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Washington impose des sanctions au chef de la diplomatie iranienne

Mohammad Javad Zarif, ministre iranien des affaires étrangères.

Les Etats-Unis ont décidé d'imposer des sanctions au chef de la diplomatie iranienne Mohammad Javad Zarif, accentuant encore leur campagne de "pression maximale" sur le régime iranien qu'ils accusent de déstabiliser le Moyen-Orient.

"Zarif est le visage du régime qui répand à l'étranger la propagande et les campagnes de désinformation favorables au programme nucléaire de Téhéran, à ses missiles balistiques et à ses réseaux terroristes", a déclaré un haut responsable de l'administration ayant requis l'anonymat.

Ces sanctions contre M. Zarif ne sont pas une surprise: en annonçant fin juin imposer des sanctions "dures" au Guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, le président Donald Trump avait prévenu que le ministre iranien des affaires étrangères subirait "bientôt" le même sort.

M. Zarif a immédiatement répliqué que Washington tentait de réduire l'Iran au silence sur la scène internationale. "La raison invoquée par les Etats-Unis pour me sanctionner, c'est que je suis le principal porte-parole de l'Iran dans le monde", a-t-il tweeté. "La vérité fait si mal que ça?".

M. Zarif est au coeur de négociations internationales complexes sur le programme nucléaire iranien, que Téhéran assure pacifique mais que les Etats-Unis et Israël soupçonnent de cacher le développement de l'arme nucléaire.

Dans un message apparemment contradictoire, Washington a toutefois parallèlement prolongé pour 90 jours des autorisations-clés pour trois projets en cours dans le cadre de ce programme nucléaire civil iranien, pour ne pas se froisser davantage avec les autres signataires de l'accord international de 2015 censé empêcher l'Iran de se doter de la bombe atomique. Donald Trump a retiré les Etats-Unis de ce texte en 2015 au grand dam des autres signataires (Russie, Chine, France, Allemagne et Royaume-Uni).

"Il s'agit d'une prolongation de courte durée", a relativisé John Bolton, le conseiller à la sécurité nationale du président Trump. "Nous regardons de très très près ces activités nucléaires", a-t-il insisté.

Le responsable de l'administration a souligné que l'image de modéré de M. Zarif, aidée par son anglais courant, son humour et ses études aux Etats-Unis, ne reflétait pas la réalité.

"Cela fait bien trop longtemps qu'on lui permet de se faire passer pour un représentant raisonnable et crédible de l'Iran. Aujourd'hui, le président Trump a décidé que ça suffit", a-t-il ajouté.

Les sanctions prévoient le gel de tous les actifs que M. Zarif possèderait aux Etats-Unis et interdit toute transaction avec lui, a précisé le Trésor américain dans un communiqué.

Washington cherchera aussi à empêcher les voyages de M. Zarif à l'étranger, même si l'administration américaine ne l'empêchera pas de participer aux activités de l'ONU à New York.

- "Complice" -

"Cette décision représente un nouvel effort pour priver le régime iranien des ressources destinées au terrorisme et à l'oppression du peuple iranien", a commenté le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo.

"Au lieu d'utiliser les précieuses ressources de l'Iran pour investir dans son peuple fier et courageux, le régime facilite et soutient le terrorisme, emprisonne et torture d'innocents Iraniens, attise les conflits internationaux en Syrie et au Yémen et a, ces dernières semaines, étendu son programme nucléaire", a poursuivi le secrétaire d'Etat américain.

"M. Zarif, qui est un haut responsable du régime, dont il fait l'apologie, est depuis maintenant des années complice de ces activités néfastes", a-t-il poursuivi.

Des voix se sont élevées aux Etats-Unis contre cette décision qui paraît fermer la porte au dialogue avec Téhéran.

"Le fait de sanctionner des diplomates affaiblit la diplomatie", a ainsi tweeté le sénateur républicain Rand Paul, qui avait tenté d'entamer une médiation avec l'Iran.

La Maison Blanche a insisté sur le fait qu'elle est toujours prête à discuter, mais pas avec M. Zarif.

Les diplomates américains "ne le considèrent pas comme notre principal contact", a indiqué le responsable de l'administration. "Si nous devons avoir un contact avec les Iraniens, nous voulons quelqu'un qui prenne des décisions".

