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Kinshasa dénonce le "Congo bashing"


Le porte-parole du gouvernement congolais Lambert Mende à Kinshasa le 20 mars 2016

"Le Congo bashing se vend bien", a réagi jeudi Kinshasa au sujet de l'enquête publiée la veille par certains, remettant en cause la version officielle du décès de deux experts de l'ONU en République démocratique du Congo.

"Les révélations de RFI et Reuters ne contiennent aucun élément nouveau", a déclaré le porte-parole du gouvernement Lambert Mende en conférence de presse.

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Les deux experts, Zaida Catalan et Michael Sharp, ont été tués le 12 mars dans les violences du Kasai (centre), officiellement par des miliciens Kamuina Nsapu.

Selon RFI et Reuters, des agents de l'Etat congolais ont participé à l'organisation de leur mission dans cette zone de conflits entre l'armée et les milices Kamuina Nsapu.

RFI et Reuters s'interrogent notamment sur le cas de José Tshibuabua, présenté comme un informateur de l'Agence nationale de renseignements (ANR).

M. Tshibuabua était un "agent subalterne" de la Direction générale de migration (DGM), "informateur bénévole" de l'ANR qui a été arrêté le 14 novembre, a détaillé M. Mende.

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"S'il est donc vrai qu'un agent de l'Etat au moins est impliqué dans ce drame, rien ne permet d'en déduire la complicité ou l'implication du gouvernement de la RDC dans ce crime", a-t-il poursuivi.

"La seule chose que l'on peut dire, c'est que le +Congo bashing+ se vend bien", a-t-il lancé.

M. Mende a par ailleurs dénoncé l'absence de financement du processus électoral en RDC par l'Union européenne.

"Annoncées à grand renfort de publicité, ces promesses se diluent au fur et à mesure que se rapprochent les échéances électorales dans un nuage de conditionnalités et d'ultimatums surranés", a-t-il ajouté.

L'Union européenne (UE) a mis plusieurs conditions à son "appui technique et financier" aux élections prévues le 23 décembre 2018, dont la "liberté de réunion et de manifestation".

Les dernières manifestations de l'opposition pour demander le départ du président Joseph Kabila dès la fin de l'année 2017 ont été interdites et systématiquement dispersées.

Le deuxième et dernier mandat de Joseph Kabila a pris fin le 20 décembre 2016 selon la Constitution qui autorise le président à rester en place jusqu'à l'installation d'un successeur élu.

Avec AFP

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