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RDC

L'opposant Moïse Katumbi obligé de reporter son meeting à Goma

Moïse Katumbi à son retour après trois ans d'exil, à Lubumbashi, Haut-Katanga, le 20 mai 2019.

"Faute d'autorisation" d'atterrir, l'opposant Moïse Katumbi a annoncé lundi le report d'une réunion publique qu'il voulait tenir à Goma, dans l'est de la République démocratique du Congo, trois semaines après son retour de trois ans d'exil.


"Je devais arriver à #Goma ce lundi à midi mais faute d'autorisation, je suis encore contraint de reporter", a écrit sur Twitter l'ex-gouverneur du Katanga passé dans l'opposition en 2015 sous le régime de l'ancien président Joseph Kabila.

M. Katumbi n'a pas obtenu l'"autorisation de survol et d'atterrissage", a précisé son entourage à l'AFP.

"Il l'a envoyée (sa demande d'autorisation) le 6 juin. Il n'a eu aucune réponse malgré l'accusé de réception de l'autorité de l'aviation civile", précise son entourage.

"Je m'excuse auprès de la population venue m'accueillir ! Je la remercie et lui demande de ne pas se décourager. Ce n'est que partie remise. Je reste de coeur avec vous!", a ajouté l'opposant.

Des sympathisants ont commencé à quitter l'aéroport de Goma où ils étaient venus l'accueillir, ont constaté des correspondants de l'AFP.

M. Katumbi est le coordonnateur de la plate-forme d'opposition Lamuka qui a soutenu l'opposant Martin Fayulu à l'élection présidentielle du 30 décembre.

Il a promis d'incarner une opposition "exigeante" et "républicaine" face au nouveau président Félix Tshisekedi, lié par un accord de coalition à son prédécesseur Joseph Kabila.

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La CPI rend son jugement sur l'ex-chef de guerre Ntaganda le 8 juillet

L'ancien chef de guerre congolais Bosco Ntaganda, à droite, salue son avocat Stéphane Bourgon, à gauche, dans la salle d'audience de la Cour pénale internationale (CPI) lors des déclarations finales de son procès à La Haye, le 28 août 2018.

La Cour pénale internationale (CPI) rendra le 8 juillet son jugement sur l'ancien chef de guerre congolais Bosco Ntaganda, détenu à La Haye depuis 2013 pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité.

Surnommé "Terminator", Bosco Ntaganda est accusé d'avoir recruté des enfants soldats et d'avoir commandité des meurtres, pillages et viols commis par ses troupes en 2002 et 2003 en Ituri, dans le nord-est de la République démocratique du Congo (RDC).

La Chambre de première instance rendra son jugement en l'affaire "lors d'une audience publique le 8 juillet 2019 à 10 heures (8 heures GMT) au siège de la Cour à La Haye", a annoncé lundi la CPI.

"Lors de l'audience, la Chambre de première instance annoncera si elle déclare l'accusé innocent ou coupable, au-delà de tout doute raisonnable, des charges portées à son encontre", a-t-elle précisé dans un communiqué.

Aujourd'hui âgé de 45 ans, l'ancien général redouté de l'armée congolaise doit répondre de 13 crimes de guerre et de cinq crimes contre l'humanité, pour lesquels il a plaidé non coupable en 2015.

Selon des ONG, plus de 60.000 personnes ont perdu la vie depuis l'éclatement en 1999 de violences sanglantes en Ituri, région instable et riche en minéraux.

Bosco Ntaganda a joué un rôle central dans la planification des opérations de l'Union des patriotes congolais et de son bras armé, les Forces patriotiques pour la libération du Congo (FPLC), avait martelé en août l'accusation lors de la dernière phase de son procès, qui s'est ouvert en septembre 2015.

Né au Rwanda, où il a fait ses armes avec le Front patriotique rwandais (FPR), Ntaganda, issue d'une famille tutsie, général de l'armée congolaise de 2007 à 2012, avait la réputation d'être un leader charismatique avec un penchant pour les chapeaux de cow-boy et la gastronomie.

Fondée en 2002 pour juger des pires atrocités commises dans le monde, la CPI a subi une série de revers ces dernières années, avec l'acquittement de plusieurs suspects. Certains pays d'Afrique reprochent également à la Cour de principalement viser des suspects africains.

En mars 2012, la CPI avait condamné à 14 ans de prison Thomas Lubanga, ancien chef de M. Ntaganda dans les FPLC.

Ebola en RDC: plus de 1.500 décès enregistrés

Les agents de santé à un point de passage non annoncé au journal officiel dans le village de Mirami, près du point de contrôle à la frontière de Mpondwe entre l'Ouganda et la République démocratique du Congo, le 14 juin 2019.

