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L'opposition togolaise dénonce une "déclaration de guerre" du président Gnassingbé

Le président Faure Gnassingbé, au congrès de son parti à Tsévié, Togo, le 28 octobre 2017. (VOA/Kayi Lawson)

L'opposition togolaise a qualifié de "déclaration de guerre", les récents propos du président Faure Gnassingbé accusant ses détracteurs d'être responsables des violences des manifestations de ces derniers mois, et a réclamé une "enquête internationale sur les crimes qui se produisent au Togo".

Les leaders d'une coalition de 14 partis politiques ont accusé le chef de l'Etat d'avoir "déclaré la guerre au peuple togolais" avec l'intention "de semer les germes de la division et de la haine dans le but de dresser l'armée contre le peuple".

Ils ont dénoncé "le caractère irresponsable, belliqueux et antipatriotique" de ses propos, lors d'une conférence de presse à Lomé.

Le président Gnassingbé avait affirmé vendredi que l'opposition était responsable des affrontements entre manifestants et forces de l'ordre qui ont fait au moins 16 morts - selon un décompte de l'AFP - en deux mois et demi de mobilisation populaire contre son régime.

"Ceux et celles qui organisent ces manifestations portent la lourde responsabilité des victimes que les participants ont faites et des dégâts qu'ils ont causés", avait-t-il déclaré lors d'une visite dans un camp militaire.

Il avait également renouvelé à l'armée sa "confiance totale" pour "répondre à toutes menaces ou actions terroristes qui pourraient toucher notre nation".

Les opposants ont réclamé "l'appui" de la communauté internationale afin de "mettre en place une commission d'enquête internationale sur les crimes qui se produisent au Togo depuis plusieurs mois".

Ils accusent de leur côté les autorités d'avoir orchestré une "répression sauvage" dans le nord du pays - longtemps réputé être un fief électoral du pouvoir - tout en appelant officiellement au dialogue.

L'opposition organise depuis août des marches quasi-hebdomadaires pour demander la démission duprésident Gnassingbé, à la tête du Togo depuis 2005. Il a succédé à son père, le général Gnassingbé Eyadéma, qui a dirigé sans partage le pays pendant 38 ans.

De nouvelles manifestations sont prévues sur trois jours la semaine prochaine.

Des émissaires du président ghanéen Nana Akufo-Addo ont rencontré mardi des leaders de l'opposition dans une nouvelle tentative de médiation, a indiqué à l'AFP Fulbert Attisso, président du parti d'opposition Togo Autrement.

M. Akufo-Addo s'était lui-même déjà rendu à Lomé le 5 novembre pour s'entretenir avec son homologue togolais de la crise qui secoue le pays.

Avec AFP

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Un groupe armé attaque un village dans l'ouest

La mairie d’Alindao, à 400 km au sud-est de Bangui, Centrafrique, 29 novembre 2018. (VOA/ Felix Yepassis-Zembrou)

Des éléments du groupe armé Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC) ont attaqué lundi le village de Lokoti, dans l'ouest du pays, où ils ont incendié des véhicules et pris en otage onze personnes, a appris mercredi l'AFP de la gendarmerie locale.

"Ils sont entrés dans le village, ont incendié deux camions ainsi qu'une moto", a indiqué à l'AFP une source à la gendarmerie de Bouar, ville située à environ 70 km de Lokoti.

Onze personnes ont été prises en otage par les éléments du FDPC, les autres villageois ont réussi à prendre la fuite, a précisé cette source.

"Les casques bleus sont dans une phase d'action et de recherche dans la zone", a indiqué mercredi à la presse le porte-parole de la MINUSCA (mission des Nations unies pour la stabilisation de la Centrafrique) Vladimir Monteiro.

Début avril, une opération militaire avait été lancée par la Minusca dans la zone contre ce groupe implanté localement, mais sans influence nationale.

L'ONU reprochait au groupe armé d'avoir érigé des barricades sur la route nationale 1, la seule permettant d'approvisionner Bangui depuis le Cameroun, et volé une dizaine de pick-up.

Le Premier ministre centrafricain, Firmin Ngrebada, avait alors "appelé à la raison" le FPDC. " (Nous) n'avons pas signé un accord de paix pour revenir à la guerre", avait-il déclaré.

Après la signature d'un accord de paix début février entre Bangui et 14 groupes armés, dont le FDPC, ce dernier avait érigé des barricades en signe de mécontentement vis-à-vis des autorités qui, selon lui, n'avaient "pas respecté" l'accord dans la formation du gouvernement.

Un nouveau round de négociations avait eu lieu mi-mars en Ethiopie, et un nouveau gouvernement avait été nommé le 22 mars.

Si le leader du groupe, Abdoulaye Miskine, avait décliné le poste ministériel qui lui était destiné, l'un de ses proches avait été nommé "conseiller spécial" à la Primature et l'autre préfet de la Nana-Mambéré, région de l'ouest.

L'accord de Khartoum, soutenu par tous les partenaires de Bangui et préparé depuis 2017 par l'Union africaine, est le huitième signé depuis le début de la crise marquée par le renversement en mars 2013 du président François Bozizé.

Riche en ressources naturelles, la Centrafrique est déchirée par la guerre, qui a forcé près d'un quart des 4,5 millions d'habitants à fuir leur domicile.

Ghassan Salamé espère une avancée dans ses contacts avec les belligérants lybiens

Le nouvel émissaire de l'ONU pour la Libye, Ghassan Salamé, à gauche, lors d’une conférence de presse aux côtés du Premier ministre du gouvernement libyen de l’accord national (GNA) Fayej Seraj, et ministre des affaires étrangères Taher Siala à Tripoli, L

L'envoyé spécial des Nations unies pour la Libye, Ghassan Salamé, a dit mercredi à Rome espérer que les contacts qu'il a pu avoir avec les belligérants sur le terrain "portent leurs fruits" avant le ramadan.

"J'espère que les contacts que nous avons rétablis avec les deux belligérants puissent porter leurs fruits avant le début du ramadan", a déclaré M. Salamé lors d'un point de presse à l'issue d'une rencontre avec le ministre italien des Affaires étrangères Enzo Moavero Milanesi.

Le ramadan, période de jeûne pour les musulmans, débute cette année le 5 mai au soir.

M. Salamé n'a pas caché les difficultés qu'il reste à résoudre avant que le processus de stabilisation de ce pays en proie au chaos depuis 2011 puisse reprendre avec quelque chance de réussite.

Tout était prêt pour la conférence nationale, prévue mi-avril et censée préparer le terrain à des élections en Libye, avant que le maréchal Khalifa Haftar ne lance son offensive contre la capitale Tripoli, a affirmé l'envoyé de l'Onu.

Elle est aujourd'hui en suspens, mais pas annulée, a-t-il ajouté, précisant toutefois qu'il fallait aussi "un fort soutien de la part de la communauté internationale". Or, a-t-il déploré, celle-ci est divisée, notamment au niveau du Conseil de sécurité de l'Onu, qui n'est pas parvenu à se mettre d'accord sur un projet de résolution sur la Libye.

Sur le terrain, les combats s'enlisaient près de trois semaines après le début de l'offensive de Khalifa Haftar contre Tripoli, siège du gouvernement reconnu par la communauté internationale.

Production record de coton de plus de 700.000 tonnes

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51 morts dans des inondations en Afrique du Sud

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Au Soudan, les militaires veulent négocier avec les leaders de la contestation

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