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Jeff Bezos accuse le tabloïde National Enquirer de chantage

Jeff Bezos et sa femme MacKenzie Bezos, West Hollywood, Californie, le 26 février 2017.

Le PDG et fondateur d'Amazon, Jeff Bezos, accuse l'hebdomadaire à scandale National Enquirer de l'avoir menacé de publier des photos intimes s'il ne renonçait pas à enquêter sur la manière dont le titre s'est procuré des informations sur sa liaison extraconjugale.

Tout a commencé avec la publication, fin janvier par le magazine, de textos passionnés échangés entre Jeff Bezos et une amie au printemps 2018, soit plus de six mois avant l'annonce de la séparation de l'homme le plus riche du monde avec son épouse, MacKenzie.

Contrarié, le créateur d'Amazon a alors engagé des détectives privés pour tenter de découvrir l'origine de la fuite et déterminer si les motivations d'American Media Inc (AMI), le propriétaire du National Enquirer, allaient au-delà du scoop.

Inquiet de la publication d'informations issues de cette enquête, AMI a contacté le PDG d'Amazon pour lui demander de ne rien en faire, selon une tribune publiée jeudi par Jeff Bezos sur le site Medium.

En contrepartie, le groupe s'engageait à ne pas utiliser des photos intimes, et potentiellement compromettantes, échangées entre Jeff Bezos et sa fameuse amie.

Le milliardaire a refusé et publié jeudi le contenu de lettres échangées avec AMI.

- Trump et Arabie -

De manière détournée, il laisse entendre que les révélations le concernant publiées par le National Enquirer pourraient avoir un lien avec l'hostilité qu'affiche Donald Trump envers lui.

La personne chargée de l'enquête par Jeff Bezos, Gavin de Becker, a notamment révélé s'être intéressée au frère de l'amie de Jeff Bezos, Michael Sanchez, qui compte parmi ses connaissances Roger Stone, conseiller et ami de longue date de Donald Trump.

M. Sanchez, qui a fréquenté également Carter Page, ancien conseiller diplomatique du président américain, pourrait ainsi être à l'origine de la fuite selon l'enquête, a révélé le site Daily Beast.

Dans sa tribune, Jeff Bezos laisse aussi entendre que les enquêteurs se seraient intéressés aux relations entre AMI et Donald Trump.

Le patron d'AMI, David Pecker, est un ami de longue date du président américain et a reconnu avoir acquis les droits de témoignages compromettants pour Donald Trump avec le projet clair de ne jamais les publier, pour le protéger.

Il a, depuis, accepté de collaborer avec la justice dans l'enquête du procureur spécial Robert Mueller, un revers pour Donald Trump.

Dans sa tribune, Jeff Bezos mentionne également l'Arabie saoudite, et évoque des liens supposés entre AMI et le prince Mohammed ben Salmane.

Or le prince a ordonné, selon plusieurs rapports officiels, le meurtre du journaliste Jamal Khashoggi, qui a collaboré au Washington Post, propriété de Jeff Bezos.

Le président américain critique régulièrement Jeff Bezos, le plus souvent sur Twitter, l'accusant notamment de vouloir le discréditer via le Washington Post, dont il est propriétaire, ou de ruiner la poste américaine en lui imposant des tarifs trop avantageux pour Amazon.

Sollicité par l'AFP, le groupe AMI n'a pas réagi dans l'immédiat.

Avec AFP

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Maison Blanche: Joe Biden défend sa pole position aux primaires

Le Vice-président sortant Joe Biden parle de l’expérience d’Hillary lors de la troisième journée de la Convention nationale démocrate à Philadelphie, 27 juillet, 2016. (AP Photo / J. Scott Applewhite)

A huit mois du début des primaires démocrates pour la Maison Blanche, l'ancien vice-président Joe Biden organise un grand meeting en Pennsylvanie pour consolider son avance sur ses nombreux rivaux, jouant la carte de la modération centriste face à l'aile gauche de la famille démocrate.

