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États-Unis

L'accusatrice du candidat de Trump à la Cour suprême témoignera au Sénat

Le candidat de la Cour suprême, Brett Kavanaugh, témoigne devant le Comité judiciaire du Sénat à Capitol Hill, à Washington, le 5 septembre 2018.

Républicains et démocrates ont chacun cherché dimanche à garder la main avant l'audition cruciale jeudi de la femme qui accuse d'agression sexuelle le juge Kavanaugh, candidat de Donald Trump à la Cour suprême.

Après des jours de négociations et de bras de fer entre les républicains de la commission judiciaire du Sénat et les avocats de Christine Blasey Ford, un accord a été scellé dimanche sur la date et l'heure de l'audition publique, qui promet d'attirer tous les regards.

"Malgré les menaces actuelles pour sa sécurité et sa vie, le Dr Ford croit qu'il est important pour les sénateurs de l'entendre directement", ont indiqué les conseils de Christine Blasey Ford, cités par des médias.

Bien qu'ayant initialement demandé à être entendue après son agresseur présumé, Mme Blasey Ford a finalement accepté d'être auditionnée la première, jeudi à 10 heures (14 heures GMT).

A quelques semaines des élections de mi-mandat, que les démocrates souhaitent transformer en référendum anti-Trump, l'enjeu de ces auditions est double.

Les témoignages de Christine Blasey Ford et de Brett Kavanaugh pourraient ainsi, in fine, peser sur le scrutin, mais aussi sur la désignation du magistrat à la Cour suprême, qui ferait basculer à droite la plus haute juridiction américaine.

"Histoire crédible"

Dans son témoignage initialement paru dans le Washington Post, Christine Blasey Ford avait expliqué que Brett Kavanaugh et un ami, "complètement ivres", l'avaient coincée dans une chambre, plaquée sur un lit et avait cherché à la déshabiller, avant qu'elle ne parvienne à s'enfuir.

L'agression se serait déroulée au début des années 80, lors d'une soirée arrosée entre lycéens dans la banlieue de Washington. Elle était âgée de 15 ans, lui en avait 17.

Des accusations vigoureusement démenties par Brett Kavanaugh, qui a accepté d'être entendu lui aussi par le Sénat.

Influence sur les mid-terms ?

La question du calendrier du vote pour la confirmation de la nomination du juge Kavanaugh fait l'objet de tractations tendues, avec les élections de mi-mandat dans le viseur.

Les républicains pourraient perdre leur majorité au Congrès et risqueraient alors d'avoir des difficultés à faire confirmer le candidat de M. Trump pour la Cour suprême. L'objectif est donc de voter avant le 6 novembre.

Les démocrates, eux, soutiennent le souhait de Mme Blasey Ford d'être entendue par le FBI, ce qui retarderait le processus de confirmation.

Dans une lettre adressée dimanche à Donald Trump, le chef de file des démocrates au Sénat, Chuck Schumer, et celle des démocrates à la commission judiciaire, Dianne Feinstein, ont demandé au président d'ordonner au FBI l'ouverture d'une enquête sur l'agression présumée de Christine Blasey Ford.

Ils ont souhaité que les conclusions de cette enquête puissent être communiquées aux sénateurs avant les auditions, comme cela avait été le cas en 1991 lorsque le juge Clarence Thomas, candidat de George Bush à la Cour suprême, avait été accusé de harcèlement sexuel par une ancienne collègue.

Donald Trump s'est jusqu'ici opposé à l'intervention du FBI dans ce dossier.

Dimanche, les républicains membres de la commission judiciaire, qui la contrôlent, ont contre-attaqué en révélant avoir déjà mené leur propre enquête sur l'affaire. Dans un communiqué, ils citent les noms de trois personnes qui auraient été présentes lors de l'agression, selon Mme Blasey Ford.

Contactés par les sénateurs républicains, tous ont affirmé n'avoir aucun souvenir non seulement des faits, mais aussi de la soirée en elle-même. Ils soulignent que l'ancienne camarade de classe de Mme Blasey Ford qui avait posté mercredi sur Facebook un message affirmant que l'incident avait bien eu lieu, même si elle n'était pas présente, s'est depuis rétractée.

Jeudi, elle a déclaré à la radio publique NPR n'avoir "aucune idée" si l'agression avait bien eu lieu ou non.

"Tout ce que je sais du juge Kavanaugh va à l'encontre de ces allégations. Je veux écouter le Dr Ford. Je me sens désolé pour elle. Je pense qu'on l'utilise", a dénoncé M. Graham, dans une accusation à peine voilée contre les démocrates.

D'abord sur la réserve, Donald Trump est venu à la rescousse de son candidat vendredi, mettant en doute la véracité des accusations de Mme Blasey Ford, s'en prenant à son silence de plus de trente ans.

"Si les attaques avaient été aussi graves que ce que dit le Dr Ford, il y aurait eu une plainte d'elle ou de ses parents", a tweeté le président.

Tollé immense outre-atlantique, où des milliers de personnes, rassemblées derrière la bannière #WhyIDidntReport sur Twitter ("Pourquoi je n'ai pas porté plainte"), se présentant comme victimes d'agression sexuelle, ont expliqué les raisons de leur silence.

Les accusations contre le juge Kavanaugh pèseront-elles sur les résultats des "mid-terms"?

Avec l'éclosion du mouvement #MeToo, le record de femmes se présentant cette année aux élections de mi-mandat, cette affaire a un écho particulier.

Deux tiers des Américains disent suivre au moins d'un peu près ces allégations selon le sondage YouGov.

Avec AFP

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L'administration Trump lance officiellement le processus de transition

Le président américain élu Joe Biden au théâtre qui lui sert de quartier général de transition à Wilmington, dans le Delaware, aux États-Unis, le 10 novembre 2020.