Le nombre de décès de la maladie à virus Ebola dans l'est de la République démocratique du Congo a dépassé la barre de 1.500 décès en dix mois dans deux provinces où elle sévit.

"Depuis le début de l’épidémie, le cumul des cas est de 2.239, dont 2.145 confirmés et 94 probables. Au total, il y a eu 1.506 décès (1.412 confirmés et 94 probables) et 621 personnes guéries", selon le bulletin quotidien du ministère de la Santé daté de dimanche.

"276 cas suspects sont en cours d’investigation", indiquent les autorités alors que "13 nouveaux cas sont confirmés" et "140.915 personnes sont vaccinées".

Le premier décès en dehors des limites des provinces congolaises du Nord-Kivu (est) et de l'Ituri (nord-est) est celui d'un enfant de 5 ans décédé le 12 juin en Ouganda voisin et de son frère le lendemain.

La RDC et l'Ouganda ont engagé des discussions sur la finalisation d'un protocole d’accord "qui définira les procédures de collaboration sanitaire approfondie entre les deux pays", selon les autorités congolaises.

Ebola: impact sur le commerce à la frontière
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L'épidémie déclarée le 1er aout sur le sol congolais est la dixième en RDC depuis 1976, et la deuxième la plus grave dans l'histoire de la maladie après les quelque 11.000 morts enregistrés en Afrique de l'Ouest (Liberia, Guinée, Sierra Leone) en 2014.

La lutte contre cette épidémie déclarée dans une zone des conflits est rendue davantage difficile à cause des résistances communautaires face aux activités de ripostes organisées par les autorités et leurs partenaires.

Les Nations unies ont nommé le 23 mai un "coordinateur de l'intervention d'urgence" contre l'épidémie d'Ebola en RDC, pour entreprendre de nouveaux efforts dans la riposte.

La musique adoucit les orphelines pour la fête de la musique

L'orchestre du pianiste congolais, Ray Lema, lors d'une répétition le 13 juin 2019 à Kinshasa.

"Chaque fois que ma colère monte, j'ai recours à la musique comme exutoire de la révolte contre la mort précoce de ma mère et l'abandon de mon père", raconte Angèle, percussionniste congolaise de 15 ans.

En République démocratique du Congo, capitale autoproclamée de la musique africaine, comme dans une centaine de pays, le 21 juin est l'occasion de célébrer la fête mondiale de la musique par des concerts et des spectacles.

De nature taciturne, Angèle Digba se transforme lorsqu'elle se déchaîne, juchée sur un tam-tam en peau d'animaux sauvages, qu'elle martèle de ses mains frêles. Ces moments sacrés sont pour elle autant d'occasions d'oublier son destin d'orpheline.

Angèle vivait avec son père en Tanzanie, lorsqu'elle est retournée en 2013 dans son pays natal, la RDC, avec sa jeune soeur. On leur avait expliqué que c'était pour y passer des vacances.

Mais en fait, son père et sa nouvelle épouse avaient préparé leur retour définitif en RDC. A la descente de l'avion, leur accompagnatrice les avait semées et abandonnées. Elles avaient vivoté à l'aéroport jusqu'au jour où elles avaient été recueillies par le centre d’hébergement de Matumaïni de Kinshasa, qui héberge et encadre 35 autres filles.

Les mercredi et vendredi sont des jours spéciaux pour les pensionnaires de cette institution: un jeune professeur de musique, Bled Pambu, vient dispenser bénévolement des cours de percussion aux filles.

"La percussion dégage toute la colère que j'avais", avoue Angèle.

"Angèle est passionnée de musique, particulièrement de percussion. Elle est bourrée de talents", témoigne Yolande Soba, gestionnaire de ce centre d'hébergement, qui ne reçoit que des filles abandonnées et des orphelines.

Dans la cour, on voit Angèle empoigner son tam-tam, le serrant contre son corps comme une poupée d'adolescente. "En une année, j'ai pu apprendre les styles Kimbunda et Manianga" joués par deux tribus de l'ouest de la RDC, explique-t-elle.

"Angèle s'est adaptée très vite. Avec ses camarades, elles sont prêtes pour former un groupe respectable pouvant se produire en spectacle, devant n'importe quel public", assure Bled Pambu.

Angèle n'ambitionne pas pour autant de devenir une vedette de la musique pour se faire connaître ou gagner de l'argent: elle rêve de créer une école de percussion réservée exclusivement aux filles.

Les difficultés de Dorothée, réfugiée burundaise à Goma

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200 000 réfugiés enregistrés au Nord-Kivu

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