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L'UE salue la "bonne organisation" en Sierra Leone


Un homme se tient à côté des affiches de la campagne électorale à Freetown, le 9 mars 201.

La mission européenne d'observation des élections en Sierra Leone a salué la "bonne organisation" du scrutin, dont la Commission électorale nationale (NEC) a annoncé vendredi ne pas encore être en mesure de proclamer des résultats, même partiels.

Les habitants de ce pays d'Afrique de l'Ouest gangrené par la corruption se sont déplacés en nombre mercredi pour élire leurs nouveaux président et vice-président, membres du Parlement et conseillers locaux.

Dans un communiqué, la Commission électorale nationale (NEC) a fourni des taux très disparates de dépouillement des bureaux de vote d'une province à l'autre, allant de 0% à Kambia (nord-ouest) ou 7 % à Kono (est), à plus de 75 % dans la région Ouest, comprenant la capitale, Freetown.

Saluant la "patience" des électeurs, elle a promis de publier des résultats partiels dans chaque province par tranches de 25, 50 et 75 % des bureaux de vote dépouillés, après validation informatique.

De son côté, la mission d'observateurs de l'Union européenne (UE), dans une "déclaration préliminaire" a donné crédit à la NEC d'avoir "assuré jusqu'à présent un processus électoral transparent, crédible et bien organisé".

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Selon la chef de la mission, Jean Lambert, citée dans le document, "les électeurs ont eu un véritable choix ente les partis, dans un spectre politique élargi".

"Toutefois, un grand nombre d'actes d'intimidation et de violence contre des candidats et des militants ont pesé sur le processus électoral", a-t-elle déploré, appelant l'ensemble des acteurs à accepter les résultats établis par la NEC.

Malgré le "rôle constructif joué par la police" dans les bureaux de vote, "son intervention mercredi soir dans une salle du principal parti d'opposition et au domicile de son candidat à la présidence a été disproportionnée et aurait pu être interprétée comme une provocation", a-t-elle ajouté.

>> Lire aussi : Les victimes des coulées de boue pourraient se venger dans les urnes en Sierra Leone

Si aucun des 16 candidats à la présidentielle n'obtient 55% des voix, un second tour sera organisé dans un mois, une hypothèse d'autant plus probable que le sortant, Ernest Bai Koroma, ne pouvait se représenter, après deux mandats de cinq ans.

Son ancien ministre des Affaires étrangères, Samura Kamara, assume l'héritage et porte les couleurs du parti au pouvoir, l'APC.

Face à lui, le SLPP, principale formation de l'opposition, a présenté de nouveau l'ancien général Julius Maada Bio, battu par M. Koroma en 2012.

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Un ancien cadre du SLPP, Kandeh Yumkella, candidat d'une nouvelle formation, la Grande coalition nationale (NGC), a émergé pendant la campagne et pourrait en cas de second tour jouer le rôle d'arbitre entre les deux partis qui se succèdent au pouvoir depuis l'indépendance en 1961.

L'UE a annoncé avoir déployé une centaine d'observateurs "dans plus de 400 bureaux de vote, dans toutes les provinces", auxquels s'ajoutent plus de 150 autres, de l'Union africaine, de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest, et du Commonwealth.

Avec AFP

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