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L'ambassadrice américaine au Qatar quitte son poste en pleine crise


L'Emir Sheikh Tamim Bin Hamad Al-Thani du Qatar, à droite, parle avec le secrétaire américain à la Défense Jim Mattis, au centre, et l'ambassadeur des États-Unis au Qatar Dana Shell Smith à sa résidence, le Sea Palace, à Doha, au Qatar, 22 avril 2017.

L'ambassadrice américaine au Qatar, qui avouait le mois dernier avoir du mal à expliquer la politique du président Donald Trump, a annoncé mardi qu'elle allait quitter son poste.

L'annonce de Dana Shell Smith intervient alors qu'une grave crise oppose le Qatar à ses voisins arabes, qui accusent Doha de "soutenir le terrorisme" et de pencher vers l'Iran.

"Ce mois-ci, je termine mes trois ans comme ambassadrice au Qatar", a écrit Mme Shell Smith sur Twitter, ajoutant avoir été "honorée de travailler" dans ce pays.

A Washington, un responsable a précisé que l'ambassadrice allait quitter le département d'Etat et prendre sa retraite. Elle avait pris cette décision personnelle "il y a un moment déjà", a-t-il dit.

Le mandat des ambassadeurs américains est généralement de trois ans. Mme Shell Smith avait été nommée au Qatar par l'ancien président Barack Obama en 2014.

Le 11 mai, dans un commentaire sur Twitter jugé peu diplomatique, elle avait fait part de son embarras face aux développements à Washington, après le limogeage du directeur du FBI James Comey par le président Trump.

L'administration Trump a envoyé des messages contradictoires sur le Qatar.

Le président américain a appelé ce pays à "arrêter immédiatement" de financer le "terrorisme" tandis que le département d'Etat a souhaité un allègement des sanctions contre Doha.

L'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn et l'Egypte ont rompu début juin leurs relations diplomatiques avec le Qatar et interrompu leurs liaisons aériennes et maritimes avec le petit émirat gazier, dont la seule frontière terrestre a été fermée par l'Arabie saoudite.

Avec AFP

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