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Des "informations" sur le candidat de Trump à la Cour suprême transmises au FBI

Chuck Grassley, président de la commission judiciaire du Sénat , à gauche, Dianne Feinstein, vice-présidente de la commission, au centre, et Patrick Leahy, ancien président de la commission, à droite, Capitol Hill, Washington, le 13 septembre 2018.

Une élue respectée du parti démocrate a transmis à des enquêteurs fédéraux américains des informations compromettantes sur le candidat de Donald Trump à la Cour suprême, à une semaine de sa confirmation par le Sénat, un vote qui est l'objet d'un féroce combat politique.

"J'ai reçu des informations d'une personne concernant la nomination de Brett Kavanaugh à la Cour suprême", écrit dans un communiqué Dianne Feinstein qui, à 85 ans, est la doyenne du Sénat.

"Cet individu a fermement demandé la confidentialité, a refusé de parler à la presse ou d'en faire davantage et j'ai respecté son choix. J'ai toutefois transmis le sujet aux enquêteurs fédéraux", ajoute l'élue de Californie sans en dire plus.

Selon le New York Times, il pourrait s'agir d'un "comportement sexuel inapproprié" remontant aux années de lycée de Brett Kavanaugh, aujourd'hui âgé de 53 ans.

La Maison Blanche a immédiatement réagi, en dénonçant "une opération de la dernière chance pour retarder la confirmation" du juge Kavanaugh.

"Au cours de ses 25 ans dans la fonction publique le FBI a consciencieusement et régulièrement étudié le parcours de Brett Kavanaugh" et a validé son entrée au service du président George W. Bush notamment, a souligné le porte-parole de la Maison Blanche.

Cette passe d'armes intervient alors que le processus de confirmation du juge Kavanaugh avance à bon train, malgré les efforts démocrates pour retarder le processus.

L'opposition craint qu'en cas de confirmation, la Cour, qui arbitre les sujets de société les plus brûlants (droit des minorités, à l'avortement, armes à feu etc.), ne bascule pour des années du côté conservateur.

Le juge Kavanaugh a été choisi par M. Trump sur une liste adoubée par des associations conservatrices, mais c'est au Sénat qu'il revient de valider sa nomination à vie.

Les républicains y disposent d'une courte majorité (51-49), ce qui semble favorable au juge Kavanaugh, mais un tiers des postes seront renouvelés lors des élections parlementaires de novembre.

Les démocrates de la commission judiciaire du Sénat avaient donc tenté, en vain, d'obtenir un report de son audition, qui a finalement eu lieu sur quatre jours comme prévu.

Malgré de nouvelles demandes de report, la commission a également décidé jeudi qu'elle voterait le 20 septembre sur sa candidature.

Son président Charles Grassley "est au courant de la démarche de Dianne Feinstein", a déclaré son porte-parole George Hartmann. A l'heure actuelle "il n'est pas prévu de changer le programme de la commission", a-t-il ajouté.

Le Grand Old Party y étant majoritaire, Brett Kavanaugh devrait recevoir un feu vert et le Sénat pourra ensuite voter rapidement en séance plénière.

En cas de vote positif, le juge Kavanaugh pourrait prendre ses fonctions à temps pour la reprise des audiences à la Cour suprême le 1er octobre.

Avec AFP

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Trump ira en Corée du Sud après le G20

Le président Donald Trump s’adresse aux journalistes à la Maison-Blanche à Washington, le 22 juin 2019, avant d’embarquer dans Marine One pour le voyage à Camp David, dans le Maryland.

Le président américain Donald Trump se rendra ce week-end en Corée du Sud, après le sommet du G20, pour s'entretenir avec son homologue sud-coréen Moon Jae-in des négociations sur le nucléaire avec Pyongyang, actuellement dans l'impasse, a annoncé le bureau présidentiel à Séoul.

M. Trump s'envolera pour la Corée du Sud samedi à l'issue du G20 au Japon, ont précisé des responsables sud-coréens.

Cette visite intervient après un échange de lettres entre le président américain et le leader nord-coréen Kim Jong Un, ce dernier ayant qualifié d'"excellent" le contenu de la missive de Donald Trump, selon l'agence officielle nord-coréenne KCNA.

Le 11 juin, Donald Trump avait indiqué avoir reçu une lettre "magnifique" et "très chaleureuse" de Kim Jong Un, ajoutant qu'il continuait à faire confiance au Nord-Coréen malgré l'absence de progrès tangibles sur la dénucléarisation.

Un responsable sud-coréen a déclaré aux journalistes que M. Trump "envisageait" une visite dans la Zone démilitarisée (DMZ) mais qu'il n'y avait aucun projet de sommet trilatéral entre MM. Trump, Moon et Kim.

La péninsule coréenne a connu en 2018 une remarquable détente après des années de tensions relatives aux programmes balistique et nucléaire de Pyongyang. Cet apaisement a été marqué par une série de rencontres diplomatiques, dont deux sommets entre MM. Kim et Trump.

Mais le deuxième sommet entre les deux hommes, en février à Hanoï, s'est soldé par un fiasco retentissant et les négociations entre Américains et Nord-Coréens sont depuis dans l'impasse.

Kim Jong Un a reçu la semaine dernière en visite d'Etat Xi Jinping, premier président chinois à se rendre à Pyongyang en 14 ans.

Des experts ont vu dans cette visite de M. Xi, avant sa rencontre avec M. Trump en marge du G20, le signe de la volonté du président chinois de montrer l'influence dont Pékin continue à jouir en Corée du Nord.

Les protestations anti-extradition continuent à Hong
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Ko Min-jung, porte-parole de la présidence sud-coréenne, a déclaré que MM. Trump et Moon auraient des "discussions en profondeur sur les moyens d'établir un régime de paix permanente au travers de la dénucléarisation complète de la péninsule coréenne".

Les responsables américains parlent généralement spécifiquement de la "dénucléarisation de la Corée du Nord".

Ce sera la huitième rencontre entre M. Moon et M. Trump qui s'est pour la dernière fois rendu en Corée du Sud en novembre 2017, quand il n'avait pas pu se rendre sur la DMZ en raison d'un épais brouillard.

"M. Trump se rendra certainement sur la DMZ si le temps le permet parce que c'est le lieu où l'on peut observer directement la baisse des tensions militaires entre les deux Corées", a déclaré à l'AFP Koh Yu-hwan, professeur d'études nord-coréennes à l'Université Dongguk University de Séoul.

"Se rendre sur la DMZ pourrait être une façon de réaffirmer l'importance du processus de dénucléarisation".

Mais il serait "stupéfiant" que M. Trump y rencontre M. Kim, a-t-il dit, en raison de "l'impasse dans les discussions sur le nucléaire".

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