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République du Congo

La BAD et l'OIT s'associent pour appuyer les jeunes dans l'agriculture à Brazzaville

Un jeune agriculteur de Gantsou, à 45 km de Brazzaville, le 12 février 2019. (VOA/Arsène Séverin)

La Banque africaine de développement (BAD) et l'Organisation internationale du travail (OIT) organisent au Congo-Brazzaville un forum sur l'emploi des jeunes dans l'agriculture. Il s'agit pour les deux organisations d'apporter plus de financements au profit des jeunes qui s'impliquent dans le secteur agricole.

Depuis quelques années, la tendance des jeunes travaillant dans l'agriculture s'observe dans le pays. Alors que les palmiers sont plantés en zone forestière, deux jeunes, Arnaud et Michel Djombo développent d'importantes plantations à Igné, à 45 Km de Brazzaville, en pleine savane.

Pour Michel Djombo, "nous avons vu qu'il y avait un réel avantage à s'installer en savane pour faire du palmier, parce que les différents rendements n'étaient que de 30% dans la forêt. Nous disons que nous pouvons gagner un à deux tonnes par hectares dans les savanes. Ce sera autour de 12 tonnes l'hectare".

Forum sur l'emploi des jeunes dans l'agriculture à Brazzaville
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Patrick Mbemba, lui, se distingue dans la commercialisation des produits agricoles, un métier qui ne tentait jusqu'ici peu de jeunes : "nous sommes dans la production agricole, nous sommes dans la protection agricole et la commercialisation des produits agricoles. Nous sommes aussi dans la vente des intrants et de matériel agricoles. J'emploie déjà 17 jeunes Congolais de façon directe, et de façon indirecte je suis déjà à 300 jeunes".

Pour le gouvernement congolais, il faut plus de moyens pour appuyer les jeunes.

Henri Djombo, ministre d'Etat en charge de l'agriculture, estime que "pour inciter les jeunes, il faut électrifier les zones rurales, passer de l'agriculture pluviale à celle d'irrigation, créer les conditions de logement en milieu rural. Tout part de l'apprentissage : les jeunes doivent être formés pour pouvoir exercer les métiers à tous les niveaux. Il faut simplement créer les conditions de base."

C'est dans ce contexte que se tient à Brazzaville un forum sur les opportunités d'emploi des jeunes dans le secteur agricole.

Les officiels au lancement du forum sur l'emploi agricole des jeunes, à Brazzaville, le 12 février 2019. (VOA/Arsène Séverin)
Les officiels au lancement du forum sur l'emploi agricole des jeunes, à Brazzaville, le 12 février 2019. (VOA/Arsène Séverin)

Pour Dr Doré Ousmane, directeur général de la BAD, zone Afrique centrale, les jeunes doivent percevoir l'agriculture comme un vrai business.

"On n'a jamais formé les jeunes en techniques d'entrepreneuriat. Or, l'agriculture, c'est un secteur à haut risque. Le financement du secteur est un peu problématique. Ce qui est en train de changer aujourd'hui, c'est qu'il y a des mécanismes qu'on a mis en place, la Banque africaine de développement et autres partenaires financiers, pour essayer de régler cette problématique", explique-t-il.

Il poursuit : " un jeune qui a été formé dans la technique d'entrepreneuriat, on n'a pas besoin d'être un agronome, il doit être déconnecté de l'approche traditionnelle, où on pense que l'agriculture, c'est pour faire la production qui, parfois, n'est pas transportée sur le marché, qui pourrit faute d'entrepôt".

La réunion qui se tient à Brazzaville devrait se terminer par l'identification des vrais projets agricoles, suivie de diverses annonces de financement.

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Inès Ingani démise de ses fonctions de ministre de la femme

La ministre de la Promition de la Femme, Inès Nefer Ingani a été démise de ses fonction, à Brazzaville, le 17 septembre 2019. (VOA/Arsène Séverin)

La ministre de la Promotion de la femme Inès Nefer Ingani a été démise de ses fonctions le 17 septembre à Brazzaville, après la divulgation sur les réseaux sociaux de la remise d'une importante somme d'argent au chef de file de l'opposition par les services de la présidence. Selon certaines sources, la ministre aurait favorisé cette publication.

Dans le décret qui démet Inès Nefer Ingani de ses fonctions, le président de la République n'en souligne pas la cause.

Mais la semaine dernière, le chef de file de l'opposition, Pascal Tsaty Mabiala et son parti, l'UPADS, avaient réclamé sa tête, menaçant de la traduire en justice pour propos diffamatoires.

Une conversation téléphonique qui impliquerait la désormais ex-ministre de la Femme et un jeune cadre du PCT, le parti au pouvoir, dévoilait que le chef de l'opposition avait reçu d'importantes sommes d'argent de la part de la présidence de la République. Par conséquent, le chef de l'Etat et son Premier ministre n'ont pas hésité à pousser la ministre vers la porte, elle qui est, par ailleurs, députée à Brazzaville.

