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États-Unis

Brett Kavanaugh conteste toute agression sexuelle

Le candidat de la Cour suprême Brett Kavanaugh lors de son audition devant la commission judiciaire du Sénat à Capitol Hill, Washington, 5 septembre 2018.

Brett Kavanaugh, candidat de Donald Trump à la Cour suprême, a contesté les informations selon lesquelles il aurait tenté d'agresser sexuellement une jeune fille lorsqu'il était au lycée, il y a plus de 30 ans.

A une semaine du vote sur sa confirmation par le Sénat, qui fait l'objet d'un féroce combat politique, l'élue démocrate Dianne Feinstein a annoncé jeudi avoir transmis au FBI des "informations" sur le juge.

Selon le New Yorker, une femme, qui a demandé à ne pas être nommée, a pris contact avec des élus démocrates en juillet.

Elle affirme qu'au début des années 1980, lorsque Brett Kavanaugh était au lycée à Bethesda, dans la proche banlieue de Washington, il aurait tenté de l'agresser sexuellement lors d'une soirée en la maintenant de force au sol.

Cette femme, qui dit avoir finalement réussi à se libérer de son étreinte, affirme que le souvenir de ce moment a été une source de détresse pour elle et précise avoir eu recours à un psychologue pour y faire face.

"Je conteste de manière catégorique et sans équivoque cette allégation", a répondu le candidat à la Cour suprême, aujourd'hui âgé de 53 ans. "Je n'ai pas fait cela, que ce soit au lycée ou à n'importe quel autre moment", a-t-il ajouté, cité par l'hebdomadaire.

La Maison Blanche a de son côté dénoncé une opération de la dernière chance pour retarder la confirmation du juge Kavanaugh.

Ce dernier a été choisi par M. Trump sur une liste adoubée par des associations conservatrices, mais c'est au Sénat qu'il revient de valider sa nomination à vie.

Si, comme c'est probable, le Sénat avance rapidement, le juge Kavanaugh pourrait prendre ses fonctions à temps pour la reprise des audiences à la Cour suprême le 1er octobre.

Avec AFP

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Amazon va investir 10 milliards dans l'internet depuis l'espace

Jeff Bezos, fondateur d'Amazon et Blue Origin, à l'occasion du JFK Space Summit, célébrant le 50e anniversaire de l'atterrissage sur la lune, à Boston, Massachusetts, États-Unis, le 19 juin 2019.

Amazon a obtenu l'approbation des autorités américaines pour déployer une constellation de plus de 3.000 satellites en orbite basse, censés fournir de l'internet à haut débit partout dans le monde.

Le géant du commerce en ligne va investir 10 milliards de dollars dans son "Project Kuiper", a-t-il fait savoir jeudi lors de la publication de très bons résultats trimestriels.

Le Project Kuiper de Jeff Bezos, patron du groupe et homme le plus riche au monde, compte 3.236 satellite. Il doit permettre d'amener de la connectivité aux zones actuellement non couvertes.

Il visera d'abord les zones blanches des Etats-Unis, puis dans le monde entier, et pourrait alimenter des réseaux sans-fils et 5G.

"Nous avons entendu tellement d'histoires récemment sur les personnes qui ne peuvent pas travailler ou étudier parce qu'ils n'ont pas d'internet fiable à la maison", a déclaré Dave Limp, vice-président d'Amazon.

"Kuiper va changer cette situation. Nos 10 milliards d'investissements vont créer des emplois et les infrastructures américaines vont nous aider à combler le fossé".

Le projet ciblera en priorité les foyers, ainsi que les écoles, hôpitaux, entreprises et d'autres organisations, et pourra rétablir les télécommunications en cas de catastrophe naturelle.

Plusieurs entreprises se sont déjà positionnés sur le créneau de l'internet depuis l'espace.

Le mastodonte SpaceX du milliardaire américain Elon Musk a déjà déployé la constellation Starlink qui compte quelque 300 satellites en orbite et ambitionne d'en lancer jusqu'à 42.000.

En Europe, le gouvernement britannique, associé au conglomérat indien Bharti, a été choisi comme repreneur de l'opérateur de satellites en faillite Oneweb, qui porte un projet similaire.

Twitter suspend le compte de l'ancien chef du Ku Klux Klan David Duke

David Duke, ancien chef du Ku Klux Klan (KKK), à Baton Rouge, en Louisiane, le 22 juillet 2016. (AP Photo/Max Becherer)

Twitter a confirmé vendredi avoir fermé le compte de l'ancien chef du Ku Klux Klan (KKK) et tenant du suprémacisme blanc David Duke pour avoir publié des contenus à caractère haineux sur le réseau social.

Selon un porte-parole de la plateforme, le compte "a été suspendu de manière permanente pour avoir enfreint à plusieurs reprises la politique en matière de conduite haineuse de Twitter".

Les messages ayant conduit à cette décision n'ont pas été divulgués.

Dans sa charte, l'entreprise indique proscrire les publications incitant à la violence contre les personnes en "se fondant sur la race, l'origine ethnique, la nationalité, la caste, l'orientation sexuelle, l'appartenance religieuse, l'âge, le handicap ou toute maladie grave".

Présent sur Twitter depuis septembre 2009, David Duke y comptait un peu plus de 53.000 abonnés.

Célèbre personnalité publique d'extrême droite, M. Duke a été le chef de file de l'organisation raciste KKK durant les années 1970 avant de prendre officiellement ses distances avec le mouvement à la fin de cette décennie.

Il demeure néanmoins défenseur de la théorie de la supériorité de la race blanche, révisionniste, et s'en prend très régulièrement aux juifs.

M. Duke, 70 ans, a accompli un mandat de député en Louisiane entre 1989 et 1992 et a passé près d'un an et demi en prison au début des années 2000 pour fraude fiscale.

Il s'était déclaré en faveur de Donald Trump lors de la primaire présidentielle républicaine de 2016, un soutien que le milliardaire avait rechigné à désavouer avant de s'y résoudre.

La chaîne YouTube de David Duke avait été supprimée fin juin lors d'une vaste opération contre des chaînes diffusant des contenus suprémacistes et racistes.

Les réseaux sociaux sont fréquemment accusés de laxisme par des organisations de défense des droits civils et des personnalités politiques au sujet de la modération de publications promouvant la haine ou la désinformation.

Facebook, qui fait l'objet des critiques les plus vives, est sous le coup d'un boycott publicitaire sans précédent, suivi par plus de 1.000 annonceurs, pour l'obliger à mieux réguler ce genre de messages.

La semaine dernière, Twitter a supprimé plus de 7.000 comptes liés à la mouvance pro-Trump "QAnon", qui répand des théories du complot en ligne.

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