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Au moins 59 morts dans la fusillade de Las Vegas

  • VOA Afrique

Des spectateurs attendent d’être auscultés par les secours, après la fusillade de Las Vegas, le 2 octobre 2017.

Un Américain sexagénaire a tué au moins 59 spectateurs d'un concert en plein air dimanche soir à Las Vegas, commettant la pire fusillade de l'histoire moderne des Etats-Unis. La police n'a pas avancé de mobile, mais l'organisation Etat islamique a revendiqué la tuerie.

Plus de 500 personnes ont été transportées à l'hôpital selon la police.

Des milliers de spectateurs s'étaient retrouvés dimanche sur une vaste esplanade de la capitale américaine du jeu et du divertissement pour voir se produire Jason Aldean lors d'un festival réputé de musique country.

Perché dans un hôtel adjacent, surarmé, le tireur était un Américain blanc de 64 ans, Stephen Craig Paddock. Il s'est apparemment suicidé avant que les policiers ne l'atteignent.

Le groupe Etat islamique a affirmé, via son organe de propagande, qu'il s'était converti à l'islam il y a plusieurs mois. Le FBI a démenti tout lien avec l'organisation.

Le bilan dépasse celui de la boîte gay d'Orlando en juin 2016, quand 49 personnes avaient été assassinées.

Plus de 400 festivaliers blessés ont été transportées dans les hôpitaux débordés de cette ville du Nevada, capitale du jeu et du divertissement, dans le désert. Le bilan, a précisé le shérif Joseph Lombardo au petit matin, est provisoire.

Stephen Paddock s'était installé au 32e étage de l'hôtel Mandalay Bay, massif établissement visible des quatre coins de Las Vegas, et qui offrait une vue parfaite sur le festival de musique country "Route 91 Harvest".

Des images amateurs montrent la panique parmi les 22.000 spectateurs alors présents, alors que le chanteur Jason Aldean se produisait sur scène.

De longues et terribles rafales sont audibles. Entre les tirs, des gens tentent une échappée, sautant comme ils le peuvent des barrières. D'autres se couchent à plat ventre, certains protégeant de leurs corps les plus vulnérables.

Les mobiles du tireur sont inconnus à ce stade, la police n'ayant évoqué aucune piste.

Stephen Paddock, 64 ans, habitait la ville de Mesquite, 18.000 habitants, située à quelque 120 kilomètres de Las Vegas, toujours dans le Nevada.

Initialement, le shérif de Las Vegas avait déclaré que ses hommes avaient "abattu le suspect", mais les autorités croient désormais que l'homme s'est suicidé. Il a déclaré que plus de dix fusils avaient été retrouvés par les unités d'intervention spéciales (SWAT) dans la chambre d'hôtel.

La police avait dans les heures suivant la fusillade lancé un avis de recherche pour la compagne du tireur, une femme nommée Marilou Danley. Elle a finalement été localisée à l'étranger, sans précision du pays.

"Nous lui avons parlé et nous ne pensons pas qu'elle soit impliquée", a déclaré le shérif Lombardo.

Le président américain Donald Trump a été informé de "l'horrible tragédie", a indiqué la Maison Blanche et il a offert ses "sincères condoléances" aux victimes sur Twitter.

Scènes d'affolement

"Nous étions en train de passer une très bonne soirée, quand nous avons entendu ce qui ressemblait à des pétards. Il s'agissait en fait d'une arme automatique en pleine action, mais ça ressemblait à des bruits de pétards", a raconté au Las Vagas Sun Joe Pitz, un témoin.

Des images provenant des abords du Mandalay Bay montraient une foule participant à un concert interrompu par des bruits ressemblant à des rafales d'arme automatique.

Sur des photos prises au moment du concert, on peut voir plusieurs personnes blessées, les membres ensanglantés, allongées sur le sol devant la scène, parfois réconfortées par un proche.

La fusillade a provoqué un vaste mouvement de foule et des scènes d'affolement parmi le public du concert et dans la ville du Nevada, connue pour ses casinos et ses hôtels de luxe.

"Ça a commencé comme un bruit de verre brisé. On a regardé autour de nous pour savoir ce qui se passait. Quelques minutes plus tard, on a entendu pop-pop-pop-pop. On a pensé que c'était des feux d'artifice ou des pétards. Et on a réalisé que ce n'était pas le cas, que c'était des coups de feu", a raconté une spectatrice, Monique Dekerf à la chaîne CNN.

"On a pensé pour un moment, OK on va bien, il n'y a plus de tirs et puis ça a recommencé", a-t-elle ajouté.

Sa soeur Rachel, qui assistait avec elle au concert, a estimé que "les tirs venaient de la droite (...). C'était juste là, pas loin de nous", a-t-elle raconté.

Avec AFP

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