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Après deux fusillades, Trump jure que "la haine" n'a pas sa place aux Etats-Unis

Le président américain Donald Trump et la première dame Melania Trump débarquent du Marine One à l'aéroport municipal de Morristown en route pour Washington après un week-end à Bedminster, New Jersey, États-Unis, le 4 août 2019. REUTERS / Yuri Gripas

Donald Trump a assuré dimanche que "la haine" n'avait pas sa place aux Etats-Unis après deux fusillades meurtrières qui ont fait 29 morts et relancé les critiques contre le ton incendiaire du président, accusé par ses détracteurs de nourrir les tensions dans le pays.

Un homme blanc de 21 ans a ouvert le feu samedi matin à El Paso, ville à majorité hispanique, faisant 20 morts, dont six Mexicains, dans un centre commercial bondé.

Placé en garde à vue, il a été inculpé dimanche et encourt la peine de mort, a déclaré la police locale.

Dans la nuit de samedi à dimanche, un autre jeune homme blanc, âgé de 24 ans, a abattu neuf personnes, dont sa propre soeur, dans un quartier animé de Dayton, dans l'Ohio, au nord-est.

"Il n'y a pas de place pour la haine dans notre pays", a réagi le président américain dans sa première apparition télévisée depuis les drames, qui ont semé la consternation dans le pays.

"Il faut que ça s'arrête. Ca dure depuis des années", a-t-il poursuivi en référence aux tueries de grande ampleur qui frappent régulièrement les Etats-Unis.

Depuis le début de l'année, plus de 250 fusillades ont fait quatre victimes, morts et blessés confondus, selon un décompte de l'organisation Gun archives violence.

"Peut-être qu'on peut faire davantage" pour lutter contre cette épidémie, a reconnu le président, avant d'ajouter que les deux drames relevaient "d'un problème de maladie mentale".

Cet argument est régulièrement utilisé par les républicains pour contrer les demandes de ceux qui voudraient une meilleure régulation du marché des armes à feu.

- La piste raciste -

La police examine la piste du racisme dans la tuerie d'El Paso, dont l'auteur est soupçonné d'avoir rédigé un manifeste anti-hispanique avant de passer à l'acte

L'affaire est traitée comme un cas de "terrorisme intérieur", a annoncé la justice fédérale.

La plupart de ses victimes, qui n'ont pas encore été identifiées, sont tombées à l'intérieur d'un hypermarché Walmart, et quelques unes sur le parking, a précisé le chef de la police locale Robert Gomez.

Après ce bain de sang, Donald Trump a été accusé par ses adversaires démocrates d'alimenter la montée de l'intolérance avec ses fréquentes déclarations au vitriol.

"M. le président, arrêtez votre rhétorique raciste, haineuse et anti-immigrés", a tweeté Bernie Sanders, l'un des favoris de la primaire démocrate. "Votre langage créé un climat qui encourage les extrémistes violents", a-t-il ajouté.

Donald Trump "encourage non seulement la rhétorique raciste mais aussi la violence qui suit", a renchéri un autre candidat à l'investiture démocrate pour l'élection présidentielle de 2020, Beto O'Rourke, originaire d'El Paso.

La fille du président, Ivanka Trump, a tenté d'apaiser la situation. "La suprématie blanche, comme toute autre forme de terrorisme, est un fléau qui doit être détruit", a-t-elle tweeté.

- Trente secondes -

Dans l'Ohio, le bilan de la tuerie aurait pu être encore plus dramatique.

Des policiers qui patrouillaient dans le quartier ont abattu Connor Betts trente secondes après ses premiers tirs.

"S'ils n'avaient pas été là (...) nous aurions pu avoir des centaines de morts et de blessés", a déclaré Nan Whaley, la maire de la ville.

Le jeune homme, équipé d'un fusil à cadence rapide et d'un gilet pare-balles, avait toutefois eu le temps de faire neuf morts et 27 blessés.

Anthony Reynolds sortait d'un night-club avec son cousin à ce moment-là. "Quand on a vu les corps commencer à tomber, on a compris que c'était grave", a-t-il raconté sur la chaîne MSNBC. "Nous avons crié aux gens: +courez, il y a un tireur", a-t-il ajouté.

