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République du Congo

L'ex-président congolais Yhombi Opango est mort du coronavirus en France

Monument de Jacques Joachim Yhombi Opango à Brazzaville, le 30 mars 2013. (Photo: Junior D. Kannah/AFP)

L’ancien président Jacques Joaquim Yhombi Opango, qui a dirigé le Congo-Brazzaville entre 1977 et 1979, est décédé lundi en France des suites du Covid-19 à l'âge de 81 ans, a indiqué sa famille à l’AFP.

"Mon père, l’ancien président Yhombi Opango, est mort ce lundi après-midi à l’hôpital américain de Neuilly-sur-Seine près de Paris. Il a été bien victime du Coronavirus", a déclaré au téléphone à l’AFP son fils, Jean-Jacques Yhombi Opango.

La télévision publique, Télé-Congo, a confirmé l’information dans son journal du soir à 20H00 (19H00 GMT).

Son état de santé s’était dégradé ces derniers temps le contraignant à vivre loin du Congo, en France notamment, selon sa famille.

Originaire de la Cuvette (nord), Jacques Joachim Yhombi Opango était né en 1939.

Cet officier avait été porté à la tête du pays juste après l’assassinat du président Marien Ngouabi (1968-1977), à l'époque où l'ex-colonie française était alignée sur l'Union soviétique.

Il ne dirigera le pays que pendant deux ans avant d’être évincé par le président Denis Sassou Nguesso, originaire de la même région que lui, qui cumule 35 ans de pouvoir depuis lors, avec une parenthèse de cinq ans entre 1992 et 1997. Emprisonné après son éviction, M. Yhombi Opango a été libéré peu avant la conférence nationale de 1991 qui a ouvert le pays au multipartisme.

Il fonde alors le Rassemblement pour la démocratie et le développement (RDD). Candidat malheureux à la présidentielle de 1992, il s’allie au président élu Pascal Lissouba dont il devient le Premier ministre entre 1994 et 1996.

Il s’exile en France quand éclate la guerre civile en 1997 qui va permettre le retour du président Sassou Nguesso aux affaires avec l’aide des troupes angolaises.

Son exil a pris fin en 2007 et depuis il vivait à cheval entre la France et le Congo.

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Les activistes en manque de liberté d’expression à Brazzaville

Landry Louboueya, interpellé par la police pour avoir dénoncé une dérive de la douane, à Brazzaville le 21 juillet 2021.

Les activistes des droits de l’Homme dénoncent la confiscation de leur liberté d’expression ainsi que celle des citoyens. Plusieurs militants des droits de l’homme sont en effet jetés en prison pour avoir dénoncé les injustices diverses.

Après plus de trois mois de détention pour atteinte à la sureté intérieure de l’Etat, l’activiste Christ Belvie Dongui reprend ses activités professionnelles. Ce matin, il est venu nettoyer ses bureaux du quartier Mafouta, au sud de Brazzaville.

L’activiste constate ce qui en reste, après la perquisition de la police. "L’internet est arraché, les ordinateurs emportés pour être fouillés", témoigne-t-il.

Malgré son séjour en prison, Christ Dongui semble ne pas perdre un cran de son engagement pour les droits humains.

Christ Belvi Dongui détenu pendant plus de 3 mois pour avoir dénoncé les mauvaises conditions de vie de la population, à Pointe-Noire mars 2021. (VOA/Arsène Séverin).jpg
Christ Belvi Dongui détenu pendant plus de 3 mois pour avoir dénoncé les mauvaises conditions de vie de la population, à Pointe-Noire mars 2021. (VOA/Arsène Séverin).jpg

"Chaque génération a un combat. Je suis d’une génération qui doit relever le défi. La nôtre doit construire un Congo nouveau, un Congo où l’égalité des chances sera pour tous", dit-il.

Landry Louboueya, la quarantaine environ, a lui aussi été détenu pour avoir dénoncé les travers de l’administration douanière. Il évoque sa grosse déception. "Ce genre d’actes peuvent toujours arriver, je ne suis pas le premier", affirme-t-il.

"J’ai acheté un article en ligne, on m’a demandé payer les taxes qui ne sont consignées ni dans le code de douane ni dans aucun texte officiel où le montant était fixé. Pour avoir dit ça, j’ai été mis comme un bandit de grand chemin dans les geôles de la police", déplore l’activiste.

L’exercice de la liberté d’expression est consacré par la loi au Congo. Seulement, dans les faits, il existe encore de gros écarts. Georges Nguila, le nouveau directeur exécutif de l’Observatoire congolais des droits de l’Homme (OCDH) vient de publier un livre, "La faillite des droits humains au Congo", comme pour mettre l’Etat face à ses responsabilités.

"Mon livre, c’est un constat et on ne peut pas nier les faits par des arguments. Le constat c’est que, c’est la faillite des droits humains", dénonce Georges Nguila.

