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En plein deuil, l'Amérique toujours divisée sur les armes à feu

Des manifestants relamant un contrôle des armes après la fusillade de masse du 3 août à El Paso, au Texas, le mercredi 7 août 2019.

Cinq jours après deux fusillades meurtrières, le débat sur l'accès aux armes continuait jeudi à tourner à vide aux Etats-Unis, la visite de Donald Trump dans les villes endeuillées ayant de nouveau illustré les profondes divisions de la société américaine.

Le débat persistait aussi sur ce qui aurait pu être fait pour empêcher les deux tueries, perpétrées à 13 heures d'intervalle à El Paso, au Texas, et Dayton, dans l'Ohio, par deux jeunes hommes armés de fusils d'assaut qui ont fait 31 morts.

Inquiète, la mère du tireur d'El Paso avait, selon les médias, prévenu la police que ce jeune Blanc aux motivations racistes possédait un fusil d'assaut des semaines avant qu'il n'abatte 22 personnes, en majorité hispaniques.

Un agent lui avait répondu que son fils étant majeur, la situation n'avait rien d'illégale.

A Dayton, dans l'Ohio, les motivations de l'assaillant, dont la soeur figure parmi les neuf victimes tuées en 30 secondes, restent incertaines.

Lors d'une visite millimétrée, Donald Trump s'est rendu mercredi dans ces deux villes meurtries.

Pour justifier la tenue à distance des médias, la Maison Blanche a invoqué le respect pour les victimes et leurs familles.

Mais le président républicain a plus tard tweeté des vidéos montrant un personnel hospitalier souriant, accompagnées d'une musique dramatique au pur goût hollywoodien.

Dans une séquence filmée par un particulier, Donald Trump s'éloigne rapidement --apparemment insensible à la solennité du moment-- des mots d'hommage adressés aux médecins pour leur vanter la taille de la foule qui l'avait attendu dans la même ville en février.

"Trump a réussi hier (mercredi) à faire de ses visites un événement centré sur sa personne", s'est indigné le parti démocrate.

Chez les manifestants anti-Trump à El Paso, on a rappelé ses propos incendiaires sur l'immigration clandestine hispanique, qu'il qualifie régulièrement d'"invasion". Un terme repris dans un manifeste du tireur publié en ligne avant son massacre.

"Tout ce que le président dit et fait encourage les partisans de la suprématie blanche", a déclaré jeudi Joe Biden, favori de la primaire démocrate pour la présidentielle de 2020.

L'ancien vice-président de Barack Obama a ajouté que s'il était élu, il rétablirait l'interdiction des fusils d'assaut appliquée aux Etats-Unis entre 1994 et 2004.

- Mise en garde de la NRA -

Mais pour l'instant, parlementaires républicains et démocrates semblent encore très loin de parvenir à un accord autour des armes à feu, responsables de près de 40.000 morts aux Etats-Unis en 2018 (en incluant les suicides).

En pleines vacances parlementaires, plus de 200 maires des deux partis --dont ceux d'El Paso et de Dayton-- ont demandé jeudi que le Sénat, à majorité républicaine, se réunisse en urgence pour voter sur deux mesures déjà approuvées en février par la Chambre des représentants, contrôlée par les démocrates.

La présidente de la Chambre, Nancy Pelosi, a elle écrit directement à Donald Trump pour lui demander qu'il emploie ses prérogatives présidentielles et convoque le Sénat afin qu'il vote sur ces textes, qui prévoient d'étendre les contrôles des antécédents des acheteurs et d'allonger à dix jours la durée entre ce contrôle et la livraison des armes.

Ces mesures n'ont jamais été inscrites à l'ordre du jour du Sénat par le chef de la majorité, Mitch McConnell, habile stratège qui sait d'ordinaire finement jauger les chances de passage d'un texte.

Or les parlementaires républicains sont largement opposés à toute loi entravant selon eux le droit constitutionnel des Américains à porter une arme.

M. McConnell a bien déclaré jeudi que le Sénat se pencherait sur des propositions, mais pas avant la rentrée parlementaire.

"Quand nous rentrerons, j'espère que nous pourrons nous mettre d'accord et adopter quelque chose", a-t-il avancé sur une radio, sans préciser quelle mesure avait sa préférence.

Après plusieurs allers-retours sur le sujet, Donald Trump a fait savoir mercredi qu'il était favorable à une disposition qui permettrait de confisquer les armes de personnes souffrant de troubles mentaux.

Mais, a-t-il souligné, il n'y a "pas d'appétit politique" à Washington pour une interdiction des fusils d'assaut.

Selon le Washington Post, le chef du puissant lobby des armes NRA Wayne LaPierre s'est entretenu directement avec Donald Trump en début de semaine pour lui rappeler que sa base de supporteurs n'apprécierait pas le passage de mesures plus strictes sur les antécédents.

Sans confirmer cette conversation avec le républicain, qui avait reçu 30 millions de dollars de la NRA pour sa campagne en 2016, M. LaPierre a publié jeudi un communiqué aux airs de mise en garde: "Je peux confirmer que la NRA s'oppose à toute loi qui empièterait injustement sur les droits des honnêtes citoyens".

