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RDC

Après la crainte d'Ebola, deux morts dans des actes de banditisme à Goma


Un hélicoptère des Nations Unies survole des soldats des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) dans le parc national des Virunga, à environ 20 km de la ville de Goma, RDC, 11 juillet 2012.

Au moins deux personnes ont été tuées mardi soir dans des actes de banditisme qui ont réveillé la colère des habitants à Goma, grande ville de l'est de la République démocratique du Congo, préoccupée en outre par un premier cas de fièvre hémorragique Ebola.

Des centaines de personnes ont manifesté mercredi matin en transportant l'un des corps vers la morgue, avec parfois des chants hostiles à la police et à l'armée, a constaté un correspondant de l'AFP.

Tout a commencé par l'enlèvement de deux personnes qui a mal tourné mardi soir dans le quartier de Buhene (nord de la ville). "L'une des victimes a résisté et refusé d'être emmenée en brousse. L'homme été tué par balle sur-le-champ. Une autre personne se trouvant à côté, voulant savoir de quoi il s'agit, a été aussi assassinée", a indiqué à la presse le commissaire provincial par intérim du Nord-Kivu, Van Kasongo.

"Le bilan pour l'instant est de deux morts et quatre blessés par balle", a-t-il ajouté.

"Pourquoi des gens meurent alors qu'il y a un poste de police ? Nous ne voulons plus de ces gens-là. Ils ne font rien pour nous", a déclaré Jonathan Mumbere, un manifestant et habitant du quartier.

"Nous sommes en colère, nous ne sommes pas protégés par la police", a ajouté Jackson Kakule, 27 ans.

L'insécurité est un problème récurrent à Goma, avec parfois des actes de barbarie (enlèvements et tortures d'enfants contre rançons).

Dimanche, un premier cas d'Ebola a été diagnostiqué dans le chef-lieu du Nord-Kivu, suscitant l'inquiétude et les appels au calme des autorités dans cette ville d'un à deux millions d'habitants (pas de recensement depuis 1984).

Le patient est décédé lors de son transfert vers Butembo, l'épicentre de l'épidémie à 230 km au nord de Goma.

Dès lundi, "37 contacts à haut risque et 40 contacts de contacts du cas confirmé de Goma ont été vaccinés", a indiqué le ministère de la Santé dans son bulletin quotidien mercredi.

"Au total, 97 contacts au sens large ont déjà été listés à ce jour. La vaccination se poursuivra jusqu'à ce que tous les contacts identifiés aient été vaccinés", affirme l'autorité sanitaire.

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