Le directeur exécutif de l’OCDH constate également que la liberté de la presse est plus accordée à la presse écrite. "Mais les médias audiovisuels sont censurés", affirme-t-il.

Il y a une semaine, les autorités ont libéré six activistes des droits de l’Homme dont Alexandre Dzabana, 77 ans, et dont l’état de santé nécessite une évacuation sanitaire.

L'OPEP va relever le plafond de production pétrolière de 5 pays

Un pompiste remplit une voiture d'essence dans le quartier central des affaires d'Abuja, au Nigeria, le 1er avril 2020.

L'OPEP et les pays alliés, réunis au sein de l’OPEP+, ont convenu dimanche de relever les limites de production imposées à cinq pays, mettant fin à un différend qui avait fait chavirer les prix mondiaux de l'énergie.

Le désaccord, déclenché par la demande des Émirats arabes unis d'augmenter leur propre production, avait temporairement bouleversé une précédente réunion du cartel. Dans un communiqué publié dimanche, le cartel a annoncé que l'Irak, le Koweït, la Russie, l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis verraient leurs limites augmenter.

Bonus pour l'Algérie et le Nigeria

Selon les nouvelles limites de production, les Émirats arabes unis pourraient produire jusqu'à 3,5 millions de barils de pétrole brut par jour à partir de mai 2022. Ce chiffre est inférieur aux 3,8 millions de barils par jour qu'ils cherchaient à obtenir au départ. La limite de l'Arabie saoudite, qui est de 11 millions de barils par jour, passerait à 11,5 millions, tout comme celle de la Russie. L'Irak et le Koweït ont connu des augmentations moins importantes.

En Afrique, le Nigeria et l'Algérie pourraient également voir leurs plafonds revus à la hausse.

En perte de vitesse depuis quelques années, l'OPEP a du mal à s’imposer comme dans les années 1970. Lorsque les États-Unis, qui ne font pas partie du Cartel, ont commencé à augmenter leur propre production pétrolière, l’OPEP a dû faire appel à des pays tiers comme la Russie pour diminuer ensemble l’offre pétrolière sur le marché et stabiliser le prix du baril.

C’est ainsi que naît en 2016 ce que l'on appelle l'OPEP+.

Les pays membres de l'OPEP sont l'Algérie, l'Angola, le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale, l'Iran, l'Irak, le Koweït, la Libye, le Nigeria, l'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et le Venezuela. Les membres de l'OPEP+ sont l'Azerbaïdjan, Bahreïn, Brunei, le Kazakhstan, la Malaisie, le Mexique, Oman, la Russie, le Soudan et le Sud-Soudan.

Avec Reuters et Associated Press.

Six activistes en liberté provisoire après quatre mois de détention à Brazzaville

Le Palais de justice de Brazzaville, Congo. (VOA/Ngouela Ngoussou)

Six militants de droits de l'Homme accusés d’atteinte à la sécurité intérieure de l'Etat congolais ont été placés en liberté provisoire, après quatre mois de détention sans avoir été jugés.

L’ordonnance, que l'AFP a pu consulter, a été rendue mercredi par la Cour d’appel de Brazzaville et les six activistes ont aussitôt quitté la maison d’arrêt. La Cour n’a pas précisé la date d'un éventuel procès ni les raisons de cette libération.

"Après plusieurs mois de tractations, la chambre d’accusation a fini par prononcer une mise en liberté provisoire", ont affirmé plusieurs ONG de défense des droits humains dans une déclaration à la presse.

"Nous considérons cette ordonnance de mise en liberté provisoire comme un subterfuge ou moyen de pression destiné à restreindre leur liberté de parole", ont-elles dénoncé, demandant "l’abandon pur et simple des poursuites".

L'un de ces militants, Alexandre Dzabana, 77 ans, a été conduit dans une clinique de la capitale, selon les ONG, précisant que son état santé est très "précaire".

"J’ai été injustement incarcéré pendant 125 jours. C’est aberrant. La prison n’est pas un obstacle pour moi (...) je suis prêt à reprendre le combat", a déclaré à l’AFP Christ Dongui, du Mouvement citoyen Ras-le-bol, juste après sa libération.

"Le combat (pour les libertés) est loin d’être terminé", a-t-il ajouté.

Dans leur déclaration, ces ONG ont également réclamé la libération de tous les "prisonniers d'opinion", notamment l’ancien chef d’état-major de l'armée congolaise Jean-Marie Michel Mokoko, 74 ans, et l’ex-ministre André Okombi Salissa.

Ces deux personnalités avaient pris part à la présidentielle de 2016, remportée par le président Denis Sassou Nguesso qui cumule 37 ans à la tête du pays. Ils ont également été accusées d'atteinte à la sécurité intérieure de l’Etat.

Les deux hommes purgent une peine de prison de 20 ans depuis 2018.

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