Lundi, l'administration Trump a officiellement reconnu que Joe Biden avait remporté les élections et qu'il avait donc le droit d'accéder aux ressources prévues pour la période de transition jusqu'au 20 janvier, date à laquelle le président élu est censé prêter serment.

Dans une lettre adressée à l'ancien vice-président, la responsable de l'Administration des services généraux (GSA), Emily Murphy, a écrit : "J'ai déterminé que vous pouvez accéder aux ressources et services post-électoraux".

Plus précisément, écrit-elle, M. Biden pourront disposer de 6,3 millions de dollars, plus 1 million pour l'orientation et l'intégration de l'équipe entrante.

Cette décision ouvre la voie au début de la transition et permet à M. Biden de coordonner avec les agences fédérales les plans de gestion des affaires courantes jusqu’à la passation du pouvoir.

En plus d'avoir accès aux fonds alloués pour la transition, l'équipe Biden peut désormais demander des enquêtes de moralité pour les personnes qui sont envisagées pour des postes clés.

Covid-19: La CDC autorise le recours à un traitement expérimental aux anticorps

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Plainte contre une appli accusée d'avoir permis à l'armée américaine de collecter des données

Géolocalisation via les applications de smartphone.

L'application de prières Muslim Pro, qui revendique 95 millions d'utilisateurs, est visée par une plainte à Paris de dizaines d'utilisateurs français, qui l'accusent d'avoir vendu des données personnelles à une société renseignant in fine l'armée américaine, a-t-on appris auprès de leurs avocats.

Ces utilisateurs, dont la plainte a été dévoilée par la radio RTL et doit être déposée mardi à Paris, réclament une enquête pour "atteinte aux droits de la personne résultant des fichiers ou des traitements informatiques", "abus de confiance", "mise en danger de la vie d’autrui" et "complicité d’assassinat".

Cette action judiciaire fait suite à la publication le 16 novembre d'une enquête du média en ligne Vice, affirmant que des services de l’armée américaine achètent les données de géolocalisation d’utilisateurs d’applications privées à travers le monde.

Dans le cas de Muslim Pro, dont l'option de géolocalisation permet de déterminer l'heure de la prière, des données ont été vendues à "une société appelée X-Mode, qui obtient les données de localisation directement des applications, puis vend ces données à des sous-traitants et, par extension, à l'armée", explique Vice.

"Le commandement des opérations spéciales des États-Unis (USSOCOM) a acheté un accès aux données de Locate X pour aider aux opérations des forces spéciales à l'étranger", affirme Vice. Le média soulève la question d'un possible usage de ces données par les Etats-Unis pour mener des exécutions extrajudiciaires contre des suspects de "terrorisme" via des frappes de drone, précisant n'en avoir pas eu connaissance à ce jour.

Dans un communiqué le 17 novembre, Muslim Pro a annoncé sa décision "de mettre fin à (ses) relations avec tous les partenaires de données, y compris X-Mode", leur partenaire depuis quatre semaines.

L'entreprise, fondée par un Français et basée à Singapour, affirme avoir "lancé une enquête interne (...) pour confirmer que toutes les données des utilisateurs ont été traitées conformément à toutes les exigences existantes".

Les avocats des plaignants, Xavier Nogueras, Vincent Brengarth et William Bourdon, sollicitent "une enquête sur des faits d’une gravité certaine qui, s’ils sont établis, apparaissent clairement être un cas d’école de l’instrumentalisation pouvant être faite de données personnelles des utilisateurs".

"Des logiques économiques pulvérisent l'impératif de protection de la vie privée", dénoncent-ils dans une déclaration à l'AFP.

Menacé de sanctions, Western Union ferme ses bureaux à Cuba

Un bureau de Western Union à La Havane, le 28 décembre 2010 (Reuters)

Le groupe américain de transfert d'argent Western Union a fermé lundi ses bureaux à Cuba sous la pression de Washington, empêchant des milliers de Cubains de recevoir de l'argent envoyé par leurs familles installées à l'étranger.

"Le gouvernement des Etats-Unis: unique responsable de la fin ce jour (lundi) des envois (d'argent) par Western Union", a réagi sur Twitter le président cubain Miguel Diaz-Canel.

La fin des activités de Western Union, qui possède plus de 400 agences dans tout le pays, met un coup d'arrêt aux "circuits officiels et sûrs pour l'envoi d'argent" de l'étranger et notamment des Etats-Unis et incite à "l'illégalité" pour effectuer ces transferts, a ajouté le quotidien d'Etat Granma.

La fermeture du groupe américain fait suite à une décision de Washington d'inclure Fincimex, le partenaire local de Western Union, dans une liste du département du Trésor de plus de 200 entreprises cubaines, toutes gérées par les militaires selon le gouvernement américain, et avec lesquelles aucune entreprise américaine ne peut faire des affaires.

Précieux soutien au quotidien de nombreuses familles sur l'île, les "remesas" - envois d'argent de Cubains à l'étranger vers leurs proches restés au pays - étaient estimées en 2017 par l'économiste Carlos Mesa-Lago à 3,5 milliards de dollars par an, soit plus que le tourisme.

Mais l'embargo de Washington, en vigueur depuis 1962, n'a cessé d'être renforcé sous le mandat du président américain Donald Trump, compliquant notamment les transferts d'argent vers Cuba.

Les Cubains espéraient toutefois lundi que la suspension des activités de Western Union sur l'île serait temporaire après les déclarations du président-élu Joe Biden.

Ce dernier a annoncé que ses premières mesures vis-à-vis de l'île socialiste seraient le rétablissement des "remesas" ainsi que des voyages des Américains à Cuba.

Transition américaine: les démocrates de plus en plus frustrés

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