les années 1970 et 2000.

Le champion du monde camerounais Ngannou accueilli en héros chez lui

Le Camerounais Francis Ngannou, champion du monde des arts martiaux mixtes poids lourds (MMA), à Bafoussam, au Cameroun, le 1er mai 2021.

Un concert de klaxons accueille l'enfant du pays: Francis Ngannou, champion du monde des poids lourds d'arts martiaux mixtes (MMA), a fait le week-end dernier un retour triomphal dans son village natal de Batié, dans l'ouest du Cameroun.

Le colosse d'1m93 pour 113 kilos, surnommé "The Predator", a battu à Las Vegas le 28 mars par KO l'Américain Stipe Miocic, tenant du titre, devenant ainsi le premier Africain à obtenir cette consécration mondiale dans la plus prestigieuses des ligues, l'Ultimate Fighting Championship (UFC) américaine.

Debout à l'arrière d'un pick-up, Francis Ngannou, sourire aux lèvres et ceinture de champion dorée devant lui, salue les supporters de sa petite ville venus l'acclamer.

Alors que l'interminable convoi de véhicules qui accompagne le champion de 34 ans traverse l'axe principal desservant cette commune d'environ 20.000 personnes, une myriade d'enfants, de femmes et de vieillards sortent à mesure que le cortège avance.

Sur l'esplanade de la fondation créée par Francis Ngannou à Batié pour encadrer de jeunes sportifs, près de 2.000 personnes ont pris place pour une cérémonie d'accueil.

Le champion du monde, admirateur de Mike Tyson, parle d'une voix posée et calme. Bien loin de l'image du "Predator" sur les rings, lui qui s'adonne à un sport de combat extrême qui permet coups de pied, poing, genou, coude et passages au sol.

"Voici la ceinture", lance-t-il en ghomala, une langue de l'ouest du Cameroun, devant une foule en liesse. "Cette ceinture est très belle, mais ce n'est qu'un bout de métal. Pour moi, le plus important, c'est ce qu'elle véhicule, elle représente la foi et la détermination", enchaîne M. Ngannou.

Le Camerounais Francis Ngannou, champion du monde des arts martiaux mixtes poids lourds (MMA), à Bafoussam, au Cameroun, le 1er mai 2021.
Le Camerounais Francis Ngannou, champion du monde des arts martiaux mixtes poids lourds (MMA), à Bafoussam, au Cameroun, le 1er mai 2021.

"Fierté du Cameroun"

"Ngannou Champion", lit-on sur une pancarte portée, au milieu de la foule, par un jeune fan, Armand Teguia, parti de Yaoundé, la capitale, à près de 300 km, pour célébrer celui qu'il considère comme un "modèle".

"Je suis tellement ému, content, fier d'avoir un grand frère qui est champion du monde et qui fait la fierté du Cameroun", s'enthousiasme-t-il. "Il me donne de l'espoir, l'envie de travailler. C'est le meilleur, il n'y en a pas deux", poursuit-il.

Francis Ngannou, né en 1986, a passé son enfance à Batié. Il abandonne ses études au collège et enchaîne les petits boulots pour survivre, travaillant successivement dans une carrière de sable ou comme conducteur de moto-taxi.

Il découvre sur le tard les sports de combat. Mais l'absence de perspectives au Cameroun le pousse à l'exil. En 2013, il arrive clandestinement en France, où il dort un temps dans la rue à Paris avant de faire des rencontres qui lui permettent de poursuivre sa carrière dans les arts martiaux.

"Je ne suis pas une légende. Je suis juste un enfant du village qui a cru en ses rêves", assure-t-il. "Ce que je retiens de mon parcours c'est que c'est possible tant qu'on y croit, c'est possible tant qu'on s'accroche", indique-t-il.

"Lorsqu'il était tout petit, je percevais déjà en lui beaucoup de détermination. J'avais compris qu'il avait un objectif très précis à atteindre dans la vie, mais il ne l'avait jamais révélé à qui que ce soit", témoigne Ferdinand Kamga, qui a côtoyé le "predator" quand il travaillait à la carrière de sable.

Une banderole à l'effigie du Camerounais Francis Ngannou, champion du monde des arts martiaux mixtes poids lourds (MMA), alors qu'il conduisait dans les rues de Bafoussam, au Cameroun, le 1er mai 2021, pour présenter sa ceinture de championnat.
Une banderole à l'effigie du Camerounais Francis Ngannou, champion du monde des arts martiaux mixtes poids lourds (MMA), alors qu'il conduisait dans les rues de Bafoussam, au Cameroun, le 1er mai 2021, pour présenter sa ceinture de championnat.

