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Madagascar

L'ex-président malgache Didier Ratsiraka est mort

L'ancien président malgache Didier Ratsiraka répond aux questions de la presse sur une chaîne de télévision privée à Antananarivo, le 11 septembre 2013.

L'ex-président malgache Didier Ratsiraka, officier de marine surnommé "l'Amiral rouge" pour sa politique socialiste, est mort dimanche matin à 84 ans, a annoncé l'actuel chef de l'Etat Andry Rajoelina sur Twitter.

Hospitalisé en début de semaine pour une grippe, Didier Ratsiraka a été président de l'île de l'océan Indien de 1975 à 1991 puis de 1997 à 2002.

"Les Malagasy (Malgaches) ont perdu un illustre patriote", a déclaré M. Rajoelina.

Instigateur de la "révolution socialiste malgache" qui se révèlera un échec économique et social, ce militant anticolonial, "camarade" de Fidel Castro, a laissé en héritage la "malgachisation" de l'enseignement et du nom des villes.

Un mouvement de contestation entre 1991 et 1992 l'oblige à quitter le pouvoir et accepter la transition libérale réclamée par son opposant de l'époque, Albert Zafy, qui lui succèdera à la tête de l'État.

"L'Amiral rouge" reprendra le pouvoir en 1997 mais en sera une nouvelle fois chassé à l'issue de la présidentielle suivante.

Au terme d'un scrutin contesté, des manifestations et des affrontements armés éclatent de décembre 2001 à juillet 2002 dans les rues du pays, entre les partisans de Dider Ratsiraka et ceux de son nouvel opposant, le maire d'Antananarivo, Marc Ravalomanana.

M. Ravalomanana est finalement déclaré vainqueur et Didier Ratsiraka forcé à s'exiler en France pendant neuf ans.

En 2003, le président déchu est condamné par contumace à dix ans de travaux forcés pour "détournement de deniers publics" puis à cinq ans de prison ferme pour atteinte à la sûreté de l'Etat. Ses peines seront toutefois annulées en 2009.

Ces dix dernières années, il était présent sur la scène politique malgache, régulièrement invité sur les plateaux de télévision pour livrer ses analyses.

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Les Malgaches rejoignent le dispositif Covax après un revirement sur les vaccins

Une infirmière présente le vaccin AstraZeneca/Oxford dans le cadre du programme COVAX contre la maladie à coronavirus (COVID-19) à l'hôpital général Eka Kotebe à Addis-Abeba, en Éthiopie.

Le ministre de la Santé malgache a annoncé jeudi que le pays avait rejoint le mécanisme Covax d'aide aux nations défavorisées, faisant suite à une promesse récente de déployer des vaccins contre le Covid-19, après des mois de résistance du président.

"Le ministère de la Santé publique tient aujourd'hui à annoncer que nous avons accompli l'inscription à l'initiative Covax pour la procédure d’obtention de vaccin. Il y a encore plusieurs étapes à suivre, mais nous avons déjà fait le premier pas", a indiqué le ministre de la Santé, Jean Louis Hanitrala Rakotovao, dans une vidéo diffusée sur la page de son ministère.

"Comme nous le savons tous, il y a eu une décision importante prise par le président de la République qui nous a été communiquée il y a quelques jours, concernant notre participation à l’initiative de vaccination", a-t-il ajouté.

President of the Republic of Madagascar Andry Rajoelina attends a mass screening of patients suspected of being infected with the coronavirus, in Antananarivo, March 31, 2020.
President of the Republic of Madagascar Andry Rajoelina attends a mass screening of patients suspected of being infected with the coronavirus, in Antananarivo, March 31, 2020.

Le gouvernement malgache s'est résolu la semaine dernière à recourir aux vaccins contre le Covid-19, mais de façon facultative et sans pour autant abandonner le "remède" local à base de plantes vanté depuis des mois par le chef de l'Etat Andry Rajoelina.

Le président malgache a été critiqué après avoir déclaré le 20 mars à la télévision ne pas être vacciné et ne pas avoir l'intention de l'être.

