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La Chine et les Etats-Unis se penchent sur le dossier de la Corée du Nord

Le secrétaire d'Etat Rex Tillerson, au centre gauche, avec les diplomates chinois Yang Jiechi et Fang Fenghui, à Washington, le 21 juin 2017.

Les Etats-Unis et la Chine se sont réunis mercredi dans la capitale américaine, alors que Washington veut voir Pékin accentuer la pression sur la Corée du Nord pour qu'elle suspende ses efforts balistiques et nucléaires.

Le chef de la diplomatie chinoise Yang Jiechi et le chef d'état-major de l'Armée populaire de libération (APL) Fang Fenghui ont retrouvé mercredi matin au département d'Etat américain le secrétaire d'Etat Rex Tillerson et le chef du Pentagone Jim Mattis, dans une rare rencontre à quatre.

Washington semble désormais montrer une certaine frustration sur les efforts chinois pour faire pression sur la Corée du Nord, alors que Pékin affiche de son côté sa bonne foi.

Dans un tweet sibyllin, le président américain Donald Trump a semblé mardi à la fois apprécier l'action de la Chine tout en signalant ses limites, voire son échec.

"J'apprécie grandement les efforts du président (chinois) Xi (Jinping) et de la Chine pour aider sur la Corée du Nord mais ils n'ont pas fonctionné. Au moins, la Chine a essayé!", a écrit le président des Etats-Unis, sans autres précisions.

La Chine a rapidement réagi, le ministère des Affaires étrangères affirmant mercredi que ses efforts étaient "indispensables" pour faire face à la crise avec la Corée du Nord.

"La Chine accomplit des efforts sans relâche afin de résoudre la question nucléaire dans la péninsule coréenne et nous jouons un rôle important et constructif", a estimé le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Geng Shuang, lors d'un point de presse à Pékin.

Les Américains sont particulièrement en colère après la mort lundi d'un Américain de 22 ans, Otto Warmbier, libéré la semaine dernière après 18 mois de détention dans les prisons nord-coréennes.

Le jeune homme avait été rapatrié dans un coma profond, "un scandale absolu", a encore affirmé mardi Donald Trump.

Donald Trump qui avait entretenu une rhétorique hostile à la Chine pendant sa campagne présidentielle a lancé un réchauffement spectaculaire avec Pékin, dans l'espoir de voir celle-ci exercer une réelle pression sur la Corée du Nord.

Il a accueilli en avril le président chinois Xi Jinping dans sa résidence privée de Mar-a-Lago, en Floride.

Le président Donald Trump et son homologue chinois Xi Jinping à Mar-a-Lago.
Le président Donald Trump et son homologue chinois Xi Jinping à Mar-a-Lago.

Le mois dernier, Pékin et Washington ont signé un accord, certes limité, d'ouverture réciproque de leurs marchés. Et Terry Branstad, gouverneur de l'Iowa et relation personnelle de Xi Jinping, a été confirmé par le Sénat au poste d'ambassadeur américain en Chine.

Pyongyang, la priorité de Trump

Malgré les sanctions internationales, la Corée du Nord a constitué un petit arsenal d'armes nucléaires et développe des missiles balistiques qui pourraient menacer le Japon, la Corée du Sud et peut-être un jour des villes américaines.

Les Etats-Unis ont environ 28.000 hommes stationnés en Corée du Sud et disposent d'une flotte puissante dans la région. Mais leurs moyens de pression diplomatiques et économiques sont faibles.

Donald Trump a fait de l'arrêt du programme nucléaire nord-coréen l'une des priorités de sa politique étrangère. Il a accepté de mettre en sourdine ses critiques sur les déséquilibres commerciaux pour obtenir l'aide de Pékin sur ce dossier.

Mais si la Chine a resserré son contrôle sur le commerce de charbon nord-coréen, principale ressource du régime, de nombreux experts estiment qu'elle n'est pas encore prête à prendre des sanctions qui menaceraient la stabilité de son imprévisible voisin.