Parmi les victimes figurent six Noirs et trois Blancs âgés de 22 à 57 ans, dont la soeur du tireur, l'une des premières à être tombée sous ses balles, a précisé la police.

Il était arrivé sur les lieux dans le même véhicule qu'elle, avec une autre connaissance qui a été interrogée par les enquêteurs.

Le chef de la police locale, Richard Biehl, a refusé de spéculer sur les motivations du jeune homme. "Nous n'avons pas assez d'informations à ce stade pour répondre à la question que tout le monde se pose: pourquoi ?".

Avec AFP

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Trump dénonce les accusations "ridicules" d'un lanceur d'alerte

Le président russe Vladimir Poutine serre la main du président américain Donald Trump à l’occasion de sa commémoration du Jour de l’armistice, cent ans après la fin de la Première Guerre mondiale, à l’Arc de Triomphe, à Paris, le 11 novembre 2018.

Le président américain Donald Trump a vigoureusement contesté vendredi avoir eu une conversation "à risque" avec le dirigeant d'un pays étranger, dénonçant les accusations en ce sens d'un lanceur d'alerte.

Le dossier, potentiellement explosif, reste encore entouré de nombreuses zones d'ombre. Selon le Washington Post et le New York Times la conversation au coeur de cette mystérieuse affaire concernait l'Ukraine.

Les élus du Congrès souhaitent de leur côté déterminer si le milliardaire républicain a sollicité des informations potentiellement compromettantes sur le candidat démocrate à la Maison Blanche Joe Biden ou sa famille lors d'un échange téléphonique en juillet avec son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky.

Le fils de M. Biden, Hunter Biden, a travaillé pour un groupe gazier ukrainien à partir de 2014, lorsque son père était vice-président de Barack Obama.

"C'est ridicule! C'est un lanceur d'alerte partial", a lancé M. Trump depuis le Bureau ovale, tout en assurant ne pas connaître son identité. "J'ai eu des conversations avec de nombreux dirigeants, elles sont toujours irréprochables", a-t-il poursuivi, très remonté.

A-t-il spécifiquement parlé de Joe Biden avec le président ukrainien ? "Ce dont j'ai parlé n'a pas d'importance", a-t-il rétorqué, avant cependant d'ajouter que "quelqu'un devrait se pencher sur Joe Biden", qui pourrait être son grand rival à la présidentielle 2020.

- "Aucune réponse" -

Signe de son courroux, l'homme d'affaires avait dès le début de la matinée publié deux tweets avec ces mêmes arguments, accusant "les démocrates radicaux (...) et leurs partenaires dans les médias bidon" de s'acharner contre lui.

"Bizarre qu'avec autant d'autres gens qui ont entendu ou ont eu connaissance de cette conversation absolument convenable et respectueuse, ils n'en aient pas également parlé. Vous savez pourquoi? Parce que rien de ce qui s'est dit n'était mal, c'était absolument parfait!".

Trouvant particulièrement préoccupante une "promesse" faite par le locataire de la Maison Blanche à un dirigeant étranger, selon le Washington Post, un lanceur d'alerte, lui-même membre des services de renseignement, a effectué le 12 août un signalement officiel auprès de l'inspecteur général des services de renseignement.

Ce dernier, Michael Atkinson, a alors considéré que la sensibilité de l'affaire imposait une notification urgente au Congrès. Il a été entendu jeudi à huis clos par la puissante commission du Renseignement de la Chambre des représentants. Mais les démocrates sont restés sur leur faim.

"Nous n'avons obtenu aucune réponse parce que le ministère de la Justice et le Directeur du renseignement national n'ont pas autorisé l'inspecteur général" à entrer dans les détails, a regretté le président démocrate de la commission, Adam Schiff. "Nous n'avons pas le signalement, nous ne savons pas si les informations de presse sont exactes ou inexactes" a-t-il ajouté.

- Rencontre Trump-Zelensky mercredi -

Gangrénée par la corruption, l'Ukraine a élu en avril à la présidence un comédien jusqu'ici novice en politique, Volodymyr Zelensky.

