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RDC

L'épidémie de rougeole tue autant qu'Ebola et le choléra réunis en RDC

Session de vaccination de la rougeole et de la polio dans un quartier de Kabea Kamwanga, une petite ville située à 70 km au nord-ouest de Mbuji-mayi, en RDC le 20 mai 2017.

L'actuelle épidémie de rougeole actuellement en cours en République démocratique du Congo a tué presque autant que les deux autres épidémies d'Ebola et de choléra réunies, selon l'Organisation mondiale de la santé qui tient ce mercredi une nouvelle réunion d'urgence sur Ebola.

L'épidémie de rougeole a tué 1.981 personnes pour 115.000 cas depuis le 1er janvier, contre 1.676 personnes pour Ebola en un an (pour 2.512 cas). Il y a eu 279 morts pour 13.100 cas de choléra depuis début 2019, selon un tweet de l'OMS de lundi.

Les chiffres d'Ebola ont été actualisés avec le dernier bulletin du ministère de la Santé reçu mercredi matin.

A la différence d'Ebola, qui affecte l'Est (le Nord-Kivu et très marginalement l'Ituri), la rougeole touche 23 provinces sur 26, avait indiqué en juin le ministère de la Santé.

L'Unicef a récemment annoncé une campagne de vaccination contre la rougeole visant 67.000 enfants en Ituri, doublement menacé par Ebola et des mouvements de population liés à de récentes violences.

"Pour les milliers de familles vivant dans des camps de déplacés surpeuplés et insalubres, la menace combinée d'Ebola et de rougeole est sans précédent", a déclaré le nouveau représentant de l'Unicef en RDC, Édouard Beigbeder.

La province du Kwilu, dans l'ouest proche de Kinshasa, a rapporté 62 décès et 2.378 cas signalés de rougeole en quatre mois.

"Nous ne disposons que de 74.000 doses de vaccins alors que le besoin est de 94.000 doses", a déclaré à un correspondant de l'AFP Jean-Pierre Basake, médecin-inspecteur de la province de Kwilu (ouest).

Il a lancé un appel pressant aux autorités et aux partenaires pour que sa province soit dotée en vaccin.

L'OMS doit déterminer ce mercredi si Ebola est une "urgence de santé publique de portée internationale" après la découverte d'un premier cas dimanche à Goma, plus grande ville de RDC touchée jusqu'à présent.

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Un militaire congolais ouvre le feu sur des civils, 12 morts

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Dr Mukwege reçoit des "menaces" après la dénonciation d'un récent massacre dans l'Est

Le Dr Denis Mukwege, s’adresse à la foule à son retour à Bukavu en RDC, le 27 décembre 2018. (Photo by Fredrik Lerneryd / AFP)

Le prix Nobel de la paix 2018 Denis Mukwege a affirmé avoir reçu des menaces et vu des proches menacés, après avoir dénoncé un récent massacre de civils dans l'Est de la République démocratique du Congo, dans un communiqué parvenu vendredi à l'AFP.

"Depuis mon tweet du dimanche 26 juillet dénonçant le récent massacre survenu à Kipupu en territoire de Mwenga au Sud Kivu, j'ai reçu diverses correspondances haineuses et des membres de ma famille ont été intimidés et menacés", a-t-il écrit.

"Aucune malversation intellectuelle, aucune menace, aucune utilisation de la peur, ne m'empêchera de m'exprimer sur la réalité des atrocités que vivent les populations de mon pays et dont je soigne les séquelles tous les jours dans mon hôpital à Bukavu", a ajouté le gynécologue, surnommé "l'homme qui répare les femmes".

Mi-juillet, 18 personnes avaient été tuées dans une attaque à Kipupu, selon les chercheurs du Baromètre de sécurité du Kivu (KST) présents dans la région alors qu'un groupe de députés provinciaux faisaient état de 220 personnes tuées.

Le village de Kipupu se situe dans une zone instable du Sud-Kivu, sur les hauts-plateaux de Fizi qui surplombent le lac Tanganyika, non loin du Burundi et du Rwanda.

En octobre 2012, le Dr Mukwege, directeur de l'hôpital de Panzi qui s'occupe des femmes victimes de viols dans le Sud-Kivu, avait échappé à un attentat qui ciblait son domicile. Son gardien avait été tué par des assaillants.

Dans cette région enclavée, des violences opposent depuis un an des Congolais tutsi rwandophones, les Banyamulenge, et d'autres communautés locales comme les Babembe.

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Deux morts dans des accrochages dans la réserve d'Okapi en Ituri

Un homme congolais marche sur la route de transport qui relie la ville de Bunia à la ville minière de Mambasa, dans la province de l’Ituri, le 10 juillet 2018.

Deux personnes ont été tuées lors de l'expulsion d'occupants illégaux de la réserve d'Okapi, en Ituri, dans le nord-est de la République démocratique du Congo, a-t-on appris jeudi de sources concordantes.

Des accrochages ont éclaté lorsque des militaires et des éco-gardes ont entrepris d'évacuer les habitants d'un petit village créé par des creuseurs d'or artisanaux à l'intérieur de la réserve, a expliqué à l'AFP Christian Mushingalwa, responsable en charge des ressources humaines de la réserve.

"Le bilan est de deux morts et quelques blessés dont quatre grièvement, tous des civils", a-t-il précisé.

L'opération visait à "préserver l'environnement", à la demande de l'Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN), a-t-il souligné.

Selon M. Mushingalwa, un site de relocalisation, à 30 km de la réserve, avait été préparé pour recevoir les occupants illégaux.

L'ICCN "peut avoir raison mais nous voulons un dialogue entre les parties en conflit pour une cohabitation pacifique entre la réserve et les riverains", a réagi auprès de l'AFP Assani Nguma, président de la société civile de Mambasa (Ituri).

Interrogé par l'AFP, les services de l'administrateur du territoire de Mambasa ont accusé les villageois d'avoir "barricadé pendant quelques heures la route nationale 4", justifiant ainsi l'intervention de l'armée.

La réserve d'Okapi abrite de nombreuses espèces endémiques et menacées, dont un sixième de la population existante d'okapis (environ 5.000 sur les 30.000 vivant à l'état sauvage).

L'Okapi, appelé aussi girafe de forêt, est un mammifère qui ne vit que dans cette région de la RDC.

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