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Le Washington Post publie une tribune du journaliste Khashoggi

Jamal Khashoggi entre dans le consulat saoudien à Istanbul, Turquie, le 2 octobre 2018

Le Washington Post a publié ce que le quotidien américain présente comme la dernière contribution de Jamal Khashoggi dans laquelle le journaliste saoudien disparu écrit sur la nécessaire liberté de la presse dans le monde arabe.

Pour M. Khashoggi, collaborateur du Washington Post et résident américain permanent, disparu le 2 octobre après être entré au consulat saoudien d'Istanbul, cette liberté manque cruellement dans le monde arabe.

"Hélas, cette situation ne changera probablement pas", déplore-t-il dans cet éditorial transmis par son traducteur au Washington Post au lendemain de sa disparition.

"Il y avait un temps où les journalistes ont cru qu'Internet allait libérer l'information de la censure et du contrôle associé à la presse écrite", poursuit-il.

"Mais ces gouvernements, dont l'existence même s'appuie sur le contrôle de l'information, ont bloqué de manière agressive Internet".

Pour lui, "le monde arabe fait face à sa propre version du rideau de fer, imposé non pas par des acteurs externes mais à cause des forces nationales se disputant le pouvoir".

Et le journaliste, critique du pouvoir de Ryad, de citer le Qatar, grand rival de l'Arabie saoudite au Moyen-Orient.

"Le gouvernement du Qatar continue à soutenir la couverture des informations internationales, contrairement aux efforts de ses voisins visant à maintenir le contrôle de l'information afin d'appuyer +l'ancien ordre arabe+", écrit-il à propos du pays d'où émet la chaîne Al-Jazeera.

Alors que les soupçons d'un assassinat de Jamal Khashoggi par des tueurs envoyés par Ryad se font de plus en plus tenaces, le quotidien de référence américain a décidé finalement de publier cette tribune.

"Le (Washington) Post a retardé la publication parce que nous espérions que Jamal allait revenir vers nous afin que nous l'éditions avec lui", écrit dans un texte accompagnant son texte l'éditorialiste Karen Attiah.

"Maintenant je dois l'accepter: ça ne va pas arriver. Ce sera sa dernière contribution", ajoute-t-elle.

"Cet éditorial saisit parfaitement son engagement et sa passion pour la liberté dans le monde arabe. Une liberté pour laquelle il a apparemment donné sa vie".

Avec AFP

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Washington sanctionne une société chinoise accusée de soutenir la censure au Venezuela

Le président vénézuélien, Nicolas Maduro, montre lors d'une apparition télévisée des équipements saisis, Caracas, 4 mai 2020.

Les États-Unis ont annoncé lundi des sanctions contre une grande société publique chinoise spécialisée dans l'électronique, accusée d'aider le Venezuela à censurer les détracteurs du pouvoir sur internet.

Le Trésor américain va geler les éventuels avoirs aux États-Unis de la China National Electronics Import and Export Corporation (CEIEC) et de toute entreprise dont la compagnie d'État détiendrait au moins 50% du capital. Ces sanctions leur bloquent aussi l'accès au système financier américain.

Selon Washington, la CEIEC apporte son expertise à l'entreprise publique de télécommunications du Venezuela, qui a bloqué des médias indépendants ainsi que des retransmissions en streaming du chef de l'opposition Juan Guaido, reconnu comme président par intérim par le gouvernement américain et de nombreux autres pays européens et sud-américains.

La société chinoise offre, d'après le Trésor américain, une "version commerciale du +Great Firewall+ de Pékin" -- jeu de mots sur la Grande Muraille de Chine (Great Wall) et le pare-feu (firewall) pour décrire le filtre mis en place par le pouvoir communiste afin d'éviter tout accès des Chinois à des informations qu'il juge politiquement sensibles.

"Les États-Unis n'hésiteront pas à viser tous ceux qui étouffent la volonté démocratique des Vénézuéliens et d'autres à travers le monde", a prévenu le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin dans un communiqué.

La Chine est un des principaux soutiens et partenaires commerciaux du Venezuela du président Nicolas Maduro, qui résiste à la pression économique de Washington pour le chasser du pouvoir.

Caracas organise dimanche des élections législatives à l'occasion desquelles le dirigeant socialiste espère reprendre le contrôle de l'Assemblée nationale, seule institution contrôlée par l'opposition.

Juan Guaido appelle au boycott de ce qu'il considère, à l'instar de nombreux observateurs internationaux, comme un processus truqué.

Selon le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo, la CEIEC "soutient les efforts vicieux du régime Maduro pour réprimer la contestation politique et saper les processus démocratiques depuis 2017".

"Les tentatives désespérées de Maduro pour manipuler les processus démocratiques montrent sans l'ombre d'un doute que toute élection organisée par un régime illégitime ne sera ni libre ni juste, à commencer par les élections parlementaires du 6 décembre", a-t-il affirmé dans un communiqué.

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