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Mise en garde du Hamas avant une décision de Trump sur Jérusalem


Des Palestiniennes se mettent à couvert alors que la police israélienne utilise des grenades assourdissantes pour disperser une foule qui tente d'entrer dans l'enceinte connue des musulmans comme Noble Sanctuaire et aux Juifs comme Mont du Temple dans la Vieille Ville de Jérusalem, 5 novembre 2014.

Le mouvement palestinien Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, a menacé samedi de "raviver l'Intifada" si les Etats-Unis reconnaissent Jérusalem comme capitale d'Israël ou décident d'y transférer leur ambassade.

"Ce complot ne passera pas, nous vous mettons en garde contre toute décision en ce sens et nous appelons notre peuple a raviver l'Intifada au cas où des décisions injustes sont prises concernant Jérusalem", a dit le mouvement islamiste dans un communiqué.

"Jérusalem restera arabe et palestinienne quelles que soient les décisions prises" concernant la ville sainte, a ajouté le Hamas, considéré comme "terroriste" par Israël, les Etats-Unies et l'Union européenne.

Le porte-parole du président palestinien Mahmoud Abbas a déclaré vendredi à l'AFP qu'une reconnaissance américaine de Jérusalem comme capitale d'Israël "détruirait le processus de paix".

Le président américain a promis durant sa campagne de déménager l'ambassade à Jérusalem, comme le stipule une loi du Congrès adoptée en 1995 mais dont l'application est bloquée tous les six mois, depuis deux décennies, par les présidents américains successifs grâce à une clause dérogatoire.

La prochaine échéance intervient lundi, selon le département d'Etat, qui a réaffirmé vendredi à l'AFP qu'aucune décision n'avait encore été prise. Mercredi, la Maison Blanche avait jugé "prématurées" des informations selon lesquelles Washington s'apprêterait à annoncer le transfert à Jérusalem.

En juin, Donald Trump avait choisi une première fois de suivre l'exemple de ses prédécesseurs. "Je veux donner sa chance" au processus de paix "avant de penser à déménager l'ambassade à Jérusalem", a-t-il justifié récemment.

Mais son vice-président Mike Pence, qui ira à Jérusalem mi-décembre, a réaffirmé cette semaine que le transfert était "sérieusement" envisagé.

La communauté internationale n'a jamais reconnu Jérusalem comme capitale d'Israël, ni l'annexion de sa partie orientale conquise en 1967, si bien que les ambassades étrangères sont installées à Tel-Aviv. Les Palestiniens estiment pour leur part que Jérusalem-Est doit être la capitale de l'Etat auquel ils aspirent.

Avec AFP

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