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Trump nie couvrir les alliés saoudiens dans l'affaire Khashoggi

Donald Trump, parlant dans le Bureau ovale à la Maison Blanche, Washington, le 16 octobre 2018

Le président Donald Trump a nié chercher à couvrir les alliés saoudiens des Etats-Unis dans l'affaire Jamal Khashoggi, ce journaliste qui aurait été assassiné à Istanbul par des tueurs envoyés par Ryad.

"Je ne couvre pas du tout" les Saoudiens, a assuré M. Trump à des journalistes à la Maison Blanche. "Je veux juste savoir ce qui se passe", a-t-il ajouté, disant s'attendre à ce que la vérité éclate "d'ici à la fin de la semaine", alors que sont publiés dans la presse des détails effroyables sur le possible assassinat.

Un prochain indice de la position américaine devrait venir de la décision du secrétaire au Trésor Steven Mnuchin, qui a promis de décider jeudi, "sur la base du rapport du secrétaire d'Etat Mike Pompeo" de retour d'Arabie saoudite, s'il se rend ou non à une conférence économique organisée à Ryad et boycottée par un nombre croissant de personnalités.

M. Trump a déclaré qu'il aurait jeudi "un rapport complet" de M. Pompeo, qu'il doit rencontrer et que cela lui permettrait d'évaluer ce qui s'est réellement passé. M. Pompeo a eu mardi et mercredi à Ryad puis à Ankara des entretiens sur l'affaire Khashoggi avec les dirigeants saoudiens et turcs.

Signe de la complexité du dossier pour les Etats-Unis, Donald Trump a souligné les énormes intérêts stratégiques qui lient les Etats-Unis à l'Arabie saoudite.

Il a déclaré que Washington avait besoin du royaume sunnite dans la lutte contre le terrorisme et contre l'Iran chiite. Et il a insisté une nouvelle fois sur la coopération militaire et sa dimension économique, soucieux, dit-il, de ne pas perdre "un énorme contrat" d'armement qu'il chiffre à 110 milliards de dollars - même si l'essentiel des ventes ne s'est pas encore concrétisé.

- "Relations importantes" -

"Les Saoudiens sont d'excellents partenaires" sur beaucoup de sujets, "et il faut bien garder à l'esprit qu'on a beaucoup de relations importantes, des relations financières entre des sociétés américaines et saoudiennes, des relations gouvernementales", a renchéri Mike Pompeo.

Des sénateurs démocrates ont réclamé que le président Trump rende publics ses éventuels liens financiers avec le géant pétrolier, s'inquiétant d'éventuels "conflits d'intérêts".

Sous une pression croissante, les autorités saoudiennes nient avoir connaissance du sort de Jamal Khashoggi, qui s'est installé aux Etats-Unis en 2017 après être tombé en disgrâce à la cour.

De nouvelles informations de presse accréditent la thèse d'un assassinat du journaliste au consulat saoudien d'Istanbul, où sa trace s'est officiellement perdue le 2 octobre.

Des informations du New York Times, photos à l'appui, renforcent les soupçons à l'encontre de Ryad. Selon le quotidien, l'un des hommes identifiés par les autorités turques comme faisant partie du commando de 15 agents dépêchés par Ryad et suspectés de l'avoir tué fait partie de l'entourage du prince hériter saoudien Mohammed ben Salmane, dit "MBS". Trois autres appartenaient aux services de sécurité rattachés au jeune dirigeant, selon le quotidien.

- "Nettoyage diplomatique" -

Washington continue malgré tout de ménager Ryad, qui nie toute implication. Mike Pompeo s'est entretenu mardi dans la capitale saoudienne avec le roi Salmane et avec le prince héritier, considéré comme l'homme fort du royaume.

Le Washington Post, pour lequel écrivait parfois Jamal Khashoggi, résident américain permanent, a accusé Donald Trump et son gouvernement de mener une "opération de nettoyage diplomatique" pour préserver MBS.

Le Washington Post a publié mercredi ce qu'il présente comme la dernière contribution de Jamal Khashoggi, un texte dans lequel le journaliste évoque sur le manque de liberté de la presse dans le monde arabe. "Hélas, cette situation ne changera probablement pas", déplore le journaliste dans cet éditorial transmis au quotidien par son traducteur au lendemain de sa disparition.

