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Pas d'élections en RDC avant début 2019, selon la CENI


Corneille Nangaa, président de la Commission électorale nationale indépendante de la RDC, 12 mai 2017.
Corneille Nangaa, président de la Commission électorale nationale indépendante de la RDC, 12 mai 2017.

La Commission électorale nationale indépendante (CENI) a annoncé lors d’un échange avec des responsables des organisations de la Société Civile de Kinshasa qu’il faudra au moins 504 jours après la fin d’enrôlement pour arriver au jour de scrutin.

L’enrôlement encore cours a connu un retard entre autres à cause des violences dans le Kasaï. Il pourra y être prolongé jusque fin janvier 2018.

" La CENI a besoin réellement de 621 jours mais après compression des jours, la CENI a besoin de 504 jours après la fin d’enrôlement pour arriver au jour de scrutin, " indique l’article posté sur le site internet de la CENI. Ce qui annoncerait une élection présidentielle, au mieux, début 2019.

Joint par VOA Afrique, le president de la CENI, Corneille Nangaa, refuse de s'exprimer sur le calendrier électoral qui devrait être publié sous peu. Il consulte toujours la société civile et les différents acteurs du processus ou encore la Cenco.

M.Nangaa estime que si les moyens financiers et techniques (notamment des avions gros porteurs) des partenaires sont mis en œuvre, ce délai de 504 peut être réduit.

Selon l'accord politique du 31 décembre, la CENI devrait convenir avec le Conseil de suivi de l'accord et le gouvernement pour convenir de la date des élections. Une tripartite est annoncée pour les prochains jours en vue d'évaluer le processus. Mais déjà, le gouvernement et la CENI ont annoncé qu'un calendrier "réaliste" pourra être publié.

Selon cet accord, les élections devraient se tenir avant fin 2017.

Guterres demande un calendrier électoral dans le bref délai en RDC

Dans un rapport rendu public mercredi, le secrétaire général des Nations unies met en garde contre la dégradation de la situation en RDC, si l’accord politique signé le 31 décembre 2016 n’est appliqué.

Le président Joseph Kabila de la RDC et le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres échangent une poignée des mains en marge de la 71e assemblée générale de l’ONU, New York, 23 septembre 2017. (Twitter/ Barbara NZIMBI‏ @BNzimbi)
Le président Joseph Kabila de la RDC et le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres échangent une poignée des mains en marge de la 71e assemblée générale de l’ONU, New York, 23 septembre 2017. (Twitter/ Barbara NZIMBI‏ @BNzimbi)

"Faute d’appliquer fidèlement et pleinement l’accord politique et de clore la période de transition en République démocratique du Congo, nous ne ferions qu’aggraver le risque d’une nouvelle escalade de la crise politique et provoquer une détérioration des conditions de sécurité, entraînant des répercussions désastreuses sur la situation humanitaire et la situation des droits de l’homme dans le pays – répercussions qui, dans la région, pourraient être graves," prévient Antonio Guterres dans le document.

"L’absence de consensus politique quant à la voie à suivre me fait craindre la perte, d’ici à la fin de l’année, de la relative accalmie obtenue, dans l’escalade des tensions, par la signature de l’accord," soutient-il en lançant un appel aux signataires de l’accord et au Gouvernement pour qu’ils créent les conditions propices au bon déroulement du processus politique.

Le secrétaire général des Nations unies demande que dans l’intervalle, le Gouvernement, la Commission électorale nationale indépendante et le Conseil national de suivi de l’Accord et du processus électoral fassent preuve de la volonté politique nécessaire pour faire avancer le processus électoral, dans l’esprit de l’accord du 31 décembre 2016.

"J’appelle de mes vœux la publication, de toute urgence, d’un calendrier crédible permettant la tenue d’élections dans les plus brefs délais et conformément aux dispositions de l’accord," souligne M. Guterres.

Les autorités congolaises indiquent depuis quelques temps que la date des élections ne pourra être fixée qu’après une tripartite d’évaluer du Gouvernement, de la Commission électorale nationale indépendante et du Conseil national de suivi de l’Accord et du processus électoral.

Le deuxième et dernier mandat du président Kabila a pris fin en décembre 2016, la Constitution lui interdisant de se représenter.

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