Avec AFP

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Bourse: le coronavirus fait perdre plus de 1.000 points au Dow Jones

Un écran affiche le Dow Jones Industrial Average après la cloche de clôture sur le parquet de la Bourse de New York (NYSE) à New York, aux États-Unis, le 24 février 2020. (REUTERS/Brendan McDermid)

Wall Street a de nouveau lourdement chuté jeudi, le Dow Jones s'effondrant de plus de 1.000 points, dans un marché toujours affolé par la propagation du coronavirus dans le monde.

Selon des résultats provisoires à la clôture, le Dow Jones a dégringolé de 4,28% à 25.803,77 points et le Nasdaq a plongé de 4,39% à 8.586,42 points.

Un attentat serait en préparation contre un hôtel à Nairobi, selon les Etats-Unis

FILE - Heavy smoke rises from the Westgate Mall in Nairobi, Kenya, after multiple large blasts rocked the facility during an assault by security forces, Sept. 23, 2013, in response to a terrorist attack.

Le gouvernement des États-Unis a tiré la sonnette d'alarme jeudi sur la possibilité d'une attaque terroriste visant un hôtel à Nairobi, la capitale du Kenya.

Selon une déclaration de l'ambassade des États-Unis à Nairobi, "des groupes terroristes pourraient comploter une attaque contre un grand hôtel" dans la capitale.

L'ambassade n'a pas divulgué le nom de l'hôtel mais a déclaré qu'il s'agirait "d'un hôtel populaire auprès des touristes et des voyageurs d'affaires".

L'ambassade a par ailleurs exhorté touristes et hommes d'affaires à faire preuve de plus de vigilance, à planifier une évacuation d'urgence et à suivre de près la presse locale.

Al-Shabab, un groupe islamiste lié à la nébuleuse al-Qaida, a dans le passé mené une série d'attaques au Kenya.

En 2013 en effet, le groupe avait pris d'assaut un centre commercial haut de gamme à Nairobi. Le siège avait duré quatre jours et fait 67 morts. Moins de deux ans plust tard, des hommes armés d'Al-Shabab avaient également tué 148 personnes lors d'une attaque qui visait des chrétiens à l'Université de Garissa, dans le nord-est du pays.

L'attaque la plus meurtrière de l'histoire moderne du Kenya avait été menée par al-Qaida en 1998, lorsqu'une bombe avait explosé à l'ambassade des États-Unis.

En 2011, le Kenya a déployé des troupes dans la Somalie voisine, dont certaines parties sont contrôlées par al-Qaida, dans le cadre d'une campagne de maintien de la paix de l'Union africaine qui a permis de chasser al-Shabab de Mogadiscio, la capitale somalienne.

(Adapté de l'anglais par VOA Afrique)

Possible fin de la guerre en Afghanistan

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L'examen de la demande d'extradition de Julian Assange suspendue jusqu'à mai

Des partisans brandissent des pancartes et des banderoles lors d'une manifestation contre l'extradition du fondateur de Wikileaks, Julian Assange, devant le Belmarsh Magistrates Court à Londres, le lundi 24 février 2020. (AP)

La justice britannique a suspendu jeudi jusqu'au 18 mai l'examen de la demande d''extradition du fondateur de Wikileaks Julian Assange, réclamé par les Etats-Unis qui veulent le juger pour espionnage après la publication d'une masse de documents confidentiels.

Les audiences, qui ont commencé lundi et s'achèvent avec un jour d'avance sur le calendrier prévu, reprendront pour trois semaines à partir du 18 mai au tribunal de Woolwich (est de Londres) et la décision de la juge Vanessa Baraitser devrait être rendue à l'été.

L'Australien de 48 ans, qui comparaît dans un box vitré, et se plaint de ne pouvoir s'entretenir comme il l'entend avec ses avocats, s'est vu refuser jeudi de pouvoir prendre place à côté d'eux.

"Je ne peux pas leur donner de consignes", a déclaré jeudi Julian Assange.

"Il m'apparaît que vous n'avez aucun mal à attirer l'attention de vos avocats", a répliqué la magistrate, soulignant qu'il existait un éventail de possibilités, notes écrites et suspensions d'audience, qui pouvaient leur permettre de communiquer comme ils l'entendent.

Julian Assange est poursuivi aux Etats-Unis pour avoir diffusé à partir de 2010 plus de 700.000 documents classifiés sur les activités militaires et diplomatiques américaines, notamment en Irak et en Afghanistan. Il risque jusqu'à 175 ans de prison, en vertu des lois anti-espionnage de 1917 et pour piratage informatique.

Les Etats-Unis lui reprochent d'avoir mis en danger des sources des services américains. De leur côté, les avocats d'Assange dénoncent une procédure politique fondée sur des "mensonges".

Pour statuer sur la demande d'extradition la justice britannique doit notamment s'assurer qu'elle n'est pas disproportionnée ou incompatible avec des droits de l'Homme.

Assange a été arrêté en avril 2019 après sept ans passés reclus à l'ambassade d'Equateur à Londres, où il s'était réfugié après avoir enfreint les conditions de sa liberté sous caution, craignant une extradition vers les Etats-Unis.

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