Mercredi, Mike Pompeo a notamment rencontré à Ankara le président turc Recep Tayyip Erdogan, qui s'est également gardé d'incriminer ouvertement les Saoudiens.

Les autorités turques ont fouillé mercredi la résidence du consul saoudien à Istanbul. Et une partie des enquêteurs s'est rendue dans la soirée au consulat tout proche pour une nouvelle fouille, la deuxième cette semaine. Cette perquisition s'est poursuivie dans la nuit, selon un photographe de l'AFP.

A la résidence, les enquêteurs ont notamment examiné le jardin, et certains pouvaient être vus sur le toit du bâtiment. Un drone a également été utilisé pour survoler la zone à deux reprises, selon une journaliste de l'AFP sur place.

- Informations accablantes -

La presse turque a publié de nouvelles informations accablantes pour les Saoudiens, selon lesquelles Jamal Khashoggi aurait été torturé et assassiné dans le consulat dès le jour de sa disparition.

Le journal progouvernemental turc Yeni Safak, affirmant s'appuyer sur des enregistrements sonores réalisés sur place, écrit mercredi que le journaliste y a été torturé avant d'être "décapité" par des agents saoudiens.

Le site Middle East Eye, se basant sur les mêmes bandes sonores, a affirmé que l'assassinat avait duré sept minutes et que les agents saoudiens avaient commencé à découper le journaliste en morceaux alors qu'il était encore en vie.

Les Etats-Unis ont demandé à avoir accès à cet enregistrement "s'il existe", a déclaré Donald Trump.

Avec AFP

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Snapchat lance Spotlight, un fil public de vidéos sur le modèle de TikTok

Une bannière géante de Snap Inc affichée devant la bourse de New York. 2 mars 2017. (AP Photo/Mark Lennihan)

Ses "stories" éphémères ont été largement copiées par les autres réseaux, mais c'est au tour de Snapchat de s'inspirer de ses jeunes concurrents : l'appli au logo fantôme lance "Spotlight", un fil public de contenus produits par ses utilisateurs, sur le modèle de TikTok.

Les utilisateurs de Snapchat - en majorité des ados et jeunes adultes - ne postaient jusqu'à présent leurs photos et vidéos que pour leurs contacts ou dans des messages privés... Ou sur des réseaux concurrents.

A partir de lundi, dans 11 pays dont les États-Unis et la France, ils pourront diffuser leurs créations plus largement, en restant sur l'appli, sur un fil public, personnalisé automatiquement par l'algorithme en fonction des goûts des spectateurs.

Cette formule a fait le succès de TikTok, avec, pour les influenceurs, l'espoir de créer une vidéo virale, et, pour les utilisateurs, la possibilité de faire défiler une sélection sur mesure de contenus courts.

Mais Snapchat, qui travaille sur Spotlight depuis un an et demi, a tiré des leçons des modèles existants, comme TikTok ou Reels, la version d'Instagram.

Pour commencer, les contenus devront être approuvés par les modérateurs de la plateforme. Au début, chaque vidéo publiée aura été vue par une personne au préalable, a expliqué la société à l'AFP. Par la suite, ce sera sans doute une combinaison d'intervention humaine et d'intelligence artificielle.

No comment

L'appli fréquentée par près de 250 millions de personnes au quotidien n'a pas révélé combien de modérateurs travaillent à cette tâche potentiellement gargantuesque, mais estime que l'enjeu en vaut la chandelle.

Les dirigeants préfèrent choisir les contenus qui seront vus par des millions de personnes plutôt que de devenir une plateforme ouverte qui doit sans cesse se préoccuper de retirer les contenus problématiques.

Facebook (sur son réseau principal et sur Instagram), TikTok, Youtube et les autres se voient régulièrement reprocher de ne pas lutter suffisamment contre la désinformation, les incitations à la violence ou les discours de haine.

Snapchat connaît aussi ce genre de problèmes, qui nuisent à la confiance des utilisateurs et des annonceurs publicitaires. Il y a quelques jours, dans la ville française d'Annecy (est), un lycéen a été mis en examen pour avoir menacé de mort une enseignante sur le réseau.

Autre différence majeure avec les fils rivaux : il n'y aura pas de commentaires publics sur Spotlight. Tout au plus les utilisateurs pourront-ils faire des remarques privées aux créateurs, s'ils n'ont pas publié leurs contenus de façon anonyme et acceptent d'être contactés.

