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Moyen-Orient

Israël promet de poursuivre ses opérations en Syrie jusqu'au retrait de l'Iran

Des soldats israéliens se rassemblent sur les hauteurs du Golan annexées par Israël à la frontière avec la Syrie le 27 février 2020, après qu'un drone israélien aurait percuté un véhicule dans le village syrien de Hader (Quneitra), au bord du plateau de Golan. AFP/ JALAA MAREY

Israël poursuivra ses opérations militaires en Syrie tant que l'Iran ne se retirera pas de ce pays, a averti mardi le ministre de la Défense Naftali Bennett évoquant un "Vietnam" pour Téhéran, après une série de frappes imputées à l'armée israélienne en territoire syrien.

"L'Iran n'a rien à faire en Syrie (...) et nous n'arrêterons pas tant qu'ils (les Iraniens) n'auront pas quitté la Syrie", a-t-il déclaré lors d'une interview à la chaîne Kan 11, sans toutefois revendiquer explicitement les raids que médias d'Etat syriens et ONG ont attribués à l'aviation israélienne.

Lundi soir, quatorze combattants iraniens et irakiens ont été tués dans des raids nocturnes en Syrie, pays en guerre et voisin d'Israël, a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) en affirmant que les frappes avaient été menées "probablement" par Israël.

Depuis le 21 avril, cette ONG et des médias d'Etat syriens ont fait état d'au moins six frappes imputées à Israël contre des positions iraniennes ou de groupes proches de l'Iran, y compris le Hezbollah libanais, en Syrie.

L'Iran et le Hezbollah, bêtes noires d'Israël, aident militairement le régime syrien de Bachar al-Assad dans sa guerre contre les rebelles et les jihadistes.


L'Iran est "entré" en Syrie dans le cadre de la guerre dans ce pays et cherche à "s'implanter" à la frontière israélienne afin de "menacer" des villes comme "Tel-Aviv, Jérusalem et Haïfa", a ajouté M. Bennett.

- "Leur Vietnam" -

"L'Iran est devenu un fardeau. C'était auparavant un actif pour les Syriens, ils (les Iraniens) ont aidé Assad contre Daech (un acronyme en arabe du groupe jihadiste Etat islamique), mais ils sont devenus un fardeau", a martelé le ministre israélien, appelant le pouvoir iranien à faire face à la crise du nouveau coronavirus plutôt qu'à poursuivre son "aventure terroriste".

Chef de la formation de la droite radicale Yamina, Naftali Bennett avait été nommé ministre de la Défense à l'automne 2019 mais il pourrait perdre ce titre dans les prochains jours.

A la faveur d'un accord pour un gouvernement d'union et d'urgence face à la pandémie, le Premier ministre Benjamin Netanyahu et son ex-rival électoral Benny Gantz ont conclu un accord sur le partage du pouvoir pendant les trois prochaines années.

Or Benny Gantz, un ancien chef d'état-major, a déjà indiqué qu'il serait ministre de la Défense pendant les 18 premiers mois du futur gouvernement, avant de remplacer Benjamin Netanyahu à la tête du gouvernement.

Naftali Bennett dit, lui, craindre de voir les forces pro-iraniennes s'enraciner dans le sud de la Syrie, notamment dans le Golan, à la frontière israélienne. Une partie du Golan syrien est occupée par Israël.

"Dans un an, nous risquons de nous réveiller avec 10.000, 20.000 missiles nous menaçant. Pour eux (l'Iran), ce sera une aventure, ils seront à 1.000 km de chez eux... mais ce sera aussi leur Vietnam d'une certaine manière", a-t-il dit.

- Missiles -

Depuis le début en 2011 du conflit en Syrie, Israël a mené des centaines de frappes dans ce pays contre les forces du régime mais aussi contre celles de l'Iran et du Hezbollah.

Israël accuse aussi l'Iran de développer un programme de missiles de précision depuis le Liban, ce qui impliquerait le transport de matériel stratégique via la Syrie. Ces missiles pourraient faire plus de dommages en Israël que des simples roquettes, estiment responsables militaires israéliens.

Pour le chercheur à l'Institut national de recherches sécuritaires (INSS) de Tel-Aviv, Yoram Schweitzer, "il semble y avoir une augmentation (des opérations israéliennes, ndlr) ces deux dernières semaines, mais c'est la continuation d'une même tendance".

Ces "opérations", a déclaré M. Schweitzer mardi à l'AFP, se sont intensifiées soit "en réaction à une accélération" des activités du Hezbollah et de l'Iran, soit parce qu'avec "les répercussions de la crise du coronavirus et de la crise économique (en Iran, ndlr), certains estiment que le timing est propice pour accroître" la pression. "Mais ça pourrait aussi être ces deux facteurs à la fois".