Quelques mois avant, une autre conversation téléphonique impliquant la ministre de la Jeunesse et un officier supérieur de la police s'était retrouvée sur les réseaux sociaux, mais sans coûter un quelconque poste.

Lors des récentes affaires politiques au Congo, jamais un ministre n'a été démis de ses fonctions au sein du gouvernement, fut-il par décret présidentiel. C'est toujours par un remaniement que les ministres, même démissionnaires, quittent le gouvernement.

Le cas Ingani est donc emblématique et devrait interpeller sur le fait que les réseaux sociaux sont en train de devenir une arme politique très redoutable au Congo.

La ministre de la Promotion de la femme démise de ses fonctions à Brazzaville

La ministre de la Promotion de la femme démise de ses fonctions à Brazzaville
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Le maraîchage reprend à Mindouli grâce à la maîtrise de l'eau

Une agricultrice satisfaite de sa récolte à Mindouli, au Congo-Brazzaville, le 16 septembre 2019. (VOA/Arsène Séverin)

Les populations de Mindouli, dans le Pool, au sud-ouest du Congo-Brazzaville, connaissent du succès dans la production maraîchère et piscicole grâce à la nouvelle technique de maîtrise d'eau. Connu comme bassin légumier du Congo, Mindouli avait tout perdu suite au conflit armé.

Après la guerre, le travail dans le Pool. Mindouli a repris depuis quelques mois une activité traditionnelle de production des fruits et légumes qui permet à chaque famille de vivre dans cette localité.

Dans le Pool, Mindouli renaît grâce à la production maraîchère et piscicole
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"Maintenant cela a repris. En tout cas, ici à Mindouli, au moins 75% des familles ont un petit étang et font du maraîchage", confie un producteur, tandis qu'un autre ajoute : "Maintenant, nous savons que Mindouli redeviendra Mindouli 1 comme auparavant, parce que la guerre nous a emportés et nous a remis à zéro".

Pendant les conflits armés, l'activité agricole a été déstructurée à Mindouli, qui pourtant est connu comme bassin maraîcher dans le pays. La technique de la canalisation d'eau a redonné espoir aux populations qui produisent beaucoup plus qu'avant.

Gérald Menga Nzitoukoulou, producteur agricole, salue la canalisation de l'eau à Mindouli. (VOA/Arsène Séverin)
Gérald Menga Nzitoukoulou, producteur agricole, salue la canalisation de l'eau à Mindouli. (VOA/Arsène Séverin)


Le producteur agricole Gérald Menga Nzitoukoulou, se dit satisfait de l'étendue de terre déjà cultivée et réclame plus d'eau. "On cherche qu'on augmente encore la quantité d'eau. Nous avons 21 étangs, et nous exploitons sur 149 ares", plaide-t-il.

Le site Lamba Kua Ndolo est le plus important bassin de production à Mindouli où on pratique aussi de la pisciculture.

Justin Mandou, opérateur de moto-pompe à Mindouli. (VOA/Arsène Séverin)
Justin Mandou, opérateur de moto-pompe à Mindouli. (VOA/Arsène Séverin)


L'opérateur de la moto-pompe, Justin Mandou note la réduction des corvées d'eau grâce à cette nouvelle technique.

"Par semaine si on pouvait arroser deux fois avec la moto-pompe, et qu'après les gens passent avec les arrosoirs, il y aura toujours de l'humidité. Les légumes et certains fruits comme la tomate demandent toujours beaucoup d'eau", indique-t-il.

L'eau est captée depuis les hauteurs d'une colline, à l'est de la ville. Le PAM en a assuré la logistique.

Jean Martin Bauer, représentant du PAM au Congo à Mindouli. (VOA/Arsène Séverin)
Jean Martin Bauer, représentant du PAM au Congo à Mindouli. (VOA/Arsène Séverin)


Jean Martin Baeur est le représentant du PAM au Congo.

"Nous avons reconstruit les étangs piscicoles, c'est-à-dire avec des techniques de gestion d'eau améliorées. La technique traditionnelle veut que quand le poisson est prêt à être commercialisé, on crève la digue et c'est beaucoup de travail. Et ce que nous avons mis en place ici, c'est la construction des moines, des outils de régulation de l'eau", précise Jean Martin Baeur.

La production maraîchère redevient un marché juteux dans le Pool, si bien que le Haut-Commissaire à la réinsertion des ex-combattants, Landry Euloge Kolelas appelle les ex-ninjas à en profiter. "Bien sûr ! Nous disons que cette station peut déjà servir de formation à ceux des ex-combattants qui veulent se lancer dans la pisciculture".

D'ici là, les premiers étangs vont livrer leurs poissons, au grand bonheur des coopératives qui ont longtemps souffert pendant la guerre.

Dans le Pool, Mindouli renaît grâce à la production maraîchère et piscicole

Dans le Pool, Mindouli renaît grâce à la production maraîchère et piscicole
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L'Afrique sollicite la générosité de la Chine pour ses projets de développement

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