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Tunisie

Les Tunisiens marquent les 10 ans de leur révolution dans le confinement

Les partisans d’Hizb Ut-Tahrir brandissent des drapeaux lors d’un rassemblement à Sidi Bouzid, Tunisie, 17 décembre 2013.

La Tunisie célèbre ce 14 janvier le 10e anniversaire de sa révolution sans drapeaux ni de manifestations. Il n’y aura que quelques émissions spéciales à cause d’un confinement de quatre jours qui commence ce jeudi pour contenir la nouvelle vague de coronavirus.

"Normalement, on aurait manifesté sur l'avenue pour demander plus de justice sociale, car les gouvernements qui se succèdent depuis 2011 n'ont toujours pas pris en compte cette demande", explique à l'AFP Alaa Talbi, président de l’ONG “Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux”.

"Neuf gouvernements en dix ans ont peiné (...) à équilibrer les intérêts de l'élite traditionnelle avec ceux de la population défavorisée", souligne l'Institut Transnational, un think tank basé à Amsterdam.

La classe politique, fragmentée et paralysée par des luttes de pouvoir, peine à agir, et elle est accusée de servir des intérêts personnels.

Le 14 janvier 2011, après plusieurs semaines de troubles déclenchés par l'immolation d'un vendeur ambulant dans l'intérieur du pays, une foule inédite se rassemble devant le ministère de l'Intérieur, centre névralgique du régime au coeur de la capitale.

La colère contre la misère se tourne contre le régime, et le foule scande "Dégage". Le soir même, Ben Ali prend la fuite vers un exil doré en Arabie saoudite, où il est décédé en 2019, dans la discrétion.

La fuite de Ben Ali, après 23 années de règne a été suivie par des soulèvements dans plusieurs pays de la région et la chute d'autres autocrates considérés jusqu'alors comme inamovibles. Mais la Tunisie est le seul à avoir poursuivi sa démocratisation.

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Près de 500 migrants secourus au large par la Marine tunisienne

Un groupe de migrants arrive sur un bateau pneumatique après avoir été secouru par les garde-côtes tunisiens au large de Bizerte, en Tunisie, le 12 octobre 2017. (archives)

Près de 500 migrants partis de Libye ont été secourus vendredi par la Marine tunisienne après le chavirage de l'embarcation qui les transportait au large de la Tunisie, a indiqué le ministère de la Défense.

"Une patrouille de haute mer appuyée par des unités de la Marine et des gardes-côtes ont secouru vendredi à l'aube 487 migrants clandestins de différentes nationalités arabes, asiatiques et africaine", a affirmé le ministère dans un communiqué.

L'embarcation était partie des côtés libyennes et se dirigeait vers "l'espace européen", a ajouté le ministère.

Plongée dans le chaos depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011, la Libye est devenue une plaque tournante pour des dizaines de milliers de migrants cherchant à gagner l'Europe par la mer.

Parmi les migrants secourus vendredi après le chavirage de leur embarcation au large de Sfax, dans l'est de la Tunisie, figurent notamment 162 Egyptiens, 104 Bangladais, 81 Syriens, 78 Marocains, 13 Erythréens et 11 Soudanais, selon le communiqué.

Treize femmes et 93 enfants faisaient partie des passagers, a ajouté la même source.

Les autorités tunisiennes avaient annoncé dimanche avoir procédé la veille à l'interception de plus de 200 migrants, qui cherchaient à atteindre les côtes italiennes, lors de neuf opérations différentes.

Le 31 octobre, les gardes-côtes avaient annoncé avoir déjoué six tentatives d'émigration et "secouru" 125 migrants, dont 112 originaires d'Afrique subsaharienne.

Deux semaines plus tôt, au moins quatre personnes avaient perdu la vie et 19 avaient été portées disparues après qu'un bateau transportant des migrants, tous Tunisiens, avait coulé au large de la côte est tunisienne, dans la région de Mahdia.

Ces dernières années, des milliers de migrants, originaires d'Afrique subsaharienne mais aussi de Tunisie, ont cherché à émigrer principalement via l'île sicilienne de Lampedusa, située à seulement 140 kilomètres de la côte est de la Tunisie.

Plus d'un millier de manifestants dans les rues de Tunis

Des manifestants tunisiens brandissent le drapeau national devant le parlement à Tunis, le 14 novembre 2021.