La plateforme entend ainsi créer un environnement positif, où il n'est pas possible d'être désagréable, contrairement à TikTok où même les influenceurs suivis par des millions de personnes se retrouvent à partager leurs vidéos sur un espace où ils font face à beaucoup de négativité, selon un porte-parole de Snapchat.

Le million

N'importe quel créateur, qu'il soit suivi par des dizaines ou des milliers de personnes, pourra cliquer sur la case Spotlight après avoir réalisé une vidéo avec (ou sans) les célèbres filtres de l'appli, des oreilles de chat aux visages et voix déformés.

Snapchat insiste sur l'égalité entre utilisateurs, qui se disputeront d'éventuels gains financiers sur la base de l'intérêt suscité par leurs contenus. Plus d'un million de dollars seront distribués chaque jour.

"Les 'snaps' sont évalués sur la base des interactions avec les gens, comme le temps passé à regarder une vidéo ou les cœurs attribués. Les revenus sont déterminés en fonction du nombre de visionnages uniques", précise un communiqué.

Plus de deux ans après son entrée en Bourse, Snapchat n'a toujours pas réussi à dégager de profits. Au troisième trimestre, la société a ainsi perdu 200 millions de dollars.

Mais elle a doublé son chiffre d'affaires en rythme annuel, à 680 millions, notamment grâce au lancement réussi de nouveaux outils, pour inciter ses utilisateurs à passer toujours plus de temps sur l'application, et de nouveaux produits publicitaires, pour "essayer" des accessoires en réalité augmentée ou s'immerger dans l'univers d'une marque.

En 2013, Snapchat avait inventé les "stories", des histoires qui disparaissent 24 heures après avoir été mises en ligne. Ultra populaires, elles ont été copiées par Facebook (d'abord sur Instagram, en 2016) et plus récemment par Twitter qui vient de lancer les "fleets".

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Décès du premier maire noir de New York à 93 ans

L'ancien maire de New York, David Dinkins, assiste au discours du gouverneur Andrew Cuomo sur l'état de l'État dans le bâtiment One World Trade Center de New York, le lundi 9 janvier 2017.

Le premier et unique maire noir de New York, David Dinkins, est décédé à l'âge de 93 ans, ont rapporté mardi les médias américains.

Ce démocrate avait été maire de New York de 1990 à 1993 après l'avoir emporté face à Rudy Giuliani et Edward Koch.

Son mandat avait été marqué par des troubles à caractère racial et antisémite, notamment en 1991 à Crown Heights, dans l'arrondissement de Brooklyn, et la mort d'un étudiant juif.

David Dinkins, qui avait hérité d'une ville frappée par le racisme, la pauvreté et la violence, avait essuyé à l'époque de nombreuses critiques pour son incapacité présumée à assurer ses fonctions.

Né en 1927 à Trenton, dans le New Jersey (nord-est), il est décédé de mort naturelle à son domicile moins de deux mois après le décès de son épouse Joyce, a rapporté le New York Times.

David Dinkins avec Hillary Clinton.
David Dinkins avec Hillary Clinton.

Dans une ville sous tension, en avril 1989 cinq jeunes avaient été accusés à tort pour le viol et les blessures infligées à une joggeuse blanche de 28 ans, Trisha Meili, à Central Park. Ils avaient porté plainte contre la ville de New York et obtenu réparation.

Quelques mois plus tard, un adolescent noir, Yusuf Hawkins, avait été tué par un groupe de jeunes blancs à Brooklyn.

Un million de New-Yorkais recevaient à l'époque des allocations pour survivre et un millier de meurtres étaient enregistrés chaque année à New York. Le crack avait débarqué dans la ville et faisait des ravages.

David Dinkins a été à la tête de l'une des mairies les plus ouvertes de l'histoire de New York, incluant de nombreuses femmes, le premier Portoricain à la tête des pompiers de la ville et un psychiatre noir ouvertement homosexuel comme responsable de la santé mentale.

Connu pour ses costumes raffinés et sa politesse, M. Denkins était considéré "trop gentil" pour tenir et diriger une ville comme New York.

