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États-Unis

La lutte contre les armes à feu, priorité de la rentrée démocrate au Congrès américain

Des armes saisies par la police à Los Angeles le 13 février 2019.

Les démocrates du Congrès américain renforcent lundi la pression sur le président Donald Trump et les parlementaires républicains pour qu'ils acceptent de voter des lois plus restrictives sur les armes à feu, après un été marqué par de nouvelles fusillades meurtrières.

Les élus sont de retour à Washington pour une rentrée parlementaire que les démocrates veulent résolument placer sous le signe de la lutte contre ces violences.

Leur objectif: pousser les républicains à agir avec eux, malgré la pression du puissant lobby des armes, la National Rifle Association (NRA) et leurs relations à couteaux tirés sous une présidence Trump qui divise profondément les Américains.

Votre "intervention urgente et personnelle est nécessaire pour endiguer le massacre sans fin de nos concitoyens américains", ont écrit les chefs du parti démocrate au Congrès dans une lettre adressée, dimanche, à Donald Trump.

Lundi après-midi, la présidente démocrate de la Chambre des représentants Nancy Pelosi et le chef de la minorité démocrate au Sénat Chuck Schumer interpelleront publiquement les républicains pour qu'ils soumettent au vote une loi renforçant le contrôle des antécédents d'acheteurs potentiels d'armes à feu.

Sera aussi présente à cette conférence de presse Nan Whaley la maire de Dayton, ville de l'Ohio où neuf personnes ont été abattues le 4 août. La veille, un tireur avait tué 22 personnes dans un supermarché d'El Paso, au Texas. Puis le 31 août, un homme a tiré sur des passants, abattant sept personnes à Odessa, toujours au Texas.

A ces grandes fusillades s'ajoutent les nombreux décès quotidiens dans un pays qui a dénombré quelque 40.000 morts par armes à feu en 2017, dont environ une moitié de suicides.

- Trump "doit avancer" -

Majoritaires à la Chambre des représentants depuis janvier, les démocrates ont adopté dès février ce projet de loi, qui aurait pu permettre d'empêcher le tireur d'Odessa d'acquérir son fusil d'assaut lors d'une vente privée, ont-ils souligné.

Les transactions entre particuliers et lors de grandes foires aux armes ne sont en effet pour l'instant pas soumises aux mêmes contrôles que les ventes en magasins.

Mais les républicains contrôlent le Sénat et leur chef à la chambre haute, Mitch McConnell, refuse d'organiser tout vote sur des lois concernant les armes à feu tant que Donald Trump n'aura pas explicité sa position.

Le président étant le seul habilité à promulguer ces lois, M. McConnell veut s'assurer que l'homme d'affaires, qui a émis des opinions fluctuantes sur le sujet, ne rejettera pas un texte approuvé avec le soutien des républicains, ce qui serait perçu comme un humiliant camouflet pour son camp.

"Le président doit avancer et fixer des directives sur ce qu'il voudrait faire", a renchéri dimanche un sénateur républicain, Roy Blunt, sur la chaîne NBC.

Mitch McConnell s'attend à ce que la Maison Blanche lui donne cette semaine des précisions, après des discussions menées cet été entre des démocrates et l'administration Tump.

Soulignant son influence "cruciale" sur les républicains du Congrès, Mme Pelosi et M. Schumer ont appelé le président républicain à ne pas la "gâcher en acceptant des propositions soutenues par la NRA ou d'autres idées timorées".

Les démocrates redoubleront la pression avec un forum public prévu mardi au Congrès pour exhorter le Sénat à agir. Puis plus tard cette semaine, ils commenceront, en commission à la Chambre, l'étude de trois nouveaux textes liés aux fusillades de l'été.

En plus des armes, le programme de la rentrée est particulièrement chargé au Congrès.

A la Chambre, une majorité d'élus démocrates s'est désormais déclarée en faveur d'une procédure de destitution mais les chefs freinent encore face à cette perspective impopulaire dans les sondages.

Dans ce contexte tendu, démocrates et républicains doivent se mettre d'accord sur des lois de financement avant la nouvelle année fiscale, qui démarrera le 1er octobre, sous peine de voir une nouvelle paralysie des administrations.

Et la Maison Blanche voudrait voir les négociations avancer au Congrès sur le nouvel accord de libre-échange nord-américain avec le Mexique et le Canada.

Le temps presse car à partir de janvier 2020, Washington plongera dans une intense année électorale qui bride d'ordinaire toute grande avancée au Congrès.

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Attaques de drones: l'impossible parade

Drone Militaire américaine aux Philippines.

