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États-Unis

Hillary Clinton tente de panser les plaies de la communauté noire

La candidate démocrate Hillary Clinton rencontre des leaders de la communauté noire américaine à Charlotte, Caroline du Nord, le 2 octobre 2016.

Dénonçant le racisme et appelant au calme, Hillary Clinton s'est rendue dimanche dans une église noire de Charlotte, grande ville américaine agitée par des manifestations et des incidents après la mort d'un Noir tué par la police.

"Je suis une grand-mère et comme toutes les grands-mères, je suis inquiète pour la sécurité de mes petits-enfants", a déclaré la candidate démocrate à la Maison Blanche. "Mais mes inquiétudes ne sont pas les mêmes que celles des grands-mères noires".

"Mes petits-enfants étant blancs, et étant les petits-enfants d'un ancien président et d'une secrétaire d'Etat, nous devons être honnêtes et reconnaître qu'ils n'éprouveront pas la même peur que celle décrite par les enfants ayant témoigné devant le conseil municipal", a-t-elle poursuivi, en faisant allusion au témoignage de la petite Zianna Oliphant, 9 ans, qui a dit aux élus locaux cette semaine, en larmes, qu'elle avait l'impression d'être traitée différemment parce qu'elle était noire.

Une petite fille en pleurs dénonce les bavures policières contre les Noirs à Charlotte (vidéo)
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Hillary Clinton est revenue sur la mort de Keith Lamont Scott, 43 ans, tué le 20 septembre à Charlotte dans des circonstances confuses, alors qu'il sortait d'un véhicule et était cerné par des policiers. La police dit avoir trouvé sur place un pistolet chargé.

Un couvre-feu avait été décrété pendant trois nuits après de violentes manifestations. La visite d'Hillary Clinton, initialement prévue dimanche dernier, avait d'ailleurs été repoussée à la demande de la maire de Charlotte.

"Cela fait 12 jours que M. Scott a été tué", a dit Hillary Clinton. "Nous ne connaissons pas encore tous les détails de l'incident, mais nous savons que cette communauté et cette famille continuent de souffrir".

Dans cette campagne, la démocrate a maintes fois légitimé les griefs de la communauté noire envers la police, accusée de brutalités et de violences disproportionnées à leur égard. A l'inverse, malgré sa campagne de charme vers les électeurs noirs, Donald Trump martèle son message du retour à l'ordre public, rendant des hommages appuyés et systématiques aux forces de l'ordre.

"Nous pouvons admettre qu'il existe une discrimination implicite (...) sans vilipender les policiers", a ajouté Hillary Clinton dans son intervention.

Et elle a dénoncé, sans nommer Donald Trump, ceux "qui exploitent les peurs des gens, quitte à déchirer encore plus notre pays. Ils disent que tous nos problèmes seraient résolus facilement avec plus d'ordre public, comme si le racisme systémique n'existait pas dans notre pays".

Avec AFP

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Une commission du sénat américain approuve la nomination de la juge Amy Coney Barrett

La juge Amy Coney Barrett, candidate à la Cour suprême des États-Unis, témoigne lors du deuxième jour de son audience de confirmation à Washington.

La commission des affaires judiciaires du sénat américain a permis jeudi au président Donald Trump de remporter une victoire en donnant son accord pour que le dossier de sa candidate désignée pour siéger à la Cour suprême soit examiné par l’ensemble de la chambre haute.

La nomination de la juge fédérale d'appel Amy Coney Barrett, 48 ans, a été approuvée uniquement par les 12 sénateurs républicains de la commission, leurs dix collègues démocrates ayant choisi de boycotter la séance.

Le chef du sénat, Mitch McConnell, un républicain du Kentucky, avait récemment annoncé qu'il souhaitait que la juge Barrett prenne ses fonctions avant la présidentielle américaine du 3 novembre.

Les démocrates se sont opposés à l'examen de la nomination de la juge par le sénat car, selon eux, les républicains avaient refusé d'interviewer Merrick Garland, un juge nommé par l'ancien président Barack Obama parce que c'était une année électorale. Les mêmes règles devraient s'appliquer ici, ont-ils déclaré.

Le vote de la commission de jeudi ouvre la voie à l'examen du dossier de la juge par l’ensemble des 100 membres du Sénat.

Selon le quotidien The Hill, M. McConnell a l’intention de soumettre la nomination de Mme Barrett au vote vendredi, ce qui signifie que la juge pourrait siéger dès la semaine suivante.

Mme Barrett a besoin d'une majorité simple pour être confirmée, et donc si tous les sénateurs sont présents, elle pourrait perdre le soutien de trois sénateurs républicains et parvenir à être approuvée malgré tout.

Un siège est devenu vacant à la Cour suprême, composée de 9 membres, après le décès de la juge Ruth Bader Ginsburg, le 18 septembre, à l'âge de 87 ans.

Parmi les principales controverses qui se profilent à l’horizon pour la haute cour : le contentieux post-électoral, la loi sur l'assurance maladie, la redéfinition des règles relatives aux interruptions volontaires de grossesse et le redécoupage des circonscriptions électorales pour la répartition des sièges au Congrès.

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