Le tête-à-tête prévu mercredi entre Donald Trump et ce dernier en marge de l'Assemblée générale de l'ONU à New York, sera, dans le contexte des révélations encore embryonnaires sur le lanceur d'alerte, scruté avec une attention particulière.

Quelle sera la teneur de la discussion ? "Le président félicitera de nouveau M. Zelensky (...) et saluera ses efforts dans la lutte anti-corruption", a simplement indiqué un responsable américain s'exprimant sous couvert d'anonymat.

Pour Nancy Pelosi, présidente démocrate de la chambre basse du Congrès, les informations concernant "un lanceur d'alerte fiable" à propos des communications du président avec un dirigeant étranger "soulèvent des questions graves et urgentes pour notre sécurité nationale".

Jeudi soir, l'avocat de Donald Trump, Rudy Giuliani, a, un temps, reconnu qu'il avait demandé à Kiev d'enquêter sur le fils de Joe Biden.

Hillary Clinton, rivale malheureuse de Donald Trump à la présidentielle de 2016, a retweeté vendredi cet entretien avec un message accusateur: "Le président a demandé à un pouvoir étranger de l'aider à gagner une élection. Encore une fois".

Une allusion claire aux soupçons de collusion entre l'équipe de campagne de Donald Trump et Moscou en 2016, qui ont empoisonné les deux premières années de mandat du républicain.

Après une longue enquête, le procureur spécial Robert Mueller n'a pas pu prouver une quelconque entente entre la Russie et l'entourage du candidat républicain. Il a toutefois mis en lumière une série de pressions exercées sur l'enquête par le président, qui pourrait constituer un délit d'entrave à la justice.

Aliens et base secrète dans le désert du Nevada: la mobilisation fait un flop

FILE - In this July 22, 2019 file photo, signs warn about trespassing at an entrance to the Nevada Test and Training Range near Area 51 outside of Rachel, Nevada.

Les réseaux sociaux annonçaient deux millions de personnes pour "donner l'assaut" à une base secrète de l'armée américaine dans le désert du Nevada, accusée par les conspirationnistes de tout poil d'y cacher des aliens: ils ne sont finalement pas plus d'une centaine à avoir fait le déplacement.

Tout a commencé par un message sur Facebook organisant un événement intitulé "Prenons d'assaut la Zone 51, ils ne peuvent pas nous arrêter tous".

L'idée était d'envahir le 20 septembre à 03h00 du matin cette fameuse "Zone 51", une base de l'US Air Force si secrète que son existence même n'a été reconnue par la CIA qu'en 2013.

Relayé par les médias et moqué par les humoristes, l'événement avait fait grand bruit, incitant même l'armée américaine à adresser une sévère mise en garde aux audacieux qui auraient vraiment l'idée d'envahir le site.

Au total, deux millions de personnes s'étaient inscrites lorsque Facebook a supprimé début août l'événement, qui ne respectait pas ses critères de publication.

Seul hic: Matthew Roberts, l'initiateur de cet événement, a depuis reconnu qu'il s'agissait d'une simple blague qui lui était passée par la tête "quand il s'ennuyait à 02H00 du matin". Le jeune homme dit avoir été inspiré par un autre message Facebook qui appelait à voler les 10.000 lacs du Minnesota, avoir trouvé l'idée de la "zone 51" pour faire encore plus loufoque puis être allé se coucher.

Selon des médias locaux, seule une centaine de personnes, souvent déguisées ou portant parfois un bonnet en papier d'aluminium pour se protéger des ondes, a finalement répondu à l'appel dans la nuit de jeudi à vendredi, pour un rassemblement plutôt festif qui s'est soldé par une seule arrestation.

L'infortuné contestataire est un homme ayant uriné sur l'entrée du site, dont la route d'accès avait été fermée environ 1,5 km en amont par les autorités.

Selon le shérif local, les "festivals" organisés dans deux bourgades voisines en marge du rassemblement n'ont attiré qu'environ 1.500 personnes, bien moins qu'attendu par les organisateurs.

Les déchets de l'un sont les trésors de l'autre !

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