Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

États-Unis

Le président américain écarte la perspective d'une interdiction des fusils d'assaut

Le président Donald Trump s'adresse aux journalistes à Washington avant de partir sur les lieux de deux fusillades, à Dayton (Ohio) et à El Paso (Texas), le 7 août 2019.

Le locataire de la Maison Blanche se dit toutefois en faveur d'un projet de législation pour interdire les personnes souffrant de troubles mentaux de s'acheter des armes.

Donald Trump a affirmé mercredi qu'il n'y avait pas assez de soutien politique pour interdire la vente de fusils d'assaut utilisés lors de trois fusillades qui ont endeuillé les Etats-Unis en moins de quinze jours.

Le président américain a en revanche affirmé qu'il soutenait l'adoption d'une loi qui empêcherait les personnes souffrant de troubles mentaux de pouvoir acquérir des armes.

"Il est important de vérifier les antécédents. Je ne veux pas mettre des armes dans les mains de gens instables mentalement, ou de gens enragés, ou haineux, de gens malades. Je suis complètement pour une telle législation", a-t-il déclaré aux journalistes à Washington, avant de partir sur les lieux de deux fusillades qui ont fait 31 morts ce week-end.

Deux jeunes tireurs ont, à moins de 13 heures d'intervalle, fait 22 morts à El Paso, dans le Texas, puis neuf à Dayton, dans l'Ohio. Avant ces tueries, un autre homme avait tué trois personnes à Gilroy, en Californie, le 28 juillet.

Tous trois étaient armés de fusils d'assaut facilement accessibles aux Etats-Unis.

Interrogé sur sa volonté d'interdire ces armes, Donald Trump a écarté cette perspective.

"Je peux vous dire qu'il n'y a pas d'appétit politique pour le faire pour l'instant", a-t-il répondu.

"Je ne peux faire que ce que je peux. Je pense qu'il y a un grand appétit pour faire quelque chose pour s'assurer que les gens instables mentalement et gravement malades ne possèdent pas d'armes à feu. Et je n'ai jamais vu un appétit aussi fort qu'en ce moment", a souligné Donald Trump.

Des fusils d'assaut ont été employés dans les fusillades les plus meurtrières de la dernière décennie.

Après chaque tuerie, le soutien pour leur interdiction - comme ce fut le cas de 1994 à 2004 - monte mais les sondages fluctuent.

En mai, 63% des personnes interrogées étaient favorables à l'interdiction de leur vente, selon un sondage Quinnipiac.

Après le massacre de 58 personnes perpétré par un homme armé d'une vingtaine de fusils d'assaut à Las Vegas le 1er octobre 2017, lors d'un concert country, un sondage Gallup avait montré une Amérique divisée à part égale pour ou contre l'interdiction complète de leur fabrication, vente ou possession.

Mais dans un même sondage mené en octobre 2018, seuls 40% soutenaient une telle interdiction.

Toutes les actualités

Destitution: le célèbre avocat Alan Dershowitz défendra Trump

L'avocat Alan Dershowitz

L'avocat Alan Dershowitz, célèbre constitutionnaliste, fera partie de l'équipe de défense de Donald Trump dans son procès en destitution devant le Sénat la semaine prochaine, a-t-il annoncé vendredi.

L'ex-procureur Kenneth Starr, qui s'est fait connaître mondialement dans les années 1990 pour son enquête sur la relation extra-conjugale entre Bill Clinton et Monica Lewinsky, stagiaire à la Maison Blanche, devrait également rejoindre cette équipe, selon plusieurs médias américains.

"Le professeur Dershowitz s'exprimera en défense durant le procès au Sénat pour présenter les arguments constitutionnels contre la destitution", a indiqué son cabinet.

C'est Pat Cipollone, avocat de la Maison Blanche, qui sera en première ligne.

Plutôt discret, peu habitué des plateaux de télévision, ce fils d'immigrés italiens ayant grandi dans le Bronx, fervent catholique et père de 10 enfants, a peu de choses en commun avec le tempétueux magnat de l'immobilier.