M. Pompeo a récemment fait savoir qu'il serait "heureux" de se rendre à Téhéran. Mais il a ajouté que ce serait pour dire aux Iraniens "ce que leurs dirigeants ont fait et à quel point ça a affaibli l'Iran".

Le chef de la diplomatie iranienne a affirmé que ces sanctions n'auraient "aucun effet" sur sa famille et lui. "Je n'ai aucune propriété ni aucun actif en dehors de l'Iran", a-t-il tweeté. "Merci de me considérer comme une telle menace."

Avec AFP

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Saisie record de drogue au Royaume-Uni

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Le patron de l'ONU aux Bahamas vendredi et samedi pour exprimer sa "solidarité

Le secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, à Kinshasa, en septembre 2019. (Assemblée nationale de la RDC)

Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a annoncé jeudi qu'il se rendrait vendredi et samedi aux Bahamas afin de témoigner de la "profonde solidarité" de l'Organisation aux victimes du "terrible ouragan" Dorian.

Il y a une nécessité pour la communauté internationale "d'accroître son soutien à la population des Bahamas et à son gouvernement", a aussi dit Antonio Guterres.

Citant les Bahamas, les inondations au Mozambique, la désertification au Sahel, les incendies en Amazonie, la fonte de la glace en Arctique et la destruction des coraux, le chef de l'ONU a exhorté les dirigeants de la planète à être plus ambitieux dans la lutte contre le changement climatique.

"Tout ceci confirme ce que nous disons tous depuis peu: le changement climatique est plus rapide que nous et nous devons adopter une approche beaucoup plus ambitieuse dans ce que nous faisons pour vaincre le changement climatique", a-t-il souligné.

Lors de son déplacement, le secrétaire général rencontrera le Premier ministre Hubert Minnis à Nassau ainsi que d'autres responsables des Bahamas. Il aura aussi des entretiens avec des victimes de l'ouragan et les équipes humanitaires qui les assistent, a précisé un communiqué de l'ONU.

Les Bahamas ont déjà reçu la visite le 4 septembre du secrétaire général adjoint de l'ONU pour les Affaires humanitaires, Mark Lowcock. Ce dernier avait alors annoncé le déblocage d'un million de dollars du fonds d'urgence des Nations unies pour les Bahamas.

Quelque 1.300 personnes sont toujours non localisées aux Bahamas, dix jours après le passage de Dorian qui a fait 50 morts, semé le chaos dans cet archipel des Caraïbes et déclenché une marée noire, selon les services de secours.

Avec AFP

Washington veut "des progrès substantiels" dans les négociations commerciales avec Pékin

Le secrétaire au Trésor, Steven Mnuchin, à la Maison Blanche à Washington, États-Unis, le 12 septembre 2019. REUTERS / Sarah Silbiger.

L'administration Trump veut "des progrès substantiels" dans les prochaines négociations commerciales avec la Chine, a déclaré jeudi le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin, au lendemain de l'annonce à Pékin et Washington d'une pause dans la guerre des tarifs douaniers.

"Nous ne voulons pas d'un voyage qui ne soit qu'une série de discussions. Nous voulons faire des progrès substantiels", a dit M. Mnuchin sur la chaîne CNBC.

Il a en outre souligné que Donald Trump était disposé à retirer ou à augmenter les tarifs douaniers sur les marchandises en provenance du géant asiatique selon l'issue des discussions.

Le président américain a pour sa part laissé entendre, jeudi soir, qu'il n'excluait pas de signer un accord provisoire avec la Chine.

"J'entends beaucoup d'analystes parler d'un accord provisoire, ce qui veut dire qu'on s'accorderait sur certaines parties, les plus faciles pour commencer. Mais ce n'est pas facile ou difficile. Soit il y un accord, soit il n'y en a pas. Mais c'est quelque chose qu'on pourrait envisager, j'imagine", a déclaré le locataire de la Maison Blanche.

Selon l'agence Bloomberg, son administration aurait envisagé de proposer un accord provisoire à la Chine pour reporter voire annuler certaines des taxes douanières que Pékin impose aux Etats-Unis.

Pékin a annoncé plus tôt étudier la possibilité d'acheter davantage de produits agricoles américains, chers à Donald Trump et qui sont actuellement durement affectés par les représailles chinoises.