Défait aux élections municipales par Rudy Giuliani après un seul mandat, M. Dinkins avait déclaré: "Mes amis, nce que nous avons fait a été historique. Personne ne peut nous l'enlever".

NFL: un corps arbitral exclusivement noir officie pour la première fois en match

Mike Williams de Los Angeles (81) et P.J. Williams (26) des New Orleans Saints lors d'un match de NFL, USA, le 12 octobre 2020.

Première historique en NFL: l'arbitre Jerome Boger et ses six assistants sont devenus lundi soir la première équipe entièrement noire à arbitrer un match de la Ligue nationale de football, lors de la rencontre entre les Buccaneers de Tampa Bay et les Los Angeles Rams.

L'équipe d'arbitres est entrée sur le terrain avec des références impressionnantes, en particulier le vétéran Boger, troisième arbitre noir de l'histoire de la NFL. Juge de ligne, il avait été promu au rang d'arbitre en 2006.

"Je suis fier de mon héritage et enthousiaste à l'idée de participer à ce match historique", a déclaré Boger lors de la préparation du match. "J'ai hâte de pouvoir travailler avec un groupe d'arbitres officiels noirs et de montrer notre compétence dans l'exécution de notre mission".

Aux cotés de Boger se trouvaient Barry Anderson, arbitre officiel depuis 14 ans; Anthony Jeffries, juge de touche officiel depuis 3 ans; Carl Johnson, juge de ligne officiel depuis 17 ans; Julian Mapp, juge de touche officiel depuis 12 ans; Dale Shaw, juge de terrain officiel depuis 8 ans; et Greg Steed, juge de fond officiel depuis 18 ans.

Boger avait notamment été l'arbitre du Super Bowl (la finale du championnat) XLVII, et Anderson, Johnson et Steed faisaient partie de l'équipe d'arbitrage du Super Bowl LIV.

"La présence historique de cette équipe (...) témoigne des innombrables et incommensurables contributions des arbitres officiels noirs au jeu, de leur performance exemplaire et du pouvoir d'intégration qui est la marque de ce grand sport", a déclaré Troy Vincent, vice-président des opérations footballistiques de la ligue.

Le match a été remporté par les Rams 27 à 24, grâce notamment à un touchdown de Robert Woods, inscrit à environ quatre minutes de la fin de la première période, et qui a été le premier du genre validé par une équipe arbitrale entièrement noire.

Les USA exigent désormais une caution aux touristes venant de 15 pays africains

Une femme montre les passeports de sa famille avec un visa américain à Accra, au Ghana, le 1er février 2019. Le Ghana n'est pas inclus dans le programme de garantie monétaire.

L'administration Trump a annoncé lundi une nouvelle réglementation qui obligera les touristes originaires d’une vingtaine de pays - dont 15 d’Afrique - à payer au préalable une caution en espèces comme condition à l'obtention d'un visa, selon une notification publiée dans le journal officiel du gouvernement américain.

La nouvelle règle entrera en vigueur à partir du 24 décembre et restera en place jusqu'au 24 juin 2021. Les citoyens de 15 pays africains devront verser une caution dont le montant varie entre 5 000 et 15 000 dollars (soit l’équivalent de 2,5 à 7 millions FCFA). La mesure s’appliquera uniquement aux visas de type B1 (tourisme) et B2 (voyage d’affaires).

Il appartiendra à chaque agent consulaire de déterminer la somme qui sera exigée comme dépôt de garantie d'un demandeur de visa.

Les 15 pays africains visés sont : l’Angola, le Burkina Faso, le Burundi, le Cap Vert, la République démocratique du Congo, Djibouti, l'Érythrée, la Gambie, la Guinée Bissau, le Liberia, la Libye, la Mauritanie, Sao Tomé et Principe, le Soudan et le Tchad.

En dehors de l’Afrique, les autres pays ciblés sont l'Afghanistan, le Bhoutan, l'Iran, la Syrie, le Laos et le Yémen.

Selon le gouvernement américain, ces pays sont visés parce que leurs citoyens ont tendance à rester aux États-Unis même après l'expiration de leur visa temporaire. Il s’agit donc, d’après l’administration Trump, de dissuader ceux qui ne quittent pas le territoire américain à temps.

Contactée, l'équipe de transition du président élu Joe Biden n'a pas répondu immédiatement à cette annonce.

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