Plus d'un millier de manifestants se sont rassemblés dimanche à proximité du Parlement tunisien pour protester contre la décision du président Kais Saied de s'arroger les pleins pouvoirs, dénonçant un "coup d'Etat".

Après des mois de blocage politique et en pleine grave crise socio-économique et sanitaire, M. Saied a invoqué le 25 juillet un "péril imminent" pour limoger le Premier ministre, suspendre les activités du Parlement et reprendre en main le pouvoir judiciaire.

"Le peuple veut ce que vous ne voulez pas..", "Le peuple veut faire tomber le coup d'Etat" ou encore "Kais, lâche, agent du colonialisme", ont martelé dimanche les manifestants qui étaient au moins entre 1.000 et 2.000, selon des journalistes de l'AFP sur place.

Sur leurs pancartes on pouvait lire: "Les actions de Kais Saied ont abouti à la faillite" de la Tunisie, "Non à l'intimidation des médias" ou "Un pouvoir judiciaire indépendant est requis".

Plusieurs internautes ont dénoncé que des véhicules aient été empêchés de rejoindre le quartier du Bardo, où se trouve le Parlement, près de la capitale Tunis.

Le 22 septembre, après deux mois d'incertitudes, le président Saied a promulgué un décret officialisant la suspension de plusieurs chapitres de la Constitution et instaurant des "mesures exceptionnelles", censées être provisoires, le temps de mener des "réformes politiques", dont des amendements à la Constitution de 2014.

En attendant, il a maintenu le gel du Parlement - ainsi que les salaires et tous les avantages dont bénéficient les députés - , légifère lui-même par décrets et préside le conseil des ministres.

Le 29 septembre, M. Saied a nommé la scientifique Najla Bouden comme Premier ministre et le gouvernement a été formé le 11 octobre.

Après le coup de force du président, des organisations non gouvernementales tunisiennes et internationales ont critiqué un "accaparement du pouvoir" et dit craindre pour les droits et libertés publiques.

Accident sur une plateforme pétrolière libyenne: 2 morts, 2 disparus

Une raffinerie de pétrole dans la ville de Ras Lanuf, au nord de la Libye, le 11 janvier 2017.

Deux Tunisiens ont perdu la vie et deux autres sont toujours portés disparus après un accident survenu vendredi sur une plateforme pétrolière offshore au large de la côte ouest de la Libye, a-t-on appris de sources officielles.

"Un douloureux accident est survenu sur la plateforme pétrolière du champ Al-Bouri, au large de la ville libyenne de Zaouia, entraînant la mort de deux ressortissants tunisiens, dont les corps ont été retrouvés immédiatement, alors que deux autres sont portés disparus", probablement tombés à l'eau, a fait savoir le consulat général de Tunisie à Tripoli.

Un cinquième Tunisien, tombé à l'eau, "a pu être secouru et transporté par Air Ambulance à l'hôpital" alors que les recherches se poursuivent pour les deux disparus, selon ce communiqué publié sur Facebook dans la nuit de vendredi à samedi.

Selon le consulat tunisien, les cinq travailleurs, employés par un opérateur tunisien, ont chuté de l'un des réservoirs flottants lorsqu'un câble s'est rompu.

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Sans donner de bilan, l'Autorité des ports du ministère libyen des Transports, a indiqué dans un communiqué qu'elle a "été alertée par la direction du terminal pétrolier de Zaouia (45 km à l'ouest de Tripoli) sur l'accident, qui s'est produit à 14h30 (12H30 GMT), lorsque les câbles retenant un réservoir flottant se sont rompus".

Les "secours ont été dépêchés sur place" et une "enquête a été ouverte pour déterminer les causes de l'accident", selon le communiqué de l'Autorité sur Facebook.

La plateforme offshore al-Bouri est l'une des plus importantes en Méditerranée. Ce gisement est situé à environ 120 kilomètres au large de la côte ouest de la Libye et exploité par Mellitah Oil and Gas, une coentreprise entre le groupe privé italien Eni et la Compagnie nationale libyenne de pétrole, NOC (National Oil Corporation).

Selon la société Mellitah, les travailleurs tunisiens procédaient au démontage et au remorquage du réservoir Slouq, hors service depuis 2017.

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