Déclenché par la répression de manifestations pro-démocratie, le conflit en Syrie s'est complexifié avec l'intervention de plusieurs acteurs régionaux et internationaux. Il a fait plus de 380.000 morts.

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Premier vol commercial direct de Dubaï vers Israël

Un avion Flydubai est vu au salon aéronautique de Dubaï le 8 novembre 2015.

La compagnie aérienne à bas prix Flydubai a lancé jeudi les premiers vols directs vers Tel-Aviv, deux mois après la normalisation des relations entre les Emirats arabes unis et Israël, sous l'égide des Etats-Unis.

L'avion a décollé jeudi matin, a indiqué à l'AFP un porte-parole de l'aéroport international de Dubaï, l'un des plus importants au monde.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu sera présent à l'arrivée du vol à l'aéroport international Ben Gourion, a déclaré sur Twitter Ofir Gendelman, son porte-parole pour les médias arabes.

Les Emirats arabes unis ont signé en septembre un accord négocié par les Etats-Unis pour officialiser leurs relations avec l'Etat hébreu, le premier accord de ce type conclu par un Etat arabe du Golfe.

Les Emirats arabes unis sont le troisième pays arabe à avoir normalisé les relations avec Israël, après l'Egypte en 1979 et la Jordanie en 1994 qui avaient ainsi mis fin à l'état de guerre avec leur voisin israélien.

Il a été rapidement suivi par Bahreïn, un autre pays du Golfe.

Flydubai avait annoncé au début du mois qu'elle allait "opérer 14 vols par semaine entre l'aéroport international de Dubaï et l'aéroport Ben Gourion de Tel-Aviv".

"Le début des vols réguliers contribuera au développement économique et créera de nouvelles opportunités d'investissement", avait déclaré le PDG de Flydubai, Ghaith al-Ghaith, lors de l'annonce du service au début de ce mois.

La compagnie aérienne de Dubaï assurera la liaison deux fois par jour, et les compagnies aériennes israéliennes El Al et Israir devraient toutes deux lancer leurs services commerciaux entre les deux villes le mois prochain.

Etihad Airways, basée à Abu Dhabi, la capitale des Emirats, avait annoncé le début de ses vols vers Tel-Aviv pour mars 2021.

Avec leurs économies durement touchées par la pandémie de coronavirus, les Emirats et Israël comptent sur les retombées économiques de leur accord de normalisation, y compris dans le domaine du tourisme.

Les pays du Golfe se sont rapprochés d'Israël ces dernières années, en particulier ceux qui partagent avec l'Etat hébreu la même inimitié à l'égard de l'Iran.

Mais l'officialisation de ce rapprochement par les Emirats et Bahreïn a rompu avec un consensus arabe qui conditionnait les relations avec Israël à une solution du conflit avec les Palestiniens et au retrait de l'Etat hébreu de tous les territoires arabes occupés depuis 1967.

Poids lourd de la région, l'Arabie saoudite a jusqu'à présent refusé de normaliser officiellement ses relations avec Israël, mais donné son feu vert au survol de son territoire par les vols commerciaux se rendant ou partant d'Israël, signifiant ainsi qu'il n'avait pas d'objection à l'établissement de relations entre l'Etat hébreu et des pays arabes du Golfe.

Après l'annonce de l'accord avec les Emirats arabes unis par le président américain Donald Trump en août, la compagnie aérienne israélienne El Al a transporté une délégation de responsables américains et israéliens à Abou Dhabi pour le premier vol commercial entre les deux pays.

Cette visite a été suivie par une visite officielle d'une délégation des Emirats arabes unis à Tel-Aviv le mois dernier ainsi que par une série de vols transportant des hommes d'affaires.

Un travailleur humanitaire condamné à mort pour viols sur mineurs au Pakistan

Aire de jeux à Lahore au Pakistan, 11 novembre 2017. (Photo AP/K.M. Chaudary)

Un travailleur bénévole a été condamné à mort au Pakistan, reconnu coupable de viols et abus sexuels en série sur mineurs et d'avoir téléchargé des vidéos pornographiques mettant en scène des mineurs.

"Il sera pendu jusqu'à ce que mort s'ensuive", a déclaré le tribunal dans son verdict du 18 novembre, qui doit être confirmé par la Haute Cour de Lahore.

Sohail Ayaz avait été reconnu coupable de délits similaires au Royaume-Uni et en Italie avant d'être extradé vers le Pakistan où il a continué de s'en prendre à des enfants, selon la police.

Ce travailleur bénévole avait collaboré avec l'ONG Save the Children, ainsi que dans le cadre d'un projet humanitaire en Afghanistan, selon un haut responsable de la police, Rai Mazhar.

M. Ayaz aurait avoué avoir violé environ 30 enfants au Pakistan, selon les enquêteurs, qui auraient trouvé en sa possession des dizaines de milliers de vidéos pornographiques.

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