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États-Unis

Présidentielle américaine: un premier démocrate jette l'éponge

Le député Eric Swalwell, lors du deuxième débat des démocrates dans le cadre de la campagne présidentielle de 2020, le 27 juin 2019.

Eric Swalwell, un candidat démocrate à la Maison Blanche qui avait défié le favori Joe Biden en l'appelant à passer le témoin aux plus jeunes, a annoncé lundi qu'il renonçait à briguer l'investiture de son parti pour la présidentielle américaine de 2020.

Elu de la Chambre des représentants âgé de 38 ans, Eric Swalwell est le premier à jeter l'éponge, après les premiers mois de campagne, parmi la grosse vingtaine de prétendants à la Maison Blanche.

"Aujourd'hui marque la fin de notre campagne présidentielle", a-t-il déclaré en Californie, Etat qu'il représente à la Chambre depuis 2013, en annonçant qu'il avait finalement décidé d'être candidat à sa réélection au Congrès.

Eric Swalwell n'avait pas décollé dans les sondages, où il était proche de zéro, depuis son entrée en campagne le 8 avril avec un message axé sur la lutte contre les violences par armes à feu.

Le parlementaire était pourtant récemment parvenu à faire parler de lui lors des premiers débats démocrates, en appelant le favori dans les sondages pour l'investiture du parti, Joe Biden, 76 ans, à "passer le témoin" à une nouvelle génération.

L'ancien vice-président de Barack Obama lui a rendu hommage après l'annonce de son retrait.

"Il a mené une campagne passionnée et je le félicite d'avoir attiré plus d'attention sur le besoin urgent de réformer" les lois encadrant les armes à feu aux Etats-Unis, a tweeté Joe Biden.

Après le départ de M. Swalwell, il reste tout de même 23 candidats --un nombre record-- à l'investiture démocrate pour porter les couleurs du parti contre le républicain Donald Trump lors de la présidentielle de novembre 2020.

- Harris en deuxième place -

Les premiers débats démocrates, les 26 et 27 juin, ont rebattu les cartes parmi les cinq favoris dans les sondages.

Si le centriste Joe Biden reste en tête (26% selon RealClear Politics), il a nettement chuté après avoir été ciblé par les critiques de ses adversaires, la sénatrice noire Kamala Harris en tête.

Cette dernière a grimpé jusqu'à la deuxième place (15,2%) après l'avoir durement critiqué sur ses positions passées sur la ségrégation raciale.

Le socialiste Bernie Sanders est troisième (14%), suivi de la progressiste Elizabeth Warren (13,8%) et plus loin derrière du candidat modéré Pete Buttigieg (5,2%).

Cet ordre de classement ne reflète pas le niveau des montants récoltés par les cinq principaux candidats au deuxième trimestre.

C'est en effet le jeune maire de South Bend (Indiana) Pete Buttigieg qui a reçu le plus de fonds entre avril et juin, avec 24,8 millions de dollars, suivi par l'ancien vice-président Joe Biden (21,5 millions).

La sénatrice progressiste Elizabeth Warren arrive en troisième place avec 19,1 millions de dollars, un montant remarqué puisque, contrairement à MM. Buttigieg et Biden, elle a refusé d'organiser des galas de levée de fonds auprès de grands donateurs.

Elle a fait mieux que le sénateur indépendant Bernie Sanders (18 millions), qui vise en grande partie le même électorat que Mme Warren.

Kamala Harris complète ce top 5 des candidats à l'investiture démocrate, avec 12 millions de dollars entre avril et juin.

En face, le président Donald Trump et le parti républicain ont annoncé avoir récolté 105 millions de dollars au deuxième trimestre.

Le premier vote de la primaire démocrate aura lieu dans le petit Etat de l'Iowa, le 3 février 2020.

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Peine commuée par Trump : le républicain Mitt Romney dénonce une "corruption historique"

Le sénateur Mitt Romney, à Capitol Hill à Washington, le 10 juin 2020.

Le sénateur républicain Mitt Romney, l'un des rares membres du parti présidentiel à critiquer ouvertement Donald Trump, a vivement attaqué samedi la décision du président la veille de commuer la peine de son ami Roger Stone.

"Corruption historique, sans précédent: un président américain commue la peine de prison d'une personne condamnée par un jury pour avoir menti afin de protéger ce même président", a tweeté Mitt Romney, ancien candidat républicain à la présidentielle de 2012.

Roger Stone avait été reconnu coupable en novembre d'avoir menti au Congrès et de subornation de témoin dans le cadre de l'enquête sur de possibles liens entre l'équipe de campagne de Trump et la Russie.

Conseiller politique de Trump par intermittence depuis plus de 20 ans, le sexagénaire haut en couleur avait été condamné à passer 40 mois derrière les barreaux. Il devait commencer à purger sa peine la semaine prochaine.

Mais Donald Trump n'avait jamais caché sa volonté d'épargner la prison à son ancien conseiller. "Roger Stone a été la cible d'une chasse aux sorcières qui n'aurait jamais dû avoir lieu", a-t-il encore affirmé dans un tweet samedi matin.

Mitt Romney, seul membre du Grand Old Party à avoir voté en février en faveur de la destitution de Donald Trump dans le cadre de l'affaire russe, est le premier membre influent du parti républicain à s'élever publiquement contre cette décision présidentielle.

Les démocrates crient eux au scandale depuis l'annonce, vendredi.

"La décision de Donald Trump de commuer la peine de son conseiller de campagne Roger Stone (...) est un acte de corruption stupéfiant", a déclaré vendredi la cheffe des démocrates au Congrès américain, Nancy Pelosi.

"Le Congrès va prendre des mesures pour empêcher ce genre de méfait éhonté", a-t-elle poursuivi dans un communiqué. "Nous avons besoin de légiférer pour s'assurer qu'aucun président ne puisse grâcier ou commuer la peine d'un individu impliqué dans une campagne de dissimulation pour protéger ce même président de poursuites pénales."

Trump commue la peine de prison de son ami Roger Stone

Roger Stone arrive pour sa condamnation à la cour fédérale de Washington, le 20 février 2020. (Photo AP)

Le président américain Donald Trump a commué la peine de prison de son ami Roger Stone, condamné en février à 40 mois de prison dans le cadre de l'enquête sur l'ingérence russe pendant la campagne présidentielle américaine de 2016, a indiqué vendredi la Maison Blanche.

"Aujourd'hui, le président Donald J. Trump a ordonné une mesure de clémence exécutive pour commuer la peine injuste de Roger Stone", a annoncé la Maison Blanche dans un communiqué, ajoutant que cet ami de longue date du président, une "victime du canular russe", était dorénavant "un homme libre".

La peine de prison de Roger Stone, qui avait été reconnu coupable en novembre de mensonges au Congrès et de subordination de témoin, devait commencer la semaine prochaine.

Dès la condamnation de M. Stone, Donald Trump avait expliqué qu'il voulait gracier son ex-collaborateur de 67 ans, un conseilleur politique sulfureux connu pour son style haut en couleur et son tatouage de Richard Nixon dans le dos.

Selon le quotidien USA Today, en février le président Trump a commué la peine de prison de l'ancien gouverneur de l'Illinois Rod Blagojevich, un démocrate, et a accordé la grâce à l'ancien commissaire de police de la ville de New York Bernard Kerik, au financier véreux Michael Milken et à l'ancien propriétaire des 49ers, Edward DeBartolo Jr.

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