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Madagascar

La justice valide la victoire de Rajoelina à la présidentielle

Andry Rajoelina vote à Antananarivo le 7 novembre 2018.

La Haute Cour constitutionnelle (HCC) malgache a validé mardi la victoire de l'ancien chef de l'Etat Andry Rajoelina à l'élection présidentielle du mois dernier en rejetant toutes les requêtes en annulation pour fraude de son rival Marc Ravalomanana.

"Est déclaré élu président de la République Andry Rajoelina", a lancé le président de la HCC, Jean-Eric Rakotoarisoa, sous les acclamations de centaines de partisans de M. Rajoelina réunis devant le siège de l'institution à Antananarivo.

Le mois dernier, la Commission électorale (Ceni) avait annoncé la nette victoire d'Andry Rajoelina, 44 ans, en lui attribuant 55,66% des suffrages lors du second tour disputé le 19 décembre, contre 44,34% à son prédécesseur à la tête du pays.

M. Ravalomanana, 69 ans, avait immédiatement saisi la HCC en arguant de "fraudes massives".

Ces derniers jours, des centaines de ses partisans ont manifesté à plusieurs reprises dans la capitale malgache, malgré l'interdiction des autorités pour exiger la "vérité des urnes". Des incidents violents les ont opposés à la police.

Les observateurs étrangers, ceux de l'Union européenne et de l'Union africaine (UA) notamment, ont à l'inverse affirmé n'avoir observé aucune irrégularité significative lors du scrutin.

​L'élection présidentielle du mois dernier s'est déroulée sans incident majeur mais elle a été le théâtre d'une lutte féroce entre MM. Ravalomanana et Rajoelina.

Marc Ravalomanana, au pouvoir depuis 2002, avait été contraint de démissionner en 2009 face à une vague de manifestations violentes fomentées par Andry Rajoelina, à l'époque maire d'Antananarivo.

Ce dernier avait ensuite été installé par l'armée à la tête d'une présidence de transition qu'il a quittée en 2014.

Les deux hommes avaient été interdits de candidature à la présidentielle de 2013 dans le cadre d'un accord de sortie de crise validé par la communauté internationale.

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Suspendu 5 ans, le président de la CAF saisit le tribunal des sports

Le président de la CAF, Ahmad Ahmad, lors January 21, 2020 lors d'une rencontre au Caire, Egypte, le 21 janvier 2020.

Le président de la Confédération africaine de football (CAF) Ahmad Ahmad, suspendu pour cinq ans par la Fifa pour plusieurs manquements éthiques dont des détournements de fonds, a annoncé mercredi qu'il allait saisir le Tribunal arbitral du sport.

"La décision n'a pas été rendue de façon juste et impartiale", assure sur son compte Twitter le dirigeant malgache de 60 ans, qui comptait briguer un deuxième mandat à la tête du football africain lors d'un scrutin prévu le 12 mars 2021.

L'appel déposé devant la juridiction sportive "sera assorti d'une demande d'effet suspensif" de la décision de la Fifa, afin de permettre à Ahmad Ahmad "de mener campagne en vue de sa réélection", ajoute un communiqué de son équipe.

Dans un communiqué publié lundi, la commission d'éthique de la Fifa a estimé que le dirigeant "avait manqué à son devoir de loyauté, accordé des cadeaux et d'autres avantages, géré des fonds de manière inappropriée et abusé de sa fonction de président de la CAF".

Elle lui a donc interdit pour cinq ans "toute activité relative au football", nationale et internationale, et l'a condamné à 200.000 francs suisses (185.000 euros) d'amende.

Mais Ahmad Ahmad déplore "des fuites" dans la presse "d'informations relatives à la procédure en cours" et fait état de "rumeurs" concernant "une possible implication de la Fifa dans le travail de la commission d'éthique", censée être indépendante.

Il affirme que la justice interne de l'instance "s'est empressée de rendre dans l'urgence une décision immédiatement exécutoire, sans communiquer les motifs de sa sentence", dans le but de lui barrer la route de la réélection.

La Fifa, qui publiera sa décision détaillée dans les 60 jours, a pour l'heure indiqué que l'enquête avait "porté sur diverses questions liées à la gouvernance de la CAF, dont l'organisation et le financement d'un pèlerinage à La Mecque, ses accointances avec l'entreprise d'équipement sportif Tactical Steel et d'autres activités".

Cette procédure disciplinaire recoupe donc en partie l'enquête pénale ouverte en mai 2019 à Marseille, notamment pour corruption, qui avait valu au dirigeant d'être interpellé et placé en garde à vue avant de ressortir sans poursuites.