"Les entreprises chinoises ont commencé à s'informer sur l'achat de produits agricoles américains", a assuré jeudi le porte-parole du ministère chinois du Commerce, Gao Feng.

M. Gao a précisé que les produits en question comprenaient notamment le porc et le soja, que les agriculteurs américains exportaient massivement vers la Chine avant le début des tensions.

"Voyons si les Chinois respectent leurs engagements. Comme vous le savez, le problème que nous avons toujours eu avec les Chinois est qu'ils ne respectent pas leurs engagements", a tempéré sur CNN Peter Navarro, conseiller économique de la Maison Blanche.

Le président "peut nouer un accord à tout moment mais il veut un bon accord", a martelé Steven Mnuchin, rappelant que Pékin s'était engagé dès le début des discussions "à rééquilibrer" les échanges commerciaux entre les deux pays.

En 2018, les Etats-Unis ont accusé un déficit des biens de 419,52 milliards de dollars avec la Chine.

En mai, "nous avions (un texte d') accord de 150 pages sur le point d'être finalisé. Les Chinois ont fait volte-face", a souligné Peter Navarro.

Et fin juillet, "nous n'avons de toute évidence pas fait les progrès que nous souhaitions" lors de la dernière réunion à Shanghai, la capitale économique chinoise, a relevé Steven Mnuchin.

Il s'est refusé à dire quels étaient les points qui seraient spécifiquement discutés lors de la bilatérale de début octobre.

- "Symboliquement" -

Il a en revanche souligné que le dossier sensible de Hong Kong ne serait pas "sur la table" des négociations. "Cela relève du département d'Etat, pas du commerce", a-t-il commenté.

M. Mnuchin a rappelé qu'au printemps, lorsque les deux pays étaient sur le point de signer un accord, le texte comportait sept chapitres. Et le premier portait sur la propriété intellectuelle et le transfert forcé des technologies.

Ces commentaires interviennent alors que Pékin et Washington ont annoncé mercredi une pause dans l'escalade de leur guerre commerciale.

La Chine, dont l'économie est de plus en plus affectée par une guerre commerciale qui dure depuis 18 mois, a consenti à exempter de droits de douane certains produits en provenance des Etats-Unis à la demande d'entreprises.

L'hôte de la Maison Blanche a, lui, annoncé qu'il reportait au 15 octobre au lieu du 1er la hausse des tarifs douaniers portant sur 250 milliards de dollars de biens importés de Chine "en signe de bonne volonté".

Il a précisé que cette décision avait été prise à la demande du vice-Premier ministre chinois Liu He "en raison de la célébration, le 1er octobre, du 70e anniversaire de la République populaire de Chine".

Que des nouveaux tarifs douaniers soient imposés le 1er octobre "leur posait un sérieux problème symboliquement", a expliqué jeudi Steven Mnuchin.

Dans cette guerre commerciale, c'est la domination technologique qui est en jeu.

Washington exige des autorités chinoises qu'elles mettent fin à des pratiques commerciales jugées "déloyales", en particulier le transfert forcé de technologies américaines, les subventions massives aux entreprises d'Etat chinoises ou encore le vol de la propriété intellectuelle.

Jusqu'à présent, faute d'obtenir un accord, Donald Trump s'est lancé dans une guerre commerciale sans merci qui s'est traduite par des hausses de droits de douane sur des milliards de dollars de marchandises.

Il a prévenu qu'il était prêt à surtaxer la totalité des importations venant de Chine d'ici la fin de l'année.

Avec AFP

Chronique santé : la prévention du suicide

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Washington et Pékin annoncent une pause dans la guerre des tarifs douaniers

Les deux premières puissances du monde se livrent depuis mars 2018 une guerre commerciale sans merci qui s'est traduite par des droits de douane mutuels sur des centaines de milliards de dollars d'échanges bilatéraux.

La trêve n'est pas encore signée mais le climat est à l'apaisement: Pékin et Washington ont annoncé mercredi une pause dans l'escalade de leur guerre commerciale.

La trève devrait permettre aux responsables chinois et américains de reprendre leurs négociations, début octobre, dans un état d'esprit constructif.

Donald Trump a annoncé mercredi qu'il reportait au 15 octobre la hausse des tarifs douaniers portant sur 250 milliards de dollars de biens importés de Chine "en signe de bonne volonté".