Centre de formation

En 2019, Francis Ngannou a ouvert dans son village un centre multisports pour former des jeunes aux arts martiaux.

Huit fois champion d'Angleterre de jiu-jitsu brésilien, Sam Michael Crook s'est installé en 2019 à Batié pour encadrer des jeunes du centre de Ngannou. Plusieurs dizaines de jeunes s'y entraînent. "Tout est gratuit", souligne le Britannique.

"C'est un premier centre. Nous avons prévu une deuxième salle à Buéa dans la région du Sud-Ouest, mais on ne s'arrêtera pas là", promet Francis Ngannou.

"Le projet est immense et vise à couvrir tout le territoire national avec (...) des opportunités données aux jeunes de pouvoir s'entraîner au plan sportif et de favoriser leur développement personnel; ce qui permettra aux enfants de croire en leurs rêves", avance-t-il.

"Francis m'a récupéré dans la rue pour me mettre où je suis actuellement. Je n'avais rien à manger. Aujourd'hui, j'ai un bon cadre pour m'entraîner à tout moment", témoigne Desmond Tamungang, champion du Cameroun de MMA de 28 ans.

Il doit participer à la mi-mai au championnat d'Afrique de MMA, avec pour objectif d'avoir le même palmarès que son mentor.

"Je bosse dur pour que ce titre de champion du monde reste ici. Rien ne m'empêchera d'avoir cette ceinture. Je veux en avoir plus que Francis Ngannou", ambitionne-t-il.

A Batié, il n'est pas le seul à caresser ce rêve.

Rapport accablant sur la gymnastique en Australie

L'athlète de gymnastique rythmique britannique, Hannah Martin, lors d'une formation au viaduc de la vallée d'Ouse, Sussex, Grande-Bretagne, 29 juin 2020.

Des corps tordus à l'excès, des agressions sexuelles, des adolescentes humiliées pour leur poids: en Australie, une rapport publié lundi dresse un état accablant de la pratique de la gymnastique.

"J'ai eu une bonne vie malgré la gymnastique, témoigne une ex-athlète de haut niveau sous condition d’anonymat, parmi la cinquantaine de personnes interrogées par la Commission Australienne des Droits Humains (AHRC).

"Mais j'ai dû faire face aux conséquences physiques et psychologiques. Je souhaite sincèrement n'avoir jamais fait partie de l'élite de la gym." Les témoignages sont glaçants tout au long du rapport, qui dépeint la gymnastique australienne sous son pire jour.

"Le signalement et l'enquête sur les cas de maltraitance, de négligence envers des enfants, de mauvaise conduite, d'intimidation, de harcèlement et d'agression sexuels (...) ne sont pas mis en œuvre" dans la gym, déplore l'AHRC, qui pointe également les négligences médicales et des propos racistes et sexistes à l'encontre des gymnastes.

"Elle (l'entraîneure) m'étirait au point que je voulais mourir. La douleur était atroce... Si je me crispais ou pleurais à cause de la douleur, elle comptait plus lentement", raconte une ancienne gymnaste.

"Souvent, lorsque nous nous étirions dans le gymnase, (l'entraîneur) avait une érection, que je sentais qu'il poussait répétitivement sur mes hanches ou mon dos en grognant et en soupirant", narre une autre.

"La première fois qu'on m'a dit que j'étais grosse, j'avais 11 ans et je pesais 22 kilos", se souvient une troisième.

La fédération australienne de gymnastique, qui a commissionné cette enquête à l'AHRC, a "présenté ses excuses sans réserve à toutes les athlètes qui ont été victimes d'abus ainsi qu'aux membres de leur famille". Elle a promis d'adopter les 12 recommandations proposées par le rapport.

La gymnastique a été secoué par une série de scandales ces dernières années.

Aux Etats-Unis, Larry Nassar, l'ex-médecin de l'équipe américaine de gymnastique, a été reconnu coupable d'avoir agressé sexuellement au moins 265 gymnastes de haut niveau durant deux décennies. En Grande-Bretagne, des championnes ont également dénoncé des abus au sein de leur discipline. Et début avril, d'anciens gymnastes grecs ont affirmé avoir subi des décennies de maltraitances "s'apparentant à de la torture" de la part de leurs entraîneurs.

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