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La Ligue arabe met en garde Washington sur Jérusalem


Ahmed Aboul Gheit, secrétaire général de la Ligue arabe, Rome, Italie, 1 décembre 2016.

La Ligue arabe a mis en garde les Etats-Unis contre une possible décision de déplacement de l'ambassade américaine en Israël, de Tel-Aviv à Jérusalem, en la qualifiant d'"assaut clair" contre la nation arabe.

Au cours d'une réunion de délégués des pays membres, le secrétaire général de l'institution panarabe, Ahmed Aboul Gheit, a souligné "le danger de cette question, si cela devait arriver".

Il a aussi mis en garde contre les "conséquences négatives pas seulement pour la situation en Palestine mais aussi dans la région arabe et islamique".

Il a estimé qu'un éventuel déménagement de l'ambassade américaine représentait une "menace (pour) la stabilité régionale". "Cette décision mettrait fin au rôle des Etats-Unis comme médiateur de confiance entre les Palestiniens et les forces (israéliennes) d'occupation", a-t-il ajouté.

Dans un communiqué diffusé à l'issue de la réunion de mardi, les délégués ont estimé dans une résolution qu'un déplacement à Jérusalem de l'ambassade américaine constituerait "un assaut clair contre la nation arabe, les droits des Palestiniens et tous les musulmans et les chrétiens".

Une telle décision consacrerait une reconnaissance par les Etats-Unis de Jérusalem, dont la partie orientale a été annexée en 1967 par Israël, comme capitale de l'Etat hébreu.

Or, la communauté internationale n'a jamais reconnu Jérusalem comme capitale d'Israël, si bien que les ambassades étrangères sont installées à Tel-Aviv.

Les Palestiniens, qui représentent environ un tiers de la population de la ville, considèrent Jérusalem-Est comme la capitale de l'Etat auquel ils aspirent.

Le président américain Donald Trump doit décider s'il renouvelle, comme l'ont fait --tous les six mois-- tous ses prédécesseurs et lui-même une première fois en juin, une clause dérogatoire à la loi qui impose, depuis 1995, d'installer l'ambassade à Jérusalem. Ou bien s'il donne son feu vert à ce déménagement, comme il l'a promis durant sa campagne.

Lundi soir, la Maison Blanche a annoncé que la décision de M. Trump a été reportée. Mais Hogan Gidley, un porte-parole de la Maison Blanche, a affirmé que la décision du président n'était pas "une question de si" mais "une question de quand".

L'approche de la décision américaine a provoqué de nombreuses mises en garde à travers le monde musulman.

Mardi matin encore, le président turc Recep Tayyip Erdogan, a averti que le statut de Jérusalem était "une ligne rouge" pour les musulmans, évoquant une possible rupture diplomatique avec Israël si Washington devait reconnaître la ville sainte comme capitale de l'Etat hébreu.

Avec AFP

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