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République du Congo

Félix Tshisekedi à Brazzaville jeudi

Une banderole à l'effigie des présidents Tshisekedi et Sassou N'Guesso, au rond point de la Défense à Brazzaville, le 6 février 2019. (VOA/Arsène Séverin)

Pour les analystes politiques, cette visite officielle est très significative, vu les relations qu'entretiennent les deux pays, leurs positions géographiques et leur histoire commune.

Constant Ebara Pea, un politologue basé dans la capitale du Congo-Brazza, identifie trois raisons pour expliquer l'importance de ce déplacement.

"D'abord, la RDC et le Congo partagent près de 2.000 kilomètres de frontière. C'est un enjeu très important, parce que tout ce qui se passe de ce côté-ci intéresse Kinshasa. Deuxièmement, il y a les réfugiés de la RDC qui sont ici à Brazzaville, parmi lesquels il y a d'anciens militaires de Mobutu", explique le politologue.

Le président Félix Tshisekedi ce jeudi à Brazzaville
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"Et le côté politique, c'est que le président Sassou s'est investi comme médiateur en RDC, et puis le président Sassou est le président de la CIRGL [Conférence internationale sur la région des Grands Lacs].Donc, il y a tout un faisceau d'enjeux qui tourne autour de Brazzaville", ajoute-t-il.



Brazzaville est une étape très importante pour cette première tournée du nouveau président de la RDC, Félix Tshisekedi.

Alain Akouala, ancien ministre des Zones économiques spéciales, en voit des opportunités économiques : "Nous craignions que cette élection puisse se dérouler dans un contexte un peu heurté, et ce n'est pas le cas. Donc son arrivée à Brazzaville est très importante, parce que Denis Sassou N'Guesso est un homme d'expérience. Et ce serait tout bénéfice pour lui d'avoir un échange avec un homme comme celui-là".

Il poursuit : "Le président a réussi à faire en sorte que le pont route-rail sur le fleuve Congo devienne le projet emblématique de l'intégration économique sous-régionale, non seulement de l'Afrique centrale, mais de deux capitales qui en réalité constituent un marché fantastique. Donc, c'est un projet structurant d'échanges informels entre Brazzaville et Kinshasa. Ce sont de centaines de millions de francs CFA par jour, mais c'est fait de manière informelle. Ce sont des niches qui pourraient devenir demain des projets intégrateurs entre nos deux pays".

Des milliers de ressortissants de la RDC se sont installés à Brazzaville depuis des années pour des raisons diverses. Nombreux se considèrent comme réfugiés politiques. Jean-Pierre Tshimanga Mameta, membre de l'UDPS à la fédération de Brazzaville, attend avec joie l'arrivée de son président.

"Un accueil chaleureux ! Tout le monde est prêt pour aller l'accueillir. Tout le monde voudrait le voir; tout le monde voudrait le toucher. Je vous dis qu'il est porté par tout le monde", assure-t-il.

Brazzaville et Kinshasa, les deux capitales les plus rapprochées au monde, sont condamnées à coopérer, quelles que soient les humeurs des acteurs politiques.

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Des ONG préoccupées par la disparition d'un ouvrier depuis 7 mois à Brazzaville

Les forces de police à Brazzaville, le 23 juin 2002.

Des organisations congolaises de défense de droits de l'homme ont exigé jeudi que la lumière soit faite sur "la disparition forcée" d’un ouvrier congolais de 28 ans dont la famille est sans nouvelles depuis novembre 2021.

Le Consortium des associations pour la promotion de la gouvernance démocratique et l’État de droit "exprime sa vive préoccupation au sujet de la disparition forcée de Joël Nzoungani Diamboté", écrivent ces ONG dans un communiqué lu devant la presse.

"Aujourd’hui, force est de constater que depuis le 11 novembre 2021, date à laquelle son frère cadet l’a vu pour la dernière fois (dans une cellule de la gendarmerie de Brazzaville), M. Nzoungani Diamboté est porté disparu", ajoutent ces ONG.

M. Nzoungani Diamboté, 28 ans, ouvrier de son état, a été arrêté le 3 novembre 2021 à Pointe-Noire (sud), capitale économique, puis transféré à Brazzaville.

"Nous exigeons que la lumière soit faite sur les circonstances de sa disparition et condamnons toute velléité de séquestration, de torture et de traitement inhumain et dégradant", écrivent les ONG dans leur communiqué dont une copie a été adressée aux autorités gouvernementales qui n’ont toujours pas réagi.

Selon les ONG, M. Nzoungani Diamboté a été arrêté au motif qu’il aurait prêté son téléphone à une femme qui, à l’époque, aurait proféré des propos injurieux à l'égard de l’épouse d’un officier supérieur de l’armée.

Depuis, aucune indication claire du lieu de sa déportation n’a été communiquée à sa famille qui vit toujours dans l'espoir de le revoir.

"Depuis qu’on a perdu sa trace, je souffre de tous les maux. Que les autorités m’aident à retrouver mon premier fils", a déclaré à l'AFP son père, Honoré Mibankanissa.

Des cas de disparitions ne sont pas rares au Congo-Brazzaville. En 2021, au moins six jeunes ont été retrouvés morts dans un commissariat et 13 autres en 2018.

Dans l'affaire des 13 jeunes, le gouvernement avait été condamné à indemniser chaque famille à hauteur de 15 millions de FCFA (près de 23.000 euros) à l'issue d'un procès.

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Un député condamné à 30 ans de travaux forcés à Brazzaville

Le Palais de justice de Brazzaville. (Ngouela Ngoussou/VOA)

Un député de la majorité de la République du Congo a été condamné par contumace à 30 ans de travaux forcés et au paiement d'une forte amende, a-t-on appris mercredi auprès de la Haute cour de justice.

Le député Ghislain Galibali "a été reconnu coupable des faits qui lui sont imputés, notamment l’infraction de faux et usage de faux et escroquerie pour salaire", a déclaré Henri Bouka, président de la Haute cour de justice.

"M. Ghislain Galibali est condamné à une peine de 30 ans de travaux forcés", a-t-il dit.

Cette juridiction reproche à Ghislain Galibali (51 ans) d’avoir fourni "un faux diplôme d’Ingénieur en développement" qui lui a permis d’être recruté comme agent du Fonds routier, une agence publique d’entretien des routes à travers le Congo.

Son employeur lui a versé un important salaire pendant 14 ans, selon la cour.

"Ainsi, pour faux en écriture publique, Ghislain Galibali doit payer" d'ici deux ans "la somme de 101,3 millions de FCFA (plus de 152.000 euros) au Fonds routier, en termes de remboursement des salaires", a ajouté cette juridiction.

L'immunité parlementaire de M. Galibali, élu député de la circonscription de Lékana dans les Plateaux (Centre) en 2017, avait été levée au cours d’une session spéciale de l’Assemblée nationale, peu avant l'ouverture de son procès, le 13 mai devant la Haute cour de justice.

Pendant les audiences, M. Galibali, absent du pays, n'était pas représenté par un avocat. La Cour n'a entendu que les deux témoins à charge et le directeur du Fonds routier, a constaté un journaliste de l'AFP.

La Haute cour de justice du Congo-Brazzaville juge en premier et dernier ressort.

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