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États-Unis

La Cour suprême confirme la loi bloquant des restrictions à l'IVG dans l'Indiana

La Cour suprême à Washington, 10 octobre 2017

Saisie sur un cas dans l'Indiana, la Cour suprême des Etats-Unis a fait preuve de compromis en validant une partie de la loi restrictive de cet Etat conservateur sans remettre en cause l'avortement.

En pleine offensive des Etats conservateurs contre le droit à l'interruption volontaire de grossesse, la Cour suprême a autorisé l'Indiana à rendre obligatoire l'enterrement ou l'incinération des tissus des fœtus avortés comme "les autres restes humains" et non comme des "déchets médicaux".

Cette disposition "n'affecte pas le droit des femmes" à avorter et peut donc entrer en vigueur, a jugé la Cour suprême. En revanche, elle a confirmé que l'Etat ne pouvait pas interdire aux femmes d'avorter en raison du sexe, de la race ou d'une malformation de leur fœtus, notamment en cas de détection d'une trisomie.

La haute cour se réserve toutefois la possibilité de changer d'avis ultérieurement, en soulignant qu'une seule cour d'appel a été saisie de cette question. "Nous suivons notre pratique habituelle qui consiste à rejeter les requêtes tant que les points légaux soulevés n'ont pas été étudiés par davantage de cours d'appel", dit-elle.

Les deux lois avaient été promulguées en 2016 par le gouverneur républicain de l'Indiana, Mike Pence, devenu depuis vice-président des Etats-Unis et connu pour revendiquer sa foi chrétienne. Elles avaient été bloquées par des tribunaux fédéraux en 2017.

L'Indiana avait alors fait appel auprès de la Cour suprême, qui a légalisé en 1973 le droit des Américaines à avorter tant que le fœtus n'est pas viable. Elle a depuis confirmé sa jurisprudence à plusieurs reprises.

Mais la droite religieuse est galvanisée par l'arrivée en son sein de deux juges conservateurs nommés par Donald Trump, plaçant les magistrats progressistes en minorité, soit quatre sur neuf juges.

Plusieurs Etats, dont l'Alabama ou la Géorgie, ont adopté récemment des lois très restrictives sur l'avortement, en espérant que, grâce à ces nouveaux juges, la Cour suprême revienne sur son arrêt de 1973 "Roe v. Wade".

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Trump reçoit le Premier ministre pakistanais avec l'Afghanistan en tête

Le Premier ministre du Pakistan Imran Khan.

Le président américain Donald Trump reçoit lundi le Premier ministre du Pakistan Imran Khan pour une rencontre centrée l'Afghanistan, au moment où Washington cherche à se désengager de ce pays après 18 ans d'intervention militaire.

Pour sa première visite à la Maison Blanche depuis son arrivée au pouvoir, l'ancien champion de cricket peut s'attendre à une série de demandes de la part du milliardaire républicain qui a, par le passé, accusé Islamabad de "mensonges" et de "duplicité".

L'objectif est "de pousser pour une coopération concrète du Pakistan sur le processus de paix afghan", et "d'encourager le Pakistan à accentuer ses efforts récents contre les terroristes sur son territoire", résume un responsable américain sous couvert d'anonymat.

Les Etats-Unis mettent les bouchées doubles pour arracher un accord politique avec les talibans avant l'élection présidentielle afghane, prévue fin septembre, ce qui ouvrirait la voie à un retrait des troupes américaines.

Washington et Kaboul accusent Islamabad de soutenir des groupes extrémistes armés comme le réseau Haqqani, allié des talibans, en lui fournissant des refuges dans ses régions frontalières avec l'Afghanistan.

Le Pakistan nie un tel soutien, arguant à l'inverse des énormes sacrifices humains et financiers consentis dans sa lutte contre le terrorisme.

"Ce n'est pas un secret: nous sommes préoccupés par les liens entre certains groupes (terroristes) et l'armée et les services de renseignement pakistanais", résume un responsable américain.

Du côté pakistanais, on insiste sur la nécessité d'une "relance les relations bilatérales" après des années tumultueuses.

"L'un des éléments frappants de cette rencontre Trump-Khan à venir est le décalage énorme des attentes", souligne Michael Kugelman du Wilson Center à Washington.

"Le Pakistan espère que cette rencontre permettra aux deux pays de repartir sur de bonnes bases. Les Etats-Unis ont un objectif beaucoup plus précis: s'assurer d'une grande coopération du Pakistan sur le processus de paix afghan", ajoute-t-il.

Les interactions entre les deux dirigeants aux parcours atypiques seront aussi scrutées à la loupe.

Avant d'être élu, Imran Khan avait considéré la perspective d'une rencontre avec le président américain comme une "pilule amère" à avaler.

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