"Nous ne nous attendons pas à résoudre ce problème mercredi. Mais nous espérons que nous pourrons faire des progrès sur d'autres questions, comme les mesures de confiance entre les deux armées", a déclaré à la presse Susan Thornton, secrétaire d'Etat adjointe pour l'Asie-Pacifique, en présentant la rencontre ministérielle à quatre.

Les tensions en mer de Chine méridionale, où Pékin multiplie les démonstrations de force, restent un sujet de préoccupation majeure pour Washington et ses alliés dans la région.

Le Pentagone va maintenir des lignes de communication avec la Chine pour prévenir toute escalade en mer de Chine méridionale, a déclaré lundi le général Joseph Dunford, le plus haut gradé américain.

Avec AFP

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Idriss Fall a discuté des conclusions du rapport de Robert Mueller avec l’ancien Secrétaire d’Etat adjoint américain aux Affaires africaines, Hermann Cohen

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États-Unis: le rapport Mueller sur l'enquête russe rendu public

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Le Rapport Mueller finalement livré au public

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Rapport Mueller : les démocrates ne lâchent toujours pas

Le président de la commission judiciaire de la Chambre, Jerrold Nadler, le 4 avril 2019, à Capitol Hill.

Un dirigeant démocrate du Congrès américain, Jerry Nadler, a affirmé jeudi que le rapport du procureur Robert Mueller démontrait que le président américain Donald Trump avait fait obstruction à l'enquête russe.

"Même dans sa version incomplète, le rapport Mueller met en évidence des preuves inquiétantes montrant que le président Trump a fait entrave à la justice", écrit M. Nadler, chef de la puissante commission judiciaire de la Chambre des représentants, qui a le pouvoir de lancer des enquêtes parlementaires.

"Il revient désormais au Congrès de tenir le président pour responsable de ses actions", a ajouté M. Nadler.

Après 22 mois d'enquête sur l'ingérence russe dans l'élection présidentielle américaine de 2016 et les soupçons de collusion entre l'équipe du républicain Donald Trump et Moscou, le procureur spécial Robert Mueller a conclu qu'il n'y avait pas eu entente entre ces derniers.

Il ne l'a en revanche pas blanchi des soupçons d'entrave à la justice, dans son rapport publié jeudi après avoir été expurgé des informations confidentielles.

C'est sur ce dernier point que les démocrates ont surtout réagi, plus de deux heures après la publication du compte-rendu de l'enquête.

"Une chose est claire", ont affirmé les chefs démocrates du Congrès Nancy Pelosi et Chuck Schumer: "Le rapport Mueller semble contredire la conclusion" du ministre de la Justice Bill Barr, selon lequel il n'y a pas matière à poursuivre Donald Trump pour entrave à la justice.

Les démocrates ont demandé au procureur Mueller de témoigner devant la Chambre des représentants d'ici le 23 mai. Bill Barr a déclaré qu'il ne s'y opposerait pas.

Alors que Donald Trump crie victoire, s'estimant totalement exonéré, les démocrates du Congrès semblent ainsi vouloir maintenir le cap de leurs enquêtes parlementaires.

Mais les chefs écartent encore la perspective d'une procédure de destitution, ou "impeachment", qui serait pour l'instant vouée à l'échec compte tenu de la majorité républicaine au Sénat et du soutien solide au président dans son camp.

Du côté des candidats démocrates à la présidentielle de novembre 2020, les réactions ont été plus diffuses dans les premières heures.

Certains prétendants à la Maison Blanche comme Bernie Sanders n'avaient toujours pas réagi publiquement plusieurs heures après la publication du rapport. Mais le sénateur indépendant a en revanche tweeté sur le problème de dette des étudiants et sur la Corée du Nord.

Le département d'Etat américain se dit toujours «prêt à dialoguer» avec Pyongyang

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