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Incident entre les garde-côtes libyens et une ONG de secours aux migrants


Des agents de l’ONG espagnole Proactiva Open Arms secourent des migrants en plein Méditerranée, à près de 15 miles au nord de Sabratha, Libye, 25 juillet 2017.

L'ONG espagnole Proactiva Open Arms a affirmé mardi que son bateau Golfo Azzurro avait eu une confrontation tendue avec les garde-côtes libyens dans les eaux internationales.

Dans l'après midi, Oscar Camps, le responsable des opérations de l'ONG a écrit sur Twitter: "Ils menacent d'ouvrir le feu si nous ne mettons pas le cap vers leurs eaux territoriales, c'est une séquestration en bonne et due forme".

Selon les sites de suivi du trafic maritime, le Golfo Azzurro se trouvait alors à environ 24 milles nautiques des côtes libyennes, loin de la limite de 12 milles des eaux territoriales mais dans la zone de près de 100 milles où la Libye revendique depuis la semaine dernière de diriger les éventuelles opérations de secours en mer.

M. Camps a finalement envoyé ensuite un nouveau message expliquant que les Libyens avaient renoncé après "1H44 de séquestration et de tension". Le Golfo Azzuro, navire de 37 mètres, qui était arrivé mardi matin dans la zone après un ravitaillement à Malte, a ensuite mis le cap au nord.

Des identitaires européens de "Defend Europe" qui protestent contre le travail des humanitaires naviguait dans les environs et ont expliqué sur Twitter que les gardes-côtes libyens avaient demandé au Golfo Azzuro de "quitter les eaux libyennes immédiatement ou de les suivre à Tripoli".

"Partez et ne revenez plus", ont-ils entendu les gardes-côtes lancer au navire de l'ONG.

Joints par l'AFP, les gardes-côtes libyens n'étaient pas en mesure de confirmer l'incident dans l'immédiat.

Proactiva Open Arms avait déjà dénoncé la semaine dernière des menaces de gardes-côtes libyens qui auraient tiré des coups de feu en l'air en sommant son autre navire, l'Open Arms, de quitter la zone.

La marine libyenne a annoncé jeudi la création d'une nouvelle zone de recherche et de sauvetage (SAR) sous sa responsabilité directe. Son accès est interdit aux navires étrangers afin d'en éloigner les ONG, que Tripoli accuse de collusion avec les réseaux de passeurs.

Cette décision doit en principe recevoir l'autorisation de l'Organisation maritime internationale, a toutefois précisé mardi le ministre italien de l'Intérieur, Marco Minniti, en estimant que les gardes-côtes n'avaient pas les moyens de contrôler une telle zone.

Dans l'attente de précisions, trois autres ONG ont annoncé ces derniers jours une suspension de leurs opérations.

Avec AFP

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