"Si on commande un vaccin, on va d'abord le tester sur l'opposition", avait-il donné comme toute réponse aux critiques de ses opposants sur ses réticences à lancer une campagne de vaccination de la population.

Le Covid Organics, une tisane "miracle" à base d'artemisia aussi produite sous forme de gélules, "va me protéger et protéger ma famille", avait-il réaffirmé.

La grande île de l'Océan Indien est entrée dans une seconde vague de la pandémie, avec la présence détectée par les autorités du variant sud-africain, réputé plus contagieux. Madagascar a enregistré plus de 24.600 cas de coronavirus, dont au moins 433 décès. La situation du Covid-19 s'y aggrave, avec des dizaines de décès par jours.

L'oxygènes se raréfie dans les hôpitaux, a indiqué jeudi le ministre de la Santé à des médias locaux.

De longues files d'attente sont observées devant les pharmacies de la capitale Antananarivo, selon un journaliste de l'AFP.

Manne financière du FMI et de la Banque mondiale pour Madagascar et la RDC

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Didier Ratsiraka, l’ex-président de Madagascar, est mort

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Le gouvernement malgache va faire vacciner la population contre le covid

Le président de la République de Madagascar Andry Rajoelina arrive au Palais de la Reine de Manjakamiadana, à Antananarivo, le 6 novembre 2020.

Après une concertation entre les membres de l’académie nationale de médecine de Madagascar et le chef de l’Etat Andry Rajoelina, le gouvernement malgache a finalement décidé de recourir au vaccin, sans abandonner pour autant le remède anti-Covid local, le Covid Organics.

"Nous allons chercher et utiliser des vaccins efficaces contre la variante de Covid 19 qui ravage Madagascar", a indiqué le communiqué émanant de la présidence de la République malgache, ce vendredi.

La vaccination est cependant facultative, "il a été décidé que prendre le vaccin est un choix et ne devrait pas être obligatoire", indique le communiqué.

Et l’Etat maintient aussi l’utilisation du remède anti-covid local, le Covid Organics, dans les traitements curatifs et préventifs de la pandémie.

Une utilisation contre laquelle l'OMS avait mis en garde en mai dernier, soulignant qu'à ce jour aucune étude scientifique ne prouvait son efficacité.

Samedi dernier, le président Malgache s’est encore montré hésitant dans son intervention télévisée, en indiquant que lui et sa famille n’avaient pas l’intention de se faire vacciner, et préfèrent encore faire confiance au Covid Organics.

Et pour répondre aux critiques de ses adversaires sur sa réticence à commander les vaccins, il est même allé jusqu’à déclarer: "Si on commande un vaccin, on va d’abord le tester sur l’opposition".

Amnesty International avait dénoncé samedi dernier une atteinte aux droits des Malgaches de bénéficier des meilleurs soins possibles.

Alors que la plupart des pays se démènent pour obtenir des vaccins "validés par l'OMS", le gouvernement malgache "recommande un traitement à base de plantes qu'il qualifie de 'remède miracle'", dénonce l'ONG dans un communiqué, alors qu'"aucun élément ne permet de penser" que le CVO "est efficace dans la prévention des infections au Covid-19".

L'ONG affirme encore que l'absence de vaccins plonge de nombreux Malgaches "dans le désespoir", même si peu l'expriment "en raison du climat de peur instillé depuis un an, marqué par un durcissement de la répression des voix critiques".

Le président Rajoelina a précisé samedi que son pays entrait dans une deuxième vague d'infections, précisant que le variant sud-africain du virus était présent dans l'île.

Ce dernier mois, Madagascar a enregistré officiellement 2.483 nouveaux cas de coronavirus et 45 décès, a précisé le président, affirmant que ces chiffres n'avaient "rien d'inquiétant".

Madagascar avait procédé dès avril 2020 à une distribution gratuite en grande pompe de la tisane antiCovid, qui s'était interrompue la fin du confinement en octobre.

Lundi, le président promet de la distribuer de nouveau gratuitement dans les quartiers les plus touchés par la pandémie.

En un an, le pays a enregistré plus de 23.000 cas et 360 décès pour 25 millions d'habitants.

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