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L'ONU espère toujours un accord entre camps rivaux en Libye


Le Libanais Ghassan Salamé, envoyé spécial de l'ONU en Libye, et chef de la Mission d'appui des Nations unies en Libye (MANUL), lors du sommet des ministres des Affaires étrangères des pays méditerranéens, à Rome, le 2 décembre 2017.

L'envoyé spécial de l'ONU en Libye a affirmé vendredi à Rabat "espérer" toujours une entente entre camps rivaux libyens pour tenter de sortir ce pays du chaos et d'une grave crise politique et économique qui perdure.

Le Libanais Ghassan Salamé, 66 ans, s'exprimait à l'issue d'un entretien à Rabat avec le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, sur la situation en Libye.

Il a dit "espérer" toujours une entente pour l'amendement de l'accord interlibyen signé fin 2015 à Skhirat au Maroc, sous l'égide de l'ONU.

Issu de cet accord, le gouvernement d'union (GNA) dirigé par Fayez al-Sarraj n'est pas parvenu à faire l'unanimité en Libye.

Même s'il a réussi à étendre son influence dans la capitale et quelques villes de l'ouest libyen, le GNA peine à imposer son autorité sur de larges pans du pays.

Le Parlement élu, basé à l'est et qui soutient le controversé maréchal Khalifa Haftar, refuse de lui accorder sa confiance.

"Les deux parties se sont mis d'accord sur la plupart des points à amender. Mais il reste encore des désaccords (...) cela demande de la persévérance et de la patience de la part des Libyens", a souligné M. Salamé.

A la mi-octobre à Tunis, elles ne sont pas parvenues à trouver un consensus sur les amendements à apporter à l'accord de Skhirat.

M. Salamé a estimé toutefois cette semaine à Tripoli que de tels amendements n'étaient pas "essentiels".

Le but de ces amendements, selon lui, était de former un nouveau gouvernement "indépendant" qui aurait pour seule mission d'améliorer les conditions de vie des Libyens, dans un pays en proie à une profonde crise économique et institutionnelle.

"Si nous arrivons à amender l'accord, tant mieux, sinon, nous allons travailler sans", avait-il dit.

"Les Libyens ne veulent pas passer d'une phase de transition à une nouvelle phase de transition, ils veulent des institutions stables", a-t-il ajouté vendredi.

Le ministre marocain des Affaires étrangères a de son côté estimé que "la solution devait venir de l'intérieur (de la Libye) avec comme base l'accord de Skhirat (...) c'est une base pour toute solution politique, il n'y a pas d'alternatives".

La Libye a sombré dans le chaos après la chute en 2011 de Mouammar Kadhafi. Des autorités rivales, à Tripoli et dans l'est du pays, et de nombreuses milices s'y disputent actuellement le pouvoir.

Avec AFP

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