"A la demande du vice-premier ministre de la Chine, Liu He, et en raison de la célébration, le 1er octobre, du 70e anniversaire de la République populaire de Chine, nous sommes convenus, en signe de bonne volonté, de reporter du 1er au 15 octobre la hausse des droits de douane sur les biens équivalents à 250 milliards de dollars (25% à 30%)", s'est justifié le président républicain sur Twitter.

Plus tôt lors d'un point presse depuis le Bureau Ovale de la Maison Blanche, il avait salué la décision de Pékin d'exempter certains biens américains de tarifs douaniers punitifs, y voyant "un geste fort" avant une ronde de tractations prévue dans la capitale américaine en présence de Liu He.

Affectée par la guerre commerciale, la Chine avait annoncé la première mercredi l'annulation de droits de douane supplémentaires sur 16 catégories de produits importés des Etats-Unis.

Pékin cherche à alléger la pression sur les industriels et professionnels chinois, qui souffrent des surcoûts induits par ces surtaxes.

Les exemptions seront effectives du 17 septembre 2019 au 16 septembre 2020: elles vont des pesticides aux lubrifiants, en passant par certains produits pharmaceutiques et la nourriture pour poissons, a annoncé la Commission des droits de douane du gouvernement chinois.

La mesure annoncée est certes un geste de bonne volonté en direction du président américain mais les droits de douane punitifs continueront de s'appliquer sur l'essentiel des importations "made in USA", dont le soja et la viande de porc.

"La chaîne de production en Chine se délite", avait par ailleurs commenté Donald Trump. Cette chaîne qui était "cet outil indestructible, puissant dont ils disposaient, se brise comme un jouet parce que les entreprises quittent" le pays, a-t-il ajouté.

C'est, selon lui, la raison pour laquelle "la Chine veut nouer un accord" commercial.

Les deux premières puissances du monde se livrent depuis mars 2018 une guerre commerciale sans merci qui s'est traduite par des droits de douane mutuels sur des centaines de milliards de dollars d'échanges bilatéraux.

Début mai, les deux parties étaient sur le point de signer un accord commercial quand les discussions se sont brutalement arrêtées, l'administration Trump accusant la Chine d'être revenue sur tous ses engagements.

Washington exige des autorités chinoises qu'elles mettent fin à des pratiques commerciales jugées "déloyales" en particulier le transfert forcé de technologies, les subventions massives aux entreprises d'Etat chinoises ou encore le vol de la propriété intellectuelle.

Le président américain martèle qu'il signera un accord uniquement s'il s'agit d'un "bon accord", en d'autres termes si celui-ci comprend les "changements structurels" demandés. A défaut d'un bon accord, il poursuivra la guerre tarifaire, a-t-il prévenu.

- Issue incertaine -

Le conseiller économique de la Maison Blanche Larry Kudlow avait lui-même estimé vendredi dernier que la reprise des négociations en octobre était "un développement positif" mais il s'était refusé à s'avancer sur l'issue des prochaines discussions.

"Je ne peux pas présager de l'issue de ces nouvelles discussions", avait-il insisté, tirant les leçons des rondes de tractations passées, qui ont toutes échoué à se traduire par la signature d'un accord.

La guerre commerciale, qui ralentit la croissance mondiale, affecte de plus en plus l'économie chinoise.

Et Pékin avait commencé en mai à recevoir des demandes d'entreprises de levée des surtaxes de 25% appliquées depuis l'an passé sur une série d'importations américaines. La liste d'exemption de droits de douane annoncée mercredi est la première à être publiée depuis.

Le pessimisme gagne également les entreprises américaines présentes en Chine, selon un rapport publié mercredi par la Chambre de commerce américaine à Shanghai.

Un quart d'entre elles disent s'attendre cette année à une baisse de leur chiffre d'affaires. Elles étaient seulement 6,1% en 2018. Et 47% prévoient d'augmenter leurs investissements dans le pays asiatique contre 61,6% l'an passé.

Depuis quelques semaines, Pékin et Washington assuraient maintenir le dialogue sans toutefois annoncer de gestes concrets.

Pourtant, de nouveaux droits de douane réciproques renforcés sont même rentrés en vigueur le 1er septembre.

Et Donald Trump menace toujours de surtaxer, d'ici la fin de l'année, la quasi-totalité des importations en provenance de Chine: quelque 540 milliards de dollars sur la base des importations 2018.

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