Depuis son entrée en course avec un message de défiance envers le président républicain Donald Trump, le 25 avril, l'ex-bras droit de Barack Obama a largement creusé l'écart face à la grosse vingtaine d'autres candidats démocrates.

Après un premier acte public plutôt discret, devant quelques centaines de syndicalistes à Pittsburgh, le centriste a choisi de marquer le début de sa campagne avec un événement plus grand à Philadelphie, où il a installé son QG de campagne.

Symbole du combat à venir? Il a choisi un emplacement tout près des marches du musée où le boxeur du film "Rocky" s'entraînait.

Son coeur d'électorat est les ouvriers et les démocrates modérés, alors que l'aile gauche du parti se fragmente entre de nombreux candidats comme Bernie Sanders et Elizabeth Warren.

"Certains disent que les démocrates ne veulent pas entendre parler d'unité, qu'ils sont en colère, et que plus ils seront en colère, mieux ce sera. C'est ce qu'ils disent qu'il faut faire pour gagner l'investiture démocrate", va dire Joe Biden dans son discours, selon des extraits diffusés par son équipe avant le meeting. "Je n'y crois pas. Les démocrates veulent rassembler ce pays".

"Si les Américains veulent un président qui accentue les divisions, qui dirige d'un poing serré, d'une main fermée et d'un coeur de pierre, qui diabolise ses adversaires et vomit de la haine, alors ils n'ont pas besoin de moi. Ils ont déjà un président qui le fait".

Au-delà des primaires, le choix de la Pennsylvanie est stratégique: l'Etat a basculé dans le camp républicain à la présidentielle de 2016. Toute reconquête devra passer par là.

- Champ fragmenté -

Ce qui compte pour les démocrates "en ce moment, c'est de (...) parier sur un nom connu, capable de battre Donald Trump", analyse Lara Brown, politologue à l'université George Washington.

L'entrée en lice de Joe Biden a coïncidé avec le plongeon du sénateur indépendant Bernie Sanders, bien plus à gauche.

Joe Biden a l'avantage de suivre une voie centriste "dans un champ aussi fragmenté" avec 23 candidats dont de nombreux progressistes, observe Robert Boatright, professeur à l'université Clark.

Mais à 76 ans, après huit ans passés aux côtés du démocrate Barack Obama et plus de 35 au Sénat, Joe Biden pourrait avoir du mal à incarner le changement dont ont aussi soif de nombreux démocrates.

Donald Trump s'est d'ailleurs engouffré dans cette brèche en l'affublant du sobriquet "Joe-Dodo" ("Sleepy Joe").

Le président républicain l'appelle aussi "Le Vicieux", en référence aux femmes qui ont dénoncé les gestes d'affection trop marqués, selon elles, de M. Biden.

Juste avant d'annoncer sa candidature, le candidat avait promis de faire plus attention. Et depuis son entrée en campagne, il évite soigneusement les gaffes. "Mais voyons ce qu'il se passera quand il devra répondre à des questions qui n'ont pas été pré-approuvées", met en garde Lara Brown.

- Cible de la gauche du parti -

Joe Biden devra aussi défendre plusieurs épisodes controversés jalonnant sa carrière, comme son soutien à une loi anticriminalité qui a durement frappé les Noirs.

Déjà candidat malheureux par deux fois à la primaire démocrate, pour les présidentielles de 1988 et 2008, il avait été pris en flagrant délit de plagiat dans ses discours lors de sa première tentative.

Son statut de favori en fait aussi la cible de la gauche du parti.

La candidate à la Maison Blanche Elizabeth Warren l'a accusé d'être du côté des sociétés de cartes de crédit, à cause d'une loi qu'il avait soutenue au Sénat. Et la jeune élue socialiste du Congrès Alexandria Ocasio-Cortez l'a accusé, à mots à peine voilés, d'envisager des mesures trop molles pour lutter contre le changement climatique.

Kamala Harris, sénatrice californienne et autre candidate à l'investiture, a récemment ironisé sur son aîné, lançant: "Joe Biden ferait un excellent colistier (...). Il a prouvé qu'il connaissait bien le travail de vice-président".

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