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Djibouti

L'ONU salue la tenue d'un sommet Djibouti-Erythrée en Arabie saoudite

Le président djiboutien Ismaïl Omar Guelleh et son homologue d'Erythrée, Isaias Afwerki à Djeddah, le 17 septembre 2018

Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres s'est félicité dans un communiqué de la tenue en Arabie saoudite d'un sommet entre Djibouti et l'Erythrée, espérant que cette rencontre sera le point de départ d'une résolution des conflits entre les deux pays.

Ce sommet a réuni à Djeddah le président djiboutien Ismaïl Omar Guelleh et son homologue d'Erythrée, Isaias Afwerki, précise le communiqué de l'ONU diffusé lundi soir à New York. Il s'est tenu sous les auspices du roi saoudien Salmane.

Pour le secrétaire général, ce sommet représente "un nouveau pas dans la consolidation de récentes avancées pacifiques et sécuritaires dans la Corne de l'Afrique".

Antonio Guterres espère qu'il "conduira à encore plus de paix, de stabilité et de développement dans la région", ajoute le communiqué, en saluant les efforts des dirigeants du royaume saoudien pour "faciliter le dialogue entre Djibouti et l'Erythrée".

Cette rencontre s'est tenue au lendemain d'un sommet toujours à Djeddah entre les présidents d'Erythrée et d'Ethiopie, qui ont signé un accord consolidant leur réconciliation et renforçant "la sécurité et la stabilité dans la région".

Les relations entre Djibouti et l'Erythrée se sont tendues après une incursion en avril 2008 de troupes érythréennes vers Ras Doumeira, un promontoire stratégique surplombant l'entrée de la mer Rouge au nord de Djibouti-ville. Les deux pays s'étaient opposés à deux reprises en 1996 et 1999 pour cette zone.

Le Qatar avait obtenu en juin 2010 la signature d'un accord entre l'Erythrée et Djibouti pour résoudre par un accord négocié leur conflit territorial, mais cette médiation n'avait pas eu de suite.

Avec AFP

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58 migrants morts dans le naufrage de leurs embarcations

La survivante du naufrage, une Camerounaise de 40 ans prénommée Josepha, avait été retrouvée en hypothermie avec une autre femme et un petit garçon morts depuis peu sur les restes d'un canot pneumatique au large de la Libye lors d’une opération de Proacti

Le bilan du naufrage mardi de deux embarcations de migrants surchargées au large de Djibouti est passé à 58 morts, a-t-on appris vendredi auprès de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).

Interrogée par l'AFP, Lalini Veerassamy, la chef de mission de l'OIM à Djibouti, a indiqué par message que le nombre de victimes était de "58". Un précédent bilan donné par la même source jeudi faisait état de 52 morts.

Le naufrage a eu lieu mardi environ 30 minutes après que les bateaux surchargés eurent quitté, par une mer agitée, la localité de Godoria, à quelques dizaines de kilomètres au nord d'Obock, pour se rendre au Yémen, selon l'OIM.

Quinze survivants, majoritairement des Ethiopiens, avaient pu être sauvés.

Mercredi, une journaliste de l'AFP avait vu aux environs d'Obock de nombreux corps rejetés par la mer sur la plage, pour certains à moitié enfouis dans le sable. Les secouristes les enveloppaient dans un drap blanc avant de les évacuer.

Le détroit de Bab al-Mandeb, qui sépare Djibouti du Yémen a la particularité de voir des bateaux de migrants passer dans les deux sens: des migrants fuyant la guerre au Yémen croisent des bateaux remplis de migrants africains en quête de travail dans la péninsule arabique via une route passant par le nord du Yémen.

Situé près de la Somalie instable et de l'Éthiopie, Djibouti est devenu ces dernières années un point de transit important pour les migrants. Mais les traversées se sont souvent révélées périlleuses.

- Catastrophe -

En 2018, au moins 30 migrants de Somalie et d'Éthiopie qui tentaient sans doute de gagner Djibouti se sont noyés lorsque leur bateau a chaviré au large du Yémen. Des coups de feu auraient été tirés sur les passagers.

En août 2017, des dizaines de migrants de Somalie et d'Éthiopie qui se trouvaient à bord de deux bateaux à destination du Yémen sont morts après que des trafiquants d'êtres humains les eurent jetés à la mer.

"Le nombre de nouvelles arrivées au Yémen a augmenté de manière continue depuis 2012, malgré la profonde insécurité et violence qui y règnent", a indiqué l'OIM dans un rapport récent.

En 2017, quelque 100.000 migrants ont ainsi rejoint le Yémen. Mais certains d'entre eux rebroussent chemin face à la guerre et la crise humanitaire qui ravagent le pays.

Selon l'OIM, plus de 200.000 migrants ont fui le Yémen en 2016 et 2017.

Le Yémen est déchiré depuis fin 2014 par un conflit qui a fait, depuis l'intervention militaire en mars 2015 d'une coalition sous commandement saoudien, quelque 10.000 morts et plus de 56.000 blessés selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Des ONG estiment que le bilan réel des victimes directes et indirectes du conflit est bien plus élevé.

En décembre, les Nations unies ont prévenu que près de 80% de la population, soit approximativement 24 millions de personnes, avaient besoin d'une assistance humanitaire.

"Ce n'est pas un pays au bord de la catastrophe, c'est un pays qui est déjà en situation de catastrophe", avait affirmé en décembre le directeur du Programme alimentaire mondial (PAM) de l'ONU, David Beasley.

Avec AFP

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