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"Aucune preuve" d'un piratage du Qatar par des hackers russes selon le Kremlin

  • VOA Afrique

Le président Vladimir Poutine et son porte-parole Dmitri Peskov, à New York, le 28 septembre 2015.

Le Kremlin a rejeté mercredi les accusations américaines d'un piratage par des hackers russes de l'agence de presse du Qatar, la présidence russe indiquant en "avoir marre" de réagir à des attaques qui ne s'appuient sur "aucune preuve".

"On en a marre de réagir à des banalités étayées par aucune preuve. Ce genre d'accusations discrédite de fait ceux qui les lancent", a déclaré Andreï Kroutskikh, le conseiller de Vladimir Poutine pour la cybersécurité cité par l'agence Interfax.

"Malheureusement, ils (les Américains) n'inventent rien de nouveau et c'est pourquoi, quoi qu'il arrive, ils parlent de hackers. C'est toujours la même rengaine, il y a, comme à chaque fois, zéro preuve et les conclusions sont tirées avant même que l'enquête soit menée", a ajouté M. Kroutskikh.

Selon CNN qui cite comme source des enquêteurs américains, des pirates russes sont à l'origine d'une attaque informatique fin mai contre l'agence de presse officielle du Qatar.

Le but de la Russie avec ce piratage était de provoquer des divisions entre les Etats-Unis et leurs alliés, selon ces enquêteurs.

Des enquêteurs du FBI américain aident le Qatar à déterminer l'origine de ce "piratage" présumé de l'agence de presse QNA.

Les autorités du Qatar avaient affirmé avoir été victimes de "hackers" qui avaient publié sur le site internet de l'agence de presse de faux propos attribués à l'émir cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani.

Ces propos controversés rompaient avec le consensus régional sur plusieurs sujets sensibles, notamment l'Iran, vu comme un allié stratégique. Ils contenaient aussi des commentaires négatifs sur les relations entre l'administration Trump et le Qatar, pourtant un proche allié des Etats-Unis.

L'Arabie saoudite et cinq de ses alliés, dont l'Egypte, ont rompu lundi leurs relations avec le Qatar, accusé de soutenir le "terrorisme", provoquant une crise diplomatique majeure au Moyen-Orient.

Mardi, le président américain Donald Trump a apporté un soutien tacite à l'isolement du Qatar par les pays de la région, suggérant que le petit Etat du Golfe finançait des groupes extrémistes.

Avec AFP

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