"Il est du genre solide et silencieux", soulignait il y a quelques semaines Donald Trump lors d'une cérémonie à la Maison Blanche ne tarissant pas d'éloge sur "Pat" et son "équipe extraordinaire".

Il va devoir s'adapter à un nouveau rôle, en pleine lumière, devant les sénateurs et des millions de téléspectateurs,

Il s'est jusqu'ici surtout fait remarquer par sa plume incisive: c'est lui qui a rédigé les courriers dénonçant la procédure de mise en accusation du président, à la tonalité très agressive et où l'on sentait le souffle de Donald Trump.

Après un courrier particulièrement agressif daté du 15 mai 2019, il s'était attiré les foudres de Nancy Pelosi. "Cette lettre qui a été envoyée depuis la Maison Blanche était une blague, indigne de la présidence des Etats-Unis (...) Honte à eux".

Ce procès au Sénat prend un relief particulier: la Maison Blanche avait en effet décidé de ne pas participer à l'enquête sur la mise en accusation, conduite à la Chambre des représentants, dominée par les démocrates. Le procès au Sénat, dominé par les républicains, donnera pour la première fois l'occasion aux avocats du président de présenter leurs arguments.

Une caravane de migrants honduriens progresse au Guatemala

Une caravane de migrants honduriens progresse au Guatemala
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:09 0:00

Début du procès en destitution de Donald Trump

Début du procès en destitution de Donald Trump
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:00:45 0:00

Attentats de Ouagadougou et Grand-Bassam: Washington inculpe un cerveau présumé

Attentats de Ouagadougou et Grand-Bassam: Washington inculpe un cerveau présumé
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:18 0:00

Attentats de Ouagadougou et Grand-Bassam: Washington inculpe un cerveau présumé

Mimi Ould Baba est aussi accusé d'avoir participé à la préparation de l'attaque du 13 mars 2016 sur la plage de la populaire station balnéaire de Grand-Bassam, près d'Abidjan en Côte d'Ivoire.

La justice américaine a indiqué jeudi avoir inculpé un Malien, déjà détenu au Mali, pour avoir joué "un rôle central" dans deux attaques jihadistes au Burkina Faso et en Côte d'Ivoire ayant fait 49 morts dont un Américain en 2016.

Mimi Ould Baba, 32 ans, est accusé d'avoir aidé à préparer l'attaque du 15 janvier 2016 contre le café-restaurant Cappucino et l'hôtel Splendid de Ouagadougou.

L'attentat avait fait 30 morts, majoritairement des Occidentaux, dont l'Américain Michael Riddering, qui dirigeait un orphelinat et un centre d'aide pour femmes au Burkina, a rappelé le ministère américain de la Justice dans un communiqué.

L'attaque avait été revendiquée par la branche d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) et le groupe Al-Mourabitoune de l'Algérien Mokhtar Belmokhtar.

Mimi Ould Baba est aussi accusé d'avoir participé à la préparation de l'attaque du 13 mars 2016 sur la plage de la populaire station balnéaire de Grand-Bassam, près d'Abidjan en Côte d'Ivoire.

Elle avait fait 19 morts dont quatre Français.

Mimi Ould Baba avait été arrêté en janvier 2017 au Mali par les soldats français déployés dans ce pays, et accusé d'avoir été l'un des "cerveaux" de l'attaque de Grand-Bassam, revendiquée par Aqmi.

Deux mois plus tard, les autorités burkinabés l'avaient identifié également comme le "chef des opérations" de l'attaque de Ouagadougou.

"Nous soutenons pleinement l'enquête malienne et continuerons nos efforts avec les autorités là-bas en vue d'arriver à notre objectif partagé de tenir Baba pour responsable de ses crimes", a déclaré le ministère américain, sans préciser s'il demanderait l'extradition de l'accusé après la procédure malienne.

Voir plus

XS
SM
MD
LG