Dans ce dossier, la CAF avait dans un premier temps signé avec Puma fin 2017 pour la fourniture d'équipements habillant les 580 bénévoles du Championnat d'Afrique des nations, mais avait rompu cet accord au profit de la PME française Tactical Steel, pour un montant supérieur au contrat initial.

L'intérim à la tête du football africain est assuré par son vice-président congolais Constant Omari, qui avait pris les rênes de l'instance depuis la mi-novembre pendant qu'Ahmad Ahmad récupérait du coronavirus.

CAF: la commission d'éthique de la Fifa suspend Ahmad Ahmad

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Minute Eco: Antananarivo obtient 14,52 millions d’euros de prêt de la BAD

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Le président de la CAF Ahmad Ahmad atteint du coronavirus

Le président de la CAF, Ahmad Ahmad, lors d'une conférence de presse à Accra , Ghana, le 30 novembre 2018.

Ahmad Ahmad, le président de la Confédération africaine de football (CAF), a annoncé vendredi sur Twitter être atteint du Covid-19.

"Ce matin, j’ai été testé positif #COVID19. J’ai de légers symptômes, mais je vais bien. Toutes les personnes côtoyées ont été prévenues. Pour l’instant à l’isolement et pour au moins 14 jours. Prenez soin de vous et des votres", a tweeté le responsable.

Jeudi, la confédération annonçait le report sine die de la demi-finale retour ainsi que la finale de la Ligue des champions d'Afrique, prévue le 6 novembre après avoir déjà été repoussée. De nombreux joueurs, en particulier du club marocain Raja Casablanca, avaient été contaminés.

Parallèlement, M. Ahmad, personnalité controversée, accusée de corruption et de harcèlement, a annoncé mercredi qu'il allait briguer un deuxième mandat à la tête de l'instance africaine, malgré des critiques notamment sur sa gestion financière.

La CAF doit tenir le 12 mars 2021 son Assemblée générale élective chargée de désigner un président.

Le Malgache Ahmad Ahmad candidat à un deuxième mandat à la tête de la CAF

Le président de la CAF, Ahmad Ahmad, lors d'une conférence de presse à Accra, Ghana, le 30 novembre 2018. (Photo by CRISTINA ALDEHUELA / AFP)

Le président malgache de la Confédération africaine de football (CAF) Ahmad Ahmad a annoncé mercredi qu'il allait briguer un deuxième mandat à la tête de l'instance africaine, malgré des critiques notamment sur sa gestion financière.

"La @caf_online_FR a beaucoup changé depuis 4 ans. Je suis fier du travail accompli par mon équipe. Qu'elle soit remerciée, ainsi que les soutiens du #football en #Afrique et au-delà. Après réflexion et consultation, j'ai décidé de me représenter", a-t-il annoncé sur Twitter.

La CAF doit tenir le 12 mars 2021 son Assemblée générale élective chargée de désigner un président.

Cette annonce intervient dans un contexte de défiance entre la CAF et le patron de la Fifa Gianni Infantino dont la tutelle a été rejetée par M. Ahmad en février.

A l'été 2019, le président Ahmad avait demandé l'aide de la Fifa pour superviser son organisation, fragilisée par plusieurs polémiques et des problèmes de gouvernance.

La N.2 de la Fifa Fatma Samoura avait notamment effectué un mandat de six mois. Mais celui-ci, qui visait à accélérer le processus de réforme au sein de l'instance, n'avait pas été renouvelé début février 2020.

Outre les problèmes de gouvernance, M. Ahmad a dû faire face à des accusations de corruption.

En juin 2019 à Paris, le président de la CAF avait été interpellé et placé en garde à vue pour des soupçons de corruption par l'Office anticorruption de la police judiciaire (Oclciff). Il était ressorti libre et sans poursuites de sa garde à vue quelques heures après son interpellation.

Cet épisode avait écorné davantage l'image de l'institution et de son président déjà controversé.

En avril 2019, le secrétaire général de l'instance Amr Fahmy avait été licencié. Ce dernier avait envoyé une lettre à la Fifa dans laquelle il accusait M. Ahmad, de corruption - paiement de pots-de-vin à plusieurs dirigeants, usage personnel de fonds de la CAF - et de harcèlement sexuel à l'encontre de plusieurs salariées de la Confédération.

M. Fahmy avait déposé une plainte devant la justice interne de la Fifa contre la CAFqui a abouti à l'ouverture d'une enquête pour "mauvaise gestion".

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