Les dégâts infligés samedi par les rebelles yéménites Houthis aux infrastructures pétrolières saoudiennes illustrent la quasi-impossibilité pour un pays, même richissime, de protéger ses infrastructures vitales d'une telle menace asymétrique, soulignent experts et officiels. 

Les dégâts infligés samedi par les rebelles yéménites Houthis aux infrastructures pétrolières saoudiennes illustrent la quasi-impossibilité pour un pays, même richissime, de protéger ses infrastructures vitales d'une telle menace asymétrique, soulignent experts et officiels.

Les dommages sévères subis par l'usine d'Abqaiq et le gisement de Khurais, dans l'Est du pays, ont résulté d'une attaque menée par dix drones, écrit lundi le centre d'analyse américain Soufan Center.

L'emploi additionnel de missiles de croisière est possible, ajoute le Centre, citant des responsables de l'administration américaine.

Ce sont des armes dont disposent les Houthis, appuyés par l'Iran depuis le début de leur confrontation au Yémen avec une coalition menée par Ryad, il y a cinq ans. Ils ont prouvé à plusieurs reprises, notamment depuis le printemps 2019, que ces armes parvenaient à percer les défenses saoudiennes.

Face à une telle menace "il faut un système de défense ultra-perfectionné, comme seul en dispose, je pense, un groupe aéronaval américain" organisé autour d'un des porte-avions de l'US Navy, assure à l'AFP l'ancien chef d'un service français de renseignement, qui, toujours tenu au devoir de réserve, demande à ne pas être identifié.

"Une attaque coordonnée comme celle qui a été menée samedi n'est pas à la portée de n'importe qui, et ce n'est pas non plus à la portée de tout le monde de pouvoir se défendre contre une attaque comme ça", ajoute-t-il.

Début juillet, les Houthis ont présenté en grande pompe, lors d'une cérémonie dans un lieu tenu secret, un drone-bombardier, baptisé le "Sammad 3" et un missile de croisière, dénommé "Al-Qods". Ils disposent également d'un drone armé d'explosifs appelé "Qasef 2".

"C'est le pouvoir égalisateur de la technologie, qui permet à des gueux de pouvoir menacer de grandes puissances", s'indignait récemment un haut gradé de l'armée française, sous couvert d'anonymat. "Nous sommes défaits par des engins de 250 kilos, comme nous sommes défaits par des mines au Mali".

- Fusils brouilleurs, drones programmables -

L'Arabie Saoudite a dépensé des fortunes pour se doter de systèmes de défense sol-air, comme des batteries de missiles anti-missiles américains Patriot, de radars et d'une force aérienne ultra-moderne.

Ses dépenses en armement ont dépassé en 2018 les 65 milliards de dollars, selon l'Institut de recherche pour la Paix de Stockholm.

Becca Wasser, analyste au centre de réflexion réputé Rand Corp, précise à l'AFP que "pour l'essentiel, l'Arabie Saoudite compte sur ses systèmes Patriot pour intercepter les projectiles Houthis, mais les résultats sont mitigés, étant donné que les Patriot sont destinés à détruire des missiles, plutôt que des drones".

"L'emploi de drones indique que les Houthis ont trouvé la faille dans leurs systèmes de défense", juge-t-elle.

Les dimensions des installations pétrolières saoudiennes, par endroits de la taille de grandes villes, et leur dispersion dans le royaume les rendent en outre extrêmement difficiles à protéger en permanence, face à une menace protéiforme.

Les drones des Houthis, mis au point selon un rapport d'experts de l'ONU publié en 2018 à l'aide de pièces d'origine iraniennes, sont de dimensions variables et peuvent évoluer à des vitesses et des altitudes variées, rendant plus difficile leur interception.

"Le problème, c'est qu'il n'existe pas de système unique pour traiter tous les cas, et la menace drone évolue sans cesse" commente un ingénieur militaire français.

"Aujourd'hui, les sites sensibles sont protégés par des radars et des fusils brouilleurs, mais il existe désormais des drones autonomes, programmables" et ainsi insensibles au brouillage GPS, ajoute-t-il. "Leur vitesse va également augmenter: il va falloir les détecter plus vite et plus loin".

Le 19 août, l'armée de l'air saoudienne a publié les images de l'un de ses chasseurs-bombardiers F-15 détruisant en plein vol un drone Qasef-2 au-dessus du Yémen, et a assuré avoir neutralisé une vingtaine de ces appareils au cours de l'année écoulée.

D'après les vidéos mises en ligne par les Houthis, leur drone d'attaque "Sammad 3" dispose d'un rayon d'action de 1.500 km, mettant tout le territoire d'Arabie Saoudite à sa portée, ainsi que plusieurs régions des Émirats Arabes Unis, alliés de Ryad